Il y a de ces chansons que l'on sait un peu kétaines mais qu'on aime quand même... Voici mon choix du jour...
Ça me rappelle mon pays et un peu de mon enfance, de mes amours...
Allez, au boulot! Après avoir triomphé ce matin de bactéries, champignons et protozoaires pouvant affecter maman et surtout bébé, comme une super héroïne des foetus, je m'attaque demain matin au bassin et à son contenu dans tous ses infimes et infâmes détails.
Amen.
lundi 15 décembre 2008
dimanche 14 décembre 2008
Des notes bien droites
Trois-Rivières dans une tempête n'a même pas droit au statut de ville fantôme. Y'a rien et les esprits doivent préférer hanter ailleurs.
C'est le silence total même au résidences.
Il n'y a que moi, moi et mes notes de cours que je lis sans neurones, que je vois sans regarder, et je retiens une envie de tout faire passer dans le ventilateur pour faire une aussi belle tempête de blanc dans ma chambre que dehors.
C'est quand qu'on sort des livres et qu'on s'en va changer le monde, dis? Ou pelleter juste quelques nuages en attendant? J'écris de la main gauche mais ne m'y sens pas plus. Je m'ennuie de faire une toute petite différence.
Je retourne étudier, parcourir le bout de route nécessaire vers le monde en espérant finir par être utile.
C'est le silence total même au résidences.
Il n'y a que moi, moi et mes notes de cours que je lis sans neurones, que je vois sans regarder, et je retiens une envie de tout faire passer dans le ventilateur pour faire une aussi belle tempête de blanc dans ma chambre que dehors.
C'est quand qu'on sort des livres et qu'on s'en va changer le monde, dis? Ou pelleter juste quelques nuages en attendant? J'écris de la main gauche mais ne m'y sens pas plus. Je m'ennuie de faire une toute petite différence.
Je retourne étudier, parcourir le bout de route nécessaire vers le monde en espérant finir par être utile.
samedi 13 décembre 2008
Dans un avenir un peu lointain mais pas trop...
J'ai envie qu'on se rencontre! Pour ne pas que ça reste dans le très grand livre des bonnes intentions qui ne se concrétisent jamais et même si je vais avoir l'air un peu névrosée de vous proposer cette date, je vous propose un petit souper informel et sympathique le 3 juillet 2009. J'aurais peur d'être prise dans les études, les examens ou d'être en voyage en vous proposant une date plus proche!
Qui serait a priori partante? Quelle autre dépendante de l'agenda peut me dire 6 mois à l'avance qu'elle sera là? Qu'on soit 2 ou 30, ça sera surement bien sympathique. Laissez moi lire dans la tête de quelques unes qui aimeraient être là mais qui se trouvent trop grosses, pas assez bonne ou que sais-je encore que ce ne sont pas de bonnes raisons... C'est même une occasion de passer par dessus vos inhibitions de poids. Combien de fois s'est on empêché de rencontrer quelqun, de faire une activité ou de se faire plaisir parce qu'on avait pas le bon poids sur la balance?!! Je ne suis surement pas la seule!
Le but n'est pas de se comparer mais bien d'être avec d'autres personnes qui aspirent à la liberté alimentaire et qui ont probablement bien d'autres choses à dire sur n'importe quoi, que vous suiviez ce blog régulièrement ou non!
Je vous reviendrai la dessus. Je lance juste l'idée! Et j'attends les vôtres!
(ce message vous a été présenté par la ligue des étudiantes qui ont toujours d'autre choses urgentes à faire lorsqu'il est vraiment temps d'étudier...)
Qui serait a priori partante? Quelle autre dépendante de l'agenda peut me dire 6 mois à l'avance qu'elle sera là? Qu'on soit 2 ou 30, ça sera surement bien sympathique. Laissez moi lire dans la tête de quelques unes qui aimeraient être là mais qui se trouvent trop grosses, pas assez bonne ou que sais-je encore que ce ne sont pas de bonnes raisons... C'est même une occasion de passer par dessus vos inhibitions de poids. Combien de fois s'est on empêché de rencontrer quelqun, de faire une activité ou de se faire plaisir parce qu'on avait pas le bon poids sur la balance?!! Je ne suis surement pas la seule!
Le but n'est pas de se comparer mais bien d'être avec d'autres personnes qui aspirent à la liberté alimentaire et qui ont probablement bien d'autres choses à dire sur n'importe quoi, que vous suiviez ce blog régulièrement ou non!
Je vous reviendrai la dessus. Je lance juste l'idée! Et j'attends les vôtres!
(ce message vous a été présenté par la ligue des étudiantes qui ont toujours d'autre choses urgentes à faire lorsqu'il est vraiment temps d'étudier...)
vendredi 12 décembre 2008
Frustrée
Il y a longtemps que je ne vous ait pas parlé de gras: du mien, de celui des autres et de la panique généralisée de notre société...
