jeudi 27 mars 2008

La Montée de lait

Parler de gastronomie est pour moi une suite logique de la démarche d'anti-régime. Quoi de mieux pour l'apprentissage de l'écoute des signaux corporel ou celui de la gourmandise et du plaisir que des aliments préparés et combinés à la perfection. Manger ce qui nous fait plaisir est bon pour le moral, la ligne et développe le genre d'attitude qui fait qu'on croque dans la vie!

J'ai un nouveau resto coup de coeur: La montée de lait. Je dirais même que c'est ma découverte de l'année.

Le concept est super. On choisit 4 plats qui ont la taille d'entrées pour composer le repas dont on a envie. On peut aussi remplacer un des plat par du bon fromage. La sélection, plus de 40, est vraiment intéressante. Pour les vins, moi je n'aime pas trop mais la carte est impressionnante et ils sont disponibles au verre ou en bouteille. Le décor du restaurant est simple mais les détails vont dans un raffinement qui correspond à la cuisine qu'on s'apprete à déguster. Je n'aime pas trop les endroits trop snob et la Montée de lait n'en pas de ceux là. Mais ce qui sort de l'ordinaire, c'est la bouffe: des pures bouchées de bonheur, belles à l'oeil et qui ne déçoivent pas quand elle entrent dans la bouche.

Je ne saurais pas répéter la composition exacte des plats que j'ai mangé ni leur nom mais laissez moi vous dire que mes bouchées de thon étaient parfaitement mises en valeur d'une marinade doucement pimentée, d'une petite sauce crémeuse et d'un concombre qui soulignaient parfaitement le goût et la texture du poisson.

Ensuite, j'ai mangé une toute petite tarte de champignon qui avait un goût parfaitement balancé et une texture exquise, à la fois craquante et moelleuse. Si vous passez à la montée de lait, commandez-en, c'est mon coup de coeur de la soirée, avec le plat suivant:

un petit morceau de porcelet caramélisé à la mélasse, tendre à souhait, avec une sauce à la moutarde à base de yoghourt.

Seul le dessert m'a laissé un peu déçue: une verrine de mousse au chocolat avec tire éponge et une mousse laiteuse et délicieuse au dessus. J'avais probablement envie de quelque chose de moins consistant et le goût de chocolat aurait gagné à être marié avec quelque chose de plus subtil. J'étais jalouse du dessert d'ananas braisés de mon chum.

Les portions sont parfaites, petites mais suffisantes à explorer le goût avant de passer à un autre, laissant aux papilles le loisir d'apprécier la finesse des saveurs bien prononcées de chaque plat.

Parfait pour une soirée entre amoureux. Il faut compter 44$ pour les 4 plats, plus le vin, mais tous les plats sont aussi disponibles à la carte et un petit appétit comme le mien sera probablement satisfait de 3 plats la prochaine fois...

Vraiment, il faut y passer.

Externalistes

Les recherches scientifique sur l'obésité actuelles sont déprimantes d'un point de vue scientifique, parce que souvent tellement mal construites et interprétées...

Lorsque je regarde les nouvelles études parues, et il en pleut, ça me lasse. On se jette dans tous les sens à la recherche d'un coupable, on met de nouveaux interdit dans l'esprit des gens, et d'une façon, on travaille à grossir le problème. Ça, c'est en plus des études carrément partisanes et biaisées qui s'apparentent plus à de la fraude intellectuelle qu'à une élévation du niveau de connaissance...

Quand je regarde les études et les statistiques, j'ai toujours l'impression qu'on pourrait interpréter tous ces chiffres bien différemment.

On ne grossis pas parce qu'on mange des frites ou parce qu'on passe des heures devant la télé, on grossis parce qu'on arrive plus à écouter les signaux de faim et de satiété de notre corps. Et plus on essaie de se fier à ce qu'on nous dit de manger ou de ne pas manger, que ce soit par la pub ou les gentils commandements diététiques, plus on devient "externalistes".

Et certains chercheurs croient que c'est justement ça la cause de l'augmentation des taux d'obésité. Alors qu'on devrait être "internalistes", c'est a dire se fier à notre intérieur pour choisir ce qu'on mange et en manger dans la quantité qui convient à nos besoins personnels, les campagnes anti obésités poussent à nous rendre de plus en plus externalistes en écoutant toutes sortes de conseils, en plus de toutes les stupidités dont nous sommes constamment bombardés. Mais qui sait le mieux ce qui est mieux pour notre corps que notre corps?

Un petit article de Céline Borg qui dit un peu la même chose:

Nous connaissons tous les signaux qui nous indiquent que nous n’avons plus faim. Mais ces signaux sont-ils les mêmes pour tout le monde ? Et bien non ! C’est ce que révèle un sondage Américain [1].

