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mercredi 9 janvier 2008

Relativité

Depuis quelques jours, je me creuse la tête à me demander qu'est ce qui peut bien faire que je n'ai plus envie d'écouter mon corps.

Ce soir, ça va mieux et partant de ça, je peux me dire que ce qui a changé dans mon état d'esprit est probablement la cause de mes déboires.

Aujourd'hui, j'ai pris le temps de me mettre belle. Pas que j'en avais particulièrement envie, mais il le fallait. J'ai pris le reste de ma journée après mon rendez vous pour aller faire les fripes. J'ai trouvé pleins de trucs qui m'allaient pour des prix ridicules, heureusement parce que ce sont les seuls que mon budget peut tolérer.

Je me suis sentie belle. Je me suis mis dans un état d'esprit propice à l'amour de soi. C'est la base, le point de départ de tout comme c'est un but en soi. Lorsque je ne m'aime pas, il m'est impossible d'être connectée avec ce moi étranger que je méprise et il m'est impossible de vouloir me faire du bien. C'est ce qui a manqué ces derniers jours: le self love...

Étrangement, alors que j'étais perdue dans mes pensées, la tête dans un rayon de chandails, j'ai été surprise par une vieille dame qui cherchais elle aussi les aubaines. Elle tendait dans ma direction une blouse horrible en disant: "Regarde c'te belle blouse! Je l'achèterais bien, moi, mais elle est trop petite. Elle te ferais bien à toi, tu es mince." Je me suis donc retournée pour regarder à qui elle parlait: personne.

J'ai donc avalé ma gomme tout rond, surprise, et lui ai répondu sans vraiment regarder la blouse que ça n'était surement pas ma taille. Après tout, je ne suis pas mince, non? Les vieilles ont parfois de la difficulté avec leurs yeux.

Mais la blouse était bien à ma taille et j'ai du la mettre dans mon panier en remerciant de tout mon coeur pour faire plaisir a cette grand mère satisfaite de m'avoir trouvé un si joli morceau. Si cette blouse ne m'avait pas donné l'air d'un clown mortuaire, je l'aurais probablement achetée mais j'ai préféré errer dans le magasin jusqu'a ce que la dame parte pour enfin me débarrasser de son infame trouvaille.

La grosseur, la beauté et le reste, c'est relatif. Il y aura toujours des gens plus beaux et toujours des gens qui ne nous trouveront pas à leur goût et ce, même si nous étions toutes des Claudia Shieffer.

Les gens qui ont tout pour eux, ce sont ceux qui s'aiment, peu importe à quoi ils ressemblent. Si en prime on a quelqun qui nous aime et nous trouve belle, on a plus de chance que plein de superbes filles que je connais mais qui ne sont jamais assez parfaite au goût de leur chum.

J'ai toujours de la difficulté à le croire mais mon amoureux, il me trouve belle tout le temps. C'est du moins ce qu'il dit et je crois a ses exagérations. A l'entendre, il me trouve ravissante même quand je me réveille le matin avec la trace d'oreiller dans la face, les crottes au coin des yeux, les cheveux scrapés par un coiffeur débile, sales en prime et pleins de noeuds avec le teint d'un lendemain de nuit de gastro.

Je préfère encore être moi, imparfaite mais avec cette chance que d'être la plus belle des filles.

Sur ce, mon corps me réclame de la viande ce soir après ces jours de Pringles et de chocolat. Je retourne dans ma cuisine.

dimanche 18 novembre 2007

Le mot de la fin

Je suis hier allée faire quelque chose dont j'ai parfois parlé sur ce blog, un grand tabou, quelque chose que je pourrais faire seulement lorsque je serais mince...

...de l'escalade!

Je suis souvent allée chez Allez Up! observer mon amoureux qui grimpais en me disant que j'aimerais bien en faire aussi, mais l'idée d'aller mettre un baudrier (le harnais pour l'escalade) pour bien mettre en valeur mes fesses et mes cuisses et ensuite aller m'étaler sur un mur avec quelqun ayant pour seule fonction de me regarder, ça a de quoi donner plutôt envie d'aller vivre dans un pays africain appréciant davantage mes formes, surtout dans ces salles ou les seules filles présentes sont légères et souples, corps idéal pour l'escalade.