J'ai besoin de faire une crisette. Je n'en peux plus d'entendre tout le monde complexer. L'excuse de santé pour en parler si souvent à l'université ne tient pas scientifiquement ni même rationellement. Le gras tout court finit par être le diable en personne. Ça alimente la folie collective.
Encore hier, pendant l'étude, mes adorables collègues nous ont longuement parlé de leur gras et de leurs complexes, ce qui revient pas mal au même, alors qu'elles sont toutes petites. Toutes! Elles qui sont pourtant des filles intelligentes, spirituelles et sensibles que je considère au dessus de la moyenne! Ah...
Pour la première fois, j'ai eu envie de sacrer mon camp en claquant la porte. Quand quelqu'une dois porter du 4 et qu'elle parle de ses horribles fesses énormes et horribles à regarder, qu'elle parles d'une voix chevrotante de sa hantise de prendre 2 livres a noël, je me sens comment, moi, qui a certainement un bon 30 lbs de plus, est ce que quelqu'un y pense? Il semble que non.
J'ai clos la discussion avec humour et diplomatie et rappelant mon existence et en leur faisant remarquer qu'elles devraient toutes se mettre au régime et qu'il n'y a que moi qui, de façon fort évidente, n'en a pas besoin. (!!!) Je passe sans doute pour un modèle d'acceptation et pourtant, ça me perturbe profondément de les entendre.
Mais dès le lendemain, tout est à refaire. Dans la voiture, on parle encore de poids, sujet par excellence pour intéresser l'entièreté de sexe féminin, semble-t-il...
A chaque fois, je me sens gênée de parler d'estime de soi, d'amour et d'acceptation. On me regarde parfois comme si je devais maigrir avant de parler, d'autres fois avec compassion comme si j'étais en train d'essayais de me justifier. C'est rendu si normal de se maltraiter et de ne pas s'aimer qu'on me regarde comme si c'est moi qui avait un problème. Parfois aussi, souvent en fait, je me tais. C'est moi contre l'humanité, et ça ne me tente pas...
On parlait avec une prof qui nous avouait sa manie de manger des chips en cachette dans sa voiture, dans un climat de complicité évidente cet après midi. Comme si c'était normal. Apparemment, tout le monde devrait se cacher pour manger son péché mignon. A qui le sac vide qui traîne dans la voiture, demande le mari? Oh, surement à une étudiante! ...
Une autre collègue me parlait en petit comité, entre deux sujets, de sa faim dévorante ces jours ci. Une faim si dévorante qu'elle doit se faire vomir ensuite pour être plus confortable. Et ça semblait normal pour tout le monde. Après tout, cette fille est tellement saine, tellement belle, tellement en santé...
La santé, parlons en! Ce désir si intense de "santé"-minceur qu'on use de stratégies comme la sous alimentation, la cigarette, le déni de ses désirs, l'entrainement au point ou on s'épuise ou se blesse quand ce n'est pas carrément des pillules aux effets douteux sur le système ou les vomissements occasionnels.
C'est moi la grosse du groupe, je ne vais quand même pas donner des leçons de santé et d'équilibre hein! Ah... Mes fesses sont bien la preuve qu'il vaut mieux encore se faire vomir que de se laisser aller hein! La santé, c'est la priorité...
C'est une histoire de look, de répugnace aussi. Qu'on se l'avoue! Combien de femmes sont prêtes à hypotéquer leur santé pour en avoir l'apparence? Paraître, encore et toujours, reste plus important qu'être dans nos société individualistes ou on vit pourtant encore tellement pour le regard de l'autre. Les problèmes du comportement alimentaire n'existent que lorsqu'ils sont visuellement apparents, sinon, on devrait soigner toute la population.
Je pense qu'on devrait soigner toute la population!!!
Oui, je suis encore en surpoids, et tous les regard peuvent se poser sur moi comme si je négligeais ma santé. C'est pourtant le contraire: je ne veux plus faire n'importe quoi pour être mince. L'équilibre, je cherche à le faire dans ma tête et dans mon corps, doucement, pas à coup de haine de moi même et d'alimentation de mon dégoût. Je me soigne. Je mange du chocolat devant les gens puisque ce n'est pas un péché, si j'en ai envie. Je crois que lorsqu'on a un problème, on doit réapprendre à manger normalement et certainement pas adopter des comportements alimentaires et des façons de penser régimiennes qui font penser dans leur essence à ce qu'on retrouve chez ceux qui ont des troubles alimentaires.
Besoin de me justifier? Peut-être. Je trouve juste anormal qu'il fasse faire preuve d'une force de caractère inouie (que je n'ai pas mais que j'essaie de développer) pour s'implement s'aimer, manger normalement et s'accepter au dessus de la mêlée. Je me sens carrément marginale. Et ça me répugne de penser que j'aurai droit de parole seulement lorsque j'aurai prouvé par ma ligne que je me fais du bien.
!@#$%?&!!!