La satiété, cette sensation que l’on ressent lorsqu’on n’a plus faim, est le résultat d’une combinaison de signaux internes et externes. Afin de savoir si nous répondons tous à ces signaux de la même façon, 133 Parisiens et 145 participants de Chicago ont répondu à la question « Comment savez-vous que vous êtes rassasié » ?

Si les Parisiens répondent qu’ils arrêtent de manger lorsqu’ils n’ont plus faim ou que la nourriture ne leur fait pas envie, la réponse des Américains et plus surprenante. Ces derniers mangent jusqu’à la fin de leur émission de télévision ou lorsque tout le monde sort de table.

En résumé, les Français écoutent les signaux de leur corps tandis les Américains sont influencés par leur environnement.

Ce phénomène peut avoir une incidence sur notre poids et en partie expliquer pourquoi les Américains sont plus gros que les Français. En effet, selon une étude publiée dans la revue Obesity, c’est parce que les personnes en surpoids écoutent plus les signaux qui les entourent que leurs propres signaux internes qu’elles ont tendance à manger plus [2].

[1] Brian Wansink, « Stop when you’re full ? You must be French », Mindless Eating – Why We Eat More Than We Think, March 2008

[2] Wansink B, Payne CR, Chandon P, « Internal and external cues of meal cessation : the French paradox redux ? », Department of Applied Economics and Management, Cornell University, New York, USA.

mardi 25 mars 2008

Quelques scandales

Je sens approcher les examens et je blogge, procrastine et prends le soleil plutôt qu'étudier. Comme d'habitude mais, cette fois, je suis profondément relaxe. J'attends ma réponse de l'UQTR et même dans mes scénarios les pires, cette session n'affecte rien de mon futur et je ne peux pas l'échouer. Pas très motivant mais assez libérateur.

J'ai assisté aujourd'hui à un véritable drame humain.

Alors que je déambulais dans ma rue, j'ai apperçu la petite chocolaterie du quartier qui annonçait des spéciaux alléchants pour écouler ses stock de pâques. Je n'ai pas résisté. En vérité, je n'ai pas voulu résister, pourquoi l'aurais-je fait???

Cette chocolaterie est aussi petite qu'alléchante. Les murs sont couverts de tablettes remplies de chocolats plus alléchants les uns que les autres, allant du traditionnel chocolat au lait au chocolat à la figue et au fromage bleu. Il y a aussi une petite vitrine ou sont exposés des dizaines et des dizaines de petites bouchées, comme si elles étaient des bijoux précieux. Des odeurs de chocolats un peu trop cuit flottent dans l'air. C'est le paradis des filles comme moi.

Complètement subjuguée par mon expérience gustative anticipée, j'entendais distraitement le chocolatier décrire avec amour et passion les notes épicées de ses chocolats à une femme qui semblait être une vieille amie. Puis la conversation se fit plus personelle. Résumé: après quelques épreuves difficiles, le chocolatier à décidé de prendre sa vie en main...

... et de perdre du poids.

Non, ce n'est pas que je suis indiscrète et que je veuille écouter, mais vu la taille de la boutique, y entrer, c'est déjà être en relation proche avec les autres clients...

Donc pour maigrir, mon chocolatier pourtant bien mignon avec ses joues un peu rondes bouffe des portions minuscules d'aliments sans goût et s'interdit tout ce qui est bon, y compris le chocolat.

Nous passons du paradis à mon idée de l'enfer: être au paradis des délices sans pouvoir en manger. C'est carrément de l'autotorture.

Alors son amie de demander: comment fais tu pour tester tes recettes?

Bonne question! J'étais toute ouie en feignant de m'intéresser à une jolie tortue de pâques. Tellement qu'il devait me suspecter d'être un inspecteur du gouvernement plutot qu'une cliente.

Alors de retour a mon histoire de diète: la torture va plus loin. Il prend le chocolat, il le sent, il le met dans sa bouche, le mâche puis le crache.

CRACHER DU CHOCOLAT, NON MAIS ÇA VA PAS LA TÊTE??!?!

Espèce de chocolatier indigne!

C'est fou ce qu'on peu faire pour battre nos petits bourrelets. Le plus tragiques, c'est l'inutilité de la chose à long terme.

En finissant, je vous invite à aller lire un article super intéressant de Junkfood Science dans sa version originale en anglais ou dans sa version française approximative traduite par google translate...

Je m'en vais ce soir faire la "femme de" à la Montée de lait avec mon amoureux et des supposés gens importants. Chouette, c'est la ''femme de" (toujours moi) qui a choisi l'endroit que j'ai envie d'essayer depuis un moment. C'est tellement meilleur quand c'est une grosse entreprise qui ramasse la facture...

C'est toujours un peu étrange, je ne viens tellement pas de ce milieu là, mais je m'y plie sans trop faire de courbettes. Je préférerais les inviter tous à la maison pour faire une partie de Risk en leur servant du pâté chinois et une bonne bière de microbrasserie sur un air de Richard Desjardins, en soirée cravate interdite, s'ils tiennent vraiment à découvrir le Québec. Ah, les américains... ils préfèrent mille fois une soirée avec des poulettes sur Cressent ou chez Paré.

Bonne soirée!

xx

Vers la coupe?




J'aime le hockey parce que c'est ce qui rassemble tout le monde à Montréal. Cols bleus, universitaires, patrons, chauffeurs de taxi, gens de toutes les ethnies, tout le monde a droit à son opinion sur les chances du Canadien de remporter la coupe Stanley et on devient soudain égaux, partisans.

Quel québécois de mon age n'a pas un élan de nostalgie en entendant la musique de la soirée du hockey Molson?

Perso, je trouve qu'Ottawa joue un hockey plus habile et plus fluide que les Canadien mais peu importe: on a gagné et on a donc le droit de rêver. C'était une première pour moi hier au centre Bell et l'ambiance était survoltée. J'ai adoré.

Quel lien avec ce blog? Simplement que je me disais que la démarche d'anti régime ressemble à une game de hockey parfois. A la fin d'un période, on mène, on se sent confiant, gonflé à bloc. Ensuite, les vieux démons de l'équipe adverse se réveillent et nous font peur en marquant quelques points. On panique un peu. Il y a des moments ou il faut jouer plus à la défense, d'autres ou on doit aller de l'avant. Mais dans mon histoire, on gagne toujours à la fin. L'équipe adverse nous apprends à devenir des joueurs plus complets.

Ah pis, j'avais juste envie de vous dire que j'étais fière de notre équipe hier et que j'ai hate d'entendre les opinions de tout le monde sur le sujet dans les rues, dans le taxi, au marché et ailleurs.

Je rêve au jour ou la politique ou les combats sociaux suciteront un tel intérêt. Je rêve...

Les fous du ciel

Depuis que j'ai réfléchis à l'impact des médias sur l'image de soi, je suis un peu parano.

Je vous introduis:

Mon amoureux est un passionné d'aéronautique. Il travaille à la conception d'un nouvel avion commercial et dépense une bonne partie de son salaire pour son hobby: voler... Mais il n'est pas isolé dans sa passion et il prends aussi du temps pour les copains; ils jouent ensemble à un jeu de simulation de vol de la deuxième guerre mondiale. D'autres copains sont de des collègues qui travaillent en aéro et d'autres encore sont aussi pilotes en France. Seuls quelques amis ne touchent pas de près ou de loin aux avions. Mais ils ont tous déjà fais des vols-voyages avec lui.

Oui, c'est un maniaque fini mais j'adore le voir se vautrer dans se qu'il aime. Il est bon dans son domaine et ça me fait plaisir de le voir réussir et s'épanouir. Perso, j'adore voler avec lui mais je n'y connais rien et pour être honnête, je ne comprends rien de toutes les explications qu'il m'explique amoureusement dans son jargon d'ingénieur quand un élan d'inspiration lui vient. Pour moi, un avion, ça vole, ça donne une autre perspective sur le monde d'en bas, et le reste m'indifère, surtout quand on entre dans les détails du moteur. Ce qui m'intéresse, c'est d'arriver à me poser en cas d'urgence...

Alors pour trouver ces longs monologues un peu moins longs, je m'instruis un minimum sur la passion de mon homme en lui piquant ses revues aéro.


Belle image non? (tournez votre tête!) Quel bel avion! Il y a tant de mots qu'on pourrait trouver pour le vendre. Pourtant la folie se glisse jusque dans le ciel, ou du moins au bureau Marketing qui, probablement après des mois de cogitation, ont trouvé une phrase accrocheuse qui saurait frapper les esprit et donner une belle image de l'avion français: all-muscle-no-fat design.


Oui, je sais, j'exagère, mais à peine! On utilise toujours des mots chargés de sens et d'importance en marketing. Ces mots sont utilisés pour leur sens culturels et c'est un signe de toute l'importance qu'on leur donne et de l'impression qu'ils laissent au lecteur. On parle ici d'un avion de tôle; musclé... sans gras... Ouais...

Bienvenue à bord d'Air Gym, l'avion de votre vous rêvé.

Le pauvre, j'espère qu'on lui laissera un peu de gras pour lubrifier ses pièces quand même! Et on a même pas pensé à ajouter des stéroïdes et de l'éphédrine dans son essence super technologique? Je suis déçue.

Ce qui fait mieux porter un avion, ce sont les courbes de ses ailes, qu'on se le dise! vive les courbes!