J'ai beau dire à qui veut l'entendre qu'il ne faut pas attendre d'atteindre la sainte minceur pour devenir ce qu'on veut être et faire ce qu'on veut faire, je me disais que si mon chum réalisait à quelle paire de fesse il a affaire tout les soir en me comparant pendant que je grimpe, je risquais qu'il me laisse tomber et, qu'étant sur un mur, je n'y survivrais pas.

Mais lorsqu'il m'a proposé d'aller grimper pour la millième fois vendredi soir et que de façon réflexe, je me suis dit intérieurement que je devais être mince avant en invoquant la fausse excuse que je suis trop lourde pour être efficace, je me suis dit qu'il était temps de surpasser aussi ce tabou. Après tout, je suis forte et je saute aussi haut que n'importe qui dans mes cours d'aérobie avec ma prof folle boostée aux stéroïdes. Et je n'ai pas à être parfaite dans tout, juste à viser l'amélioration. Et j'en avais envie follement. Alors, follement aussi, j'ai dit oui.

Rendue à la Montagne d'Argent désertée avec cette température glaciale, en regardant cette roche trop plane, mon nouveau beaudrier pas très seyant au postérieur, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Mais j'étais là et mon orgueuil m'a soutenu. J'ai d'abord assuré mon amoureux qui installait dangeureusement le parcours, puis je me suis lancée. C'est là que je me suis rappelée que j'ai le vertige, que ma vie ne tenait qu'a un fil et que le gars qui tenait le fil, en bas, fait 35 lbs de moins que moi. Lorsque tout ton corps est bien trop haut dans les airs et que tu ne tiens qu'a un semblant de bosse sur la roche du bout de ton pied gauche et à une mini craque avec le bout d'un doigts tellement gelé qu'il n'a plus de sensation (sensation qui n'est pas totallement revenue d'ailleurs, c'est un peu fou de grimper dehors à ce temps ci de l'année...), tu y penses à tout ça.

Tu y penses et tu te concentre à mettre toute ton énergie à rester collée à la paroi pour oublier le moment qui arrive, bien pire, ou tu devras descendre en rappel en projettant tout ton poids derrière, dans le vide, soumis à la compétence du gars léger qui t'assure. A ce moment là, t'oublie même que la corde soulève un peu ton chandail en exposant ton meilleur bourrelet au monde entier (ok, il n'y avait que mon chum, des coccinelles comateuses de froid et des oiseaux mais quand même...) Ça m'a pris un bon dix minutes avant de m'y résoudre, puis je suis finalement revenue en bas saine et sauve, encore toute tremblante et probablement juste un peu traumatisée.

Et on retourne se pratiquer sur les murs intérieurs bondés cette semaine.

Alors je me suis dit que ça ferait un beau mot de la fin de vous dire qu'il faut savoir avoir un peu d'audace pour aller plus loin que ce dont on se croit capable, avoir confiance en soi et en l'autre et se laisser tomber dans le vide parfois et surtout, prendre conscience que la vie, c'est court et qu'il serait dommage d'attendre le saint graal de la minceur avant d'oser faire ce dont on a envie parce que rien, à part ces barrières dans nos esprits, ne nous empêchent de vivre pleinement maintenant, et on le mérite autant que n'importe qui.

Merci pour vos gentils commentaires et à la prochaine!

Anick
xx

Je ne sais toujours pas tourner les photos...
Ça ne parait pas très abrupte sur cette photo, mais la réalité était autrement plus haute, verticale et terrorisante.

mardi 13 novembre 2007

Exercice du miroir (Suzie Orbach)

Quand j'ai lu Fat is a feminist issue II, je me suis rendue compte que j'avais fait certains exercices que Suzie Orbach propose spontanément (de façon moins structurée, bien sur!). Ça m'a bien aidé. Alors je vous propose la version Orbach de la chose en vous encourageant à adapter à votre façon. Après tout, c'est efficace à faire quand vous en ressentez le besoin mais il faut que ça colle à ce que vous êtes.

Mme Orbach propose d'enregister les exercices sur une cassette, lentement, pour mieux vous concentrer à les faires. (Déjà que je suis à la limite du plagiat, je ne voudrais pas en plus dénaturer sa méthode!)

Cet exercice s'appelle Mirror Work (en traduction approximative par moi même. J'ai choisis le tu mais si vous vous enregistrez et que le vous est plus confortable pour vous, vous savez quoi faire...)

Assis toi sur une chaise et ferme les yeux. Détends toi en étant attentive à ta respiration pour quelques instants, puis essaie de ressentir ton corps de l'intérieur et de te faire une image mentale de ce à quoi ton corps ressemble assis sur cette chaise...

Imagine toi comme tu es maintenant, et assis toi dans une position qui réflète comment tu te sens par rapport à ton corps...

Prends maintenant une pose confidente... puis une position désireuse... puis une position d'ouverture au monde... puis une position de retrait et de distance face au monde... Fais tout cela avec tes yeux fermés et essaie de ressentir les changements internes que tu dois faire pour prendre ces positions...

Maintenant, imagine toi à ton poids idéal. Qu'exprime tu spontanément dans cette pose?...

Maintenant prends une série de poses, comme tout à l'heure, mais en t'imaginant à ton poids idéal... Ouverture, retrait, désir, confiance, réticence etc... Prends concience du répertoire varié d'émotion que tu peux communiquer par ton corps...

Quand tu t'es familiarisée avec les différentes émotions, revois ce qui était différent a ton poids idéal imaginé.

Quels aspects de ton poids idéal aimerait tu exprimer maintenant?...

De quoi as tu peur, ou quels émotions ne veux tu pas exprimer maintenant?...

As tu découvert une petite chose de difficile ou de surprenant à propos de ton sentiment de toi même à ton poids idéal?...

Maintenant, ouvre les yeux, lève toi et regarde toi en entier dans le miroir... Suis les grandes lignes de ton corps et aissaie de te voir en entier plutôt que de focusser sur les détails... Essaie de ne pas juger, regarde seulement. tiens toi confortablement et essaie de projeter un sentiment d'acceptation et d'appréciation de toi même...

Garde le dos droit et tourne toi de coté pour avoir une autre vision de toi même... Regarde seulement, ne juge pas... Maintenant, regarde toi de dos, puis de l'autre coté... Essaie de te regarder avec un regard neutre, sans jugement...

Reviens face au miroir et, en commençant par tes orteils, laisse glisser ton regard en remontant vers ta tête, puis arrivé à ta tête, glisse ton regard vers le bas jusqu'a tes orteils... Pendant que tu te regarde dans le miroir, essaie de te voir avec des yeux indulgeants d'acceptation.

Tourne toi à droite, tiens toi comme si tu étais maintenant à ton poids idéal et regarde toi dans le miroir... Regarde maintenant de l'autre coté. Que vois tu? Reviens maintenant de face et observe ta posture habituelle? Vois-tu une différence?

Mintenant, assis toi sur la chaise comme si tu étais à ton poids idéal... Qu vois-tu?... Comment cela pourrait il être pour toi d'avoir cette position régulièrement? Cela exprimerait il plus clairement comment tu te sens face à ce que tu es à l'intérieur? Aurais-tu l'air plus confiante? Garde cette position pour une minute et, quand tu es prête, pose toi les questions suivantes. (Pour certaines personnes, écrire vos réponses plutot que de répondre dans sa tête peuvent vous aider à vous explorer)

  1. Étais tu capable de te sentir confortable en te regardant? décris comment tu te sentais. Si tu fais l'exercice régulièrement, sens la différence dans ton sentiment d'acceptation.
  2. Qu'as tu remarqué à propos de la façon dont tu exprime par ton corps différents états émotionnels? Qu'a tu remarqué quand tu as essayé de te projeter à ton poids idéal? Quels aspects de toi sont revenus?
  3. Essaie d'incorporer les aspects positifs de ta posture à ton poids idéal à comment tu es dans ton corps présentement. Commence par le faire quelques minutes à chaque heures. ou quand tu y penses

lundi 12 novembre 2007

L'hippo qui voulait être une licorne

J'ai pris ça sur Junkfood science, qui l'a pris à Kate Harding... Ça ne vous parle pas à vous?

Pas que je me considère comme un hippopotame, pas du tout.

Mais un hippo qui rêve de devenir une licorne, je crois qu'on l'est toutes un peu quand on se pousse à souffrir, au gym, à l'école ou ailleurs, parce qu'on rêve d'être autre chose que ce qu'on est. Mais pourtant, un hippo reste toujours un hippo, et un hippo qui arrive à ressembler à une licorne, ce n'est pas beau, ni vrai.

Et pendant qu'on court après l'impossible, on ne voit pas qu'il serait tellement plus facile de mettre en valeur toutes ces forces et ces qualités qu'on a déjà.

Vouloir être un bel hippo, plus fort, plus beau, plus soi, y'a rien de mal à ça. C'est juste triste de se battre pour rien, contre soi.

Je me souviens de ces centaines d'heures perdues au gym à me motiver à essayer de me voir mince, heureuse, confiante, pleine de succès. Inconsciemment, j'aurais voulu que ça efface des pages de mon histoires. Même mince, je n'étais jamais cette autre fille à laquelle j'aspirais. Je n'appréciais même pas d'être en super forme. C'était une obligation à accomplir avant de devenir cette autre moi, celle qui pourrait commencer à vivre, qui en aurait le droit. Je voulais devenir mon propre fantasme de moi même. Et cette folie de perfection ne m'emmenait qu'a voir mes faiblesses. Il faut dire que l'écart entre celle que je suis et celle que j'aurais voulu être était grand, presque humainement impossible à atteindre. Devenir un ange m'aurait peut-être satisfaite.

Je crois que lorsqu'on arrive pas à s'aimer et à s'apprécier au présent, c'est que ce n'est pas tout à fait après soi même que l'on court. On cherche à se sauver de soi même plus qu'a s'améliorer. On ne peut pas améliorer quelque chose qu'on déteste: on veut le jetter et recommencer. Mais la vie, ça ne recommence pas.

Pour s'améliorer, l'hippo doit d'abord faire le constat de qui il est.

On doit partir de soi. Ça implique que s'aimer, se respecter et vivre, ça commence maintenant, comme on est. Avec nos forces, nos faiblesses, notre passé, nos échecs parce qu'ils nous ont faits et qu'ils sont un peu de nous.

Pas toujours évident.

Je parie que les licornes souvent voudraient être des papillons et que les papillons aimerait être des marmottes. Nous, on veut toutes être faites à la sauce Claudia Shieffer. Pourtant, la beauté du monde, c'est sa diversité.

Je n'ai pas moins d'ambitions qu'avant. Aujourd'hui, je veux seulement être le meilleur hippopotame possible. J'irai probablement au gym demain, mais dans un état d'esprit tellement différent, juste parce que ça me fait du bien.

mardi 6 novembre 2007

Réflexions du coq à l'ane

Il y a toujours un moment (ou PLEINS de moments) dans le chemin vers le mieux être ou on se sent intensément mal.

Il faut savoir que ces moments sont parfois un bon signe que l'on avance, lorsque l'on prends conscience de ses douleurs, de ses faiblesses, qu'on voit mieux qui on est et ou on va. C'est certainement mieux que d'être dans l'indifférence que crée nos mécanisme de défense. Sans mécanisme, c'est nous qui avons à nous battre, mais nous avons aussi pour la première fois la possibilité bien réelle de gagner.

Prenons un personnage fictif, disons une fille qui écrit un blog anti-régime... Peut-être que cette fille se rend compte qu'elle se sent vide sans ses compulsions, qu'elle a peur d'exister mais qu'elle le désire tellement, qu'elle a repoussé constemment son bonheur, qu'elle a gaspillé tellement d'énergie et de temps à se détester et à obsessionner sur les régimes. Peut-être qu'elle aurait eu envie de faire une bonne crise cet après midi, qu'elle a mangé tout ce qu'elle pouvait en pleine conscience et sans anesthésie en essayant de combler le vide de son obsession par un mécanisme qui ne la calme plus.

Peut-être qu'elle avait la curieuse sensation d'un dernier baiser avec un amant dont on n'est plus amoureuse malgré soi. C'est déstabilisant de se sentir prête à autre chose, paniquant de ne plus avoir envie de se protéger de la vie, de devoir affronter ce qu'on traîne de lourd derrière.

Depuis que je lis des livres de régime, c'est à dire pas tellement beaucoup d'années après avoir commencé à lire Martine, je me suis toujours rêvée mince au futur, ce que j'associais à la liberté et au bonheur. Si je souffrais aujourd'hui, c'était pour être mince à mon bal des finissantes du secondaire, puis à mon entrée au cégep, puis à la fin de mon DEC, puis à tous mes débuts de programme, à mon conventum et encore, et toujours, comme si tout allait changer. J'ai parfois été mince mais jais jamais libre. Être mince, c'était être au coeur d'une bataille alimentaire et émotionnelle bien trop grande pour être tolérable à long terme, bataille que je refoulais car trop épuisante. On est jamais assez mince lorsque ce à quoi on rêve inconsciemment, c'est de disparaître pour que quelqun d'autre naisse en nous. On ne peut être que soi et on efface pas notre histoire et ce qu'on est en perdant du volume.

Pour la première fois, je me bat vraiment, mais cette fois avec amour pour être celle que je suis, et en profitant du bonheur qui coule de partout. Je crois vraiment que la seule façon de lutter dans la vie, c'est avec un amour inconditionnel pour soi, comme celui qu'on accorde aux autres mais qu'on se refuse souvent.

J'ai souvent lu qu'il ne faut pas chercher à changer l'autre dans un couple, qu'on prend et aime l'autre comme il est pour que cela fonctionne, mais combien de personnes vivent avec une haine d'eux mêmes motivée par cette promesse de soi idéal qu'il ont espoir de construire et de devenir?

Au moins l'autre, on le choisit au départ. Pas soi.

Moi et moi, c'est un mariage forcé, c'est une partie qui essaie d'aimer ce que la vie a fait d'une autre partie et le petit caractère de merde qui va avec. Mais je crois que c'est comme le couple. A un certain moment, il faut prendre une décision, choisir une position, une attitude et un chemin de vie: j'ai muri avant O. et choisi de bâtir avec lui parce que pour moi, la nouveauté et l'apprentissage, c'est en allant au bout de nous, pas en répétant les mêmes gestes avec 100 hommes, et parce qu'il en vaut infiniment la peine.

L'amour pour soi comme celui que l'on porte aux autres, il se construit et s'entretien. Et parfois, il nait.

La naissance, c'est un grand choc, surtout quand c'est la nôtre. Mon amour propre, je suis en train d'apprendre à le cajoler puisqu'enfin hors de sa bulle de protection, il a toute la vie à affronter.

mardi 30 octobre 2007

À méditer

En cette époque ou l'inflation a pris des proportions alarmantes,
ou la menace d'une guerre nucléaire apparaît comme un danger sérieux,
ou la criminalité est à la hausse et ou le chômage constitue un phénomène persistant
on a demandé à 500 personnes, lors d'un sondage, ce qu'elles craignaient le plus au monde,
et 190 ont répondu que leur plus grandes craintes était de grossir
-Kim Chernin, auteure de The Obsession-Reflexion on the tyranny of slenderness
dans la préface de À 10 kilos du bonheur
Comme le livre a été écrit au début des années 1990, nos préoccupations ont changées, mais je gagerais mes deux chats que la crainte de grossir n'a pas disparu et à même gagné du terrain dans nos populations.

Les moins sexy selon Maxim...

Laissez moi m'insurger un petit peu...

Je suis là, tranquilles, à vouloir aller prendre des nouvelles de mon petit monde sur hotmail et on continue à vouloir me formater le cerveau à la sauce minceur chaque fois que j'arrive sur ma boîte avec MSN et ses importantes nouvelles du monde:

Nicole Kidman doit prendre 5 kilos pour son nouveau rôle. Pas 5 kilos?!?!!! Oh mon Dieu, qu'elle sera énorme, mais comme c'est une grande actrice, elle est prête à tous les sacréfices, y compris à celui de manger pour devenir énorme. Non mais, 5 kilos! Quelle femme courageuse. (Alors imaginez le courage de celles qui se laissent vivrent tous les jours pour être elles-mêmes...)

Catherine Zita-Jones n'est pas anorexique. Même que cette rumeur la fait bien rire. Si elle a perdu des kilos recemment, c'est parce qu'elle fait de l'exercice et qu'elle fait attention à son alimentation. C'est une mince naturelle au départ. (Dans ce monde, si on est en bas de son poids santé, on a le droit d'être une mince naturelle, mais les rondes naturelles, mesdames, ça, ça n'existe pas, c'est malsain, toujours, point final...)

Mais ma palme de l'indignation du jour va au magazine Maxim, prestigieuse revue masculine qui renouvelle chaque mois ses inepties et réaffirmant son adhésion aux dictats les plus malsains. Cette revue, débile comme à ses habitudes, s'est surpasséee en publiant une liste de femmes classées selon leur apparence, ce qu'ils ont souvent fait d'ailleurs, mais en publiant cette fois que leurs lecteurs considèrent comme le summum de la femme non sexy.

Leurs explications sont éloquentes. Je les laisse parler d'elles même.

5. Britney Spears

Where You´ve Seen Her Unsexy: Filling chicken-grease-stained sweatpants on the cover of every trashy tabloid and gossip blog on the Internet
Why She´s Unsexy: Less than five years ago, Britney had a python wrapped around her well-toned torso onstage at the VMAs. Since then, she´s lost the ability to perform, but gained two kids, two useless ex-husbands, and about 23 pounds of Funyun pudge.

4. Madonna
Where You´ve Seen Her Unsexy: On tour, at the Wailing Wall, in the pharmacy´s menopause aisle
Why She´s Unsexy: After building a personal fortune on Top 40 pornography, Madonna traded pioneering sexuality for, like other old Jewish women, self-righteous bellyaching and rapid postnuptial deterioration. Combine a Paris Hilton–like pet accessorizing fetish only for dirt-poor foreign babies with a mug that looks Euro-sealed to her skull, and you´ve got Willem Dafoe with hot flashes.

3. Sandra Oh
Where You´ve Seen Her Unsexy: Grey´s Anatomy
Why She´s Unsexy: The only thing worse than a show about doctors is a show about sappy chick doctors we´re forced to watch or else our girlfriends won´t have sex with us. We´re holding Dr. McSkinny, with her cold bedside manner and boyish figure, personally responsible.

2. Amy Winehouse
Where You´ve Seen Her Unsexy: Onstage, offstage, and in the tabloids after cleaving herself and her husband
Why She´s Unsexy: When we first heard this chick boast about her reluctance to go to rehab we thought, Now there´s a girl we can party with! But upon beholding her openly hemorrhaging translucent skin, rat´s nest mane and lashes that look more like surgically attached bats, we were the ones screaming, "Nooo, nooo, nooo!"


1. Sarah Jessica Parker
Where You´ve Seen Her Unsexy: Sex and the City, Failure to Launch, Honeymoon in Vegas
Why She´s Unsexy: How the hell did this Barbaro-faced broad manage to be the least sexy woman in a group of very unsexy women and still star on a show with "sex" in the title? Pull your skirt down, Secretariat, we´d rather ride Chris Noth.



On pourrait analyser longuement les commentaires de la revue mais je crois que la seule conclusion possible est que les lecteurs qui font vivre l'insipide revue doivent être très immatures pour trouver que ces femmes sont les moins sexy d'entre toutes.

N'avez vous jamais été blessée parce qu'un garçon que vous saviez avoir pas plus de trois neurones ne vous remarquait pas? A partir de maintenant, prenez le donc comme un compliment...

C'est triste de réaliser que ce qui pour moi s'apparente presque à de la propagande misogyne haineuse contre la valeur des femmes, parfois évidente comme dans ce cas, parfois plus subtile, soit présente partout, alimentant la haine des femmes contre leur propre corps et la continuité de standards malsains. Mais peut-on empêcher la stupidité d'exister dans ce monde de libre expression?

Ces gens qui font les revues n'ont ils pas de femmes normales qu'ils aiment autour d'eux? Les pauvres...

Mais on peut refuser tout ça en s'aimant nous même et en donnant le droit aux autres d'être eux-mêmes sans jugement.

vendredi 26 octobre 2007

L'extra fille ordinaire.

Aujoud'hui, alors que j'effectuais ma première journée à mon nouveau travail (une collectionneuse de livres de recettes ne peux travailler qu'à son lieu fétiche: le marché Jean-Talon!), j'ai eu l'occasion de réfléchir à comment la vie serait plus facile si j'étais extraordinairement belle.

Pas juste belle comme une pitoune de bar ou un fille mince dans la moyenne, non, belle comme ces filles si parfaites qu'elles détonnent dans le paysage, belle comme ma nouvelle collègue.

Quand je l'ai apperçue, j'ai été immédiatement fascinée par sa beauté. Cette fille possède une courbe de rein, de hanche et de poitrine parfait mais aucun volume superflu ailleurs. Elle a un visage d'enfant et de femme, un teint parfait qui rayonne la santé et des traits parfaitements équilibrés, et ses cheveux chocolat brillants, longs et ayant un volume parfait encadrent sa perfection. Et comme si ce n'était pas assez, elle a de magnifique yeux bleus profonds qui contrastent.

Elle est belle et elle le sait. Notre kiosque semble être un ode à la beauté de cette princesse, et elle en tire tous les avantages. Le seul que je prendrais est celui de faire ses pourboires indécents à servir ses clients avec l'énergie de celle qui n'a jamais rien eu à faire pour être adorée, alors que moi, qui prends plaisir à me donner à fond dans le service et la bonne humeur, j'ai touché aujourd'hui trois fois 25 cents. Personne ne reçoit de pourboire à vendre des pommes de toute façon. Rien de traumatisant à ça.

Pour le reste, c'est plutôt amusant de voir jeunes et vieux, intellos de gauche et gros biker sortir leurs grands mots, leurs yeux doux et leurs compliments pour la demoiselle qui encourage le culte avant de décréter, lorsque ses sujets amoureux s'éloignent, qu'il est désespérant que les hommes semblent agir comme s'il n'avaient jamais vu une belle fille, tout en faisant un clin d'oeil au vieux monsieur du kiosque d'en face qui en perds presque son dentier. Il y a plusieurs hommes et garcons qui passent par là, par hasard, lorsqu'elle travaille, d'autres qui appellent, certains sont subtils et d'autres pas du tout, personne n'est indifférent, ils deviennent tous un peu gaga, surtout s'ils ne sont pas trop près de leur femme. Sociologiquement fascinant.

Mais j'ai été surprise de mon propre sentiment face à cette fille et au cirque qu'elle provoque. Jalousie? Injustice? Envie? Niet! Pour une fille qui a passé une bonne partie de sa vie avec la confiance en soi basé sur le regard de l'autre, c'est tout un signe de "hottitude". Ben non, pas de jalousie ni d'appitoiment sur ce que la nature n'a pas daigner m'accorder, j'avais pitié pour cette fille qui n'a pas eu besoin d'apprendre l'effort ou la gentilesse pour plaire; elle semble agir de façon à provoquer cette attention artificielle qui se base sur sa chance plutôt que sa valeur et donc ignorer ce qui compte, ce qui fait qu'on ne craint pas de vieillir, de tomber, d'apprendre, de rire à s'en faire des rides, parce qu'on sait que ce qu'on est peut devenir meilleur avec le temps. Elle n'a pas non plus l'idée de regarder les trésors que les gens cachent en eux, milles fois plus précieux que cette apparence agréable ou pas qui les cache.

Je me suis sentie ordinaire, mais précieuse, intéressante à découvrir, belle à l'intérieur, à l'extérieur aussi mais de façon moins frappante et sans envie de l'être. Je me suis sentie chanceuse d'avoir tout se quelle semblait désespérément chercher: quelqun qui m'admire et qui m'aime pour tout ce que je suis, et de la force et du contenu, et cela, parce que j'ai du me battre pour grandir comme je l'avais décidé. Elle a de la chance, mais moi aussi, et tout autant, mais surtout, j'ai l'aptitude précieuse de faire plus avec moins (comme la cuisine de nos grand-mères!) Je trouve bien de pouvoir reconnaitre la beauté et les qualités des autres sans me sentir rabaissée si je ne les ai pas. C'est que j'ai évolué. (c'est mon blog alors j'ai le droit de me jetter des fleurs si ça me plait!)

Je dois devenir un monstre d'égo mais comme ce n'est pas désagréable, j'accepte de me penser meilleure que qui je décide, mais pour ne pas écoeurer le monde avec ma confiance, cela reste un secret entre moi et moi. Et vous!

jeudi 18 octobre 2007

Snob attitude

Je suis snob.

Pour commencer, tout le monde pense que je le suis. Combien de fois me suis-je fait dire par des amis persistants que j'avais tellement l'air snob avec mon air confiant et ma façon d'ignorer les gens. Ben non mauzus, parfois ma timidité invisible me rend froide comme un mois de janvier à Montréal. L'été finit toujours par venir, mais j'suis snob.

Les arguments: j'aime le vin cher, je joue au tennis là ou de grands québécois jouent, j'apprécie les fromages fins, je parle de littérature et de philosophie, je ne porte que des sous-vêtements chers et j'ai un petit accent français.

Indéniablement, je suis snob.

J'ai longtemps cru que je n'aimais pas le vin, puis on m'en a fait goutté des