J'ai besoin de faire une crisette. Je n'en peux plus d'entendre tout le monde complexer. L'excuse de santé pour en parler si souvent à l'université ne tient pas scientifiquement ni même rationellement. Le gras tout court finit par être le diable en personne. Ça alimente la folie collective.
Encore hier, pendant l'étude, mes adorables collègues nous ont longuement parlé de leur gras et de leurs complexes, ce qui revient pas mal au même, alors qu'elles sont toutes petites. Toutes! Elles qui sont pourtant des filles intelligentes, spirituelles et sensibles que je considère au dessus de la moyenne! Ah...
Pour la première fois, j'ai eu envie de sacrer mon camp en claquant la porte. Quand quelqu'une dois porter du 4 et qu'elle parle de ses horribles fesses énormes et horribles à regarder, qu'elle parles d'une voix chevrotante de sa hantise de prendre 2 livres a noël, je me sens comment, moi, qui a certainement un bon 30 lbs de plus, est ce que quelqu'un y pense? Il semble que non.
J'ai clos la discussion avec humour et diplomatie et rappelant mon existence et en leur faisant remarquer qu'elles devraient toutes se mettre au régime et qu'il n'y a que moi qui, de façon fort évidente, n'en a pas besoin. (!!!) Je passe sans doute pour un modèle d'acceptation et pourtant, ça me perturbe profondément de les entendre.
Mais dès le lendemain, tout est à refaire. Dans la voiture, on parle encore de poids, sujet par excellence pour intéresser l'entièreté de sexe féminin, semble-t-il...
A chaque fois, je me sens gênée de parler d'estime de soi, d'amour et d'acceptation. On me regarde parfois comme si je devais maigrir avant de parler, d'autres fois avec compassion comme si j'étais en train d'essayais de me justifier. C'est rendu si normal de se maltraiter et de ne pas s'aimer qu'on me regarde comme si c'est moi qui avait un problème. Parfois aussi, souvent en fait, je me tais. C'est moi contre l'humanité, et ça ne me tente pas...
On parlait avec une prof qui nous avouait sa manie de manger des chips en cachette dans sa voiture, dans un climat de complicité évidente cet après midi. Comme si c'était normal. Apparemment, tout le monde devrait se cacher pour manger son péché mignon. A qui le sac vide qui traîne dans la voiture, demande le mari? Oh, surement à une étudiante! ...
Une autre collègue me parlait en petit comité, entre deux sujets, de sa faim dévorante ces jours ci. Une faim si dévorante qu'elle doit se faire vomir ensuite pour être plus confortable. Et ça semblait normal pour tout le monde. Après tout, cette fille est tellement saine, tellement belle, tellement en santé...
La santé, parlons en! Ce désir si intense de "santé"-minceur qu'on use de stratégies comme la sous alimentation, la cigarette, le déni de ses désirs, l'entrainement au point ou on s'épuise ou se blesse quand ce n'est pas carrément des pillules aux effets douteux sur le système ou les vomissements occasionnels.
C'est moi la grosse du groupe, je ne vais quand même pas donner des leçons de santé et d'équilibre hein! Ah... Mes fesses sont bien la preuve qu'il vaut mieux encore se faire vomir que de se laisser aller hein! La santé, c'est la priorité...
C'est une histoire de look, de répugnace aussi. Qu'on se l'avoue! Combien de femmes sont prêtes à hypotéquer leur santé pour en avoir l'apparence? Paraître, encore et toujours, reste plus important qu'être dans nos société individualistes ou on vit pourtant encore tellement pour le regard de l'autre. Les problèmes du comportement alimentaire n'existent que lorsqu'ils sont visuellement apparents, sinon, on devrait soigner toute la population.
Je pense qu'on devrait soigner toute la population!!!
Oui, je suis encore en surpoids, et tous les regard peuvent se poser sur moi comme si je négligeais ma santé. C'est pourtant le contraire: je ne veux plus faire n'importe quoi pour être mince. L'équilibre, je cherche à le faire dans ma tête et dans mon corps, doucement, pas à coup de haine de moi même et d'alimentation de mon dégoût. Je me soigne. Je mange du chocolat devant les gens puisque ce n'est pas un péché, si j'en ai envie. Je crois que lorsqu'on a un problème, on doit réapprendre à manger normalement et certainement pas adopter des comportements alimentaires et des façons de penser régimiennes qui font penser dans leur essence à ce qu'on retrouve chez ceux qui ont des troubles alimentaires.
Besoin de me justifier? Peut-être. Je trouve juste anormal qu'il fasse faire preuve d'une force de caractère inouie (que je n'ai pas mais que j'essaie de développer) pour s'implement s'aimer, manger normalement et s'accepter au dessus de la mêlée. Je me sens carrément marginale. Et ça me répugne de penser que j'aurai droit de parole seulement lorsque j'aurai prouvé par ma ligne que je me fais du bien.
!@#$%?&!!!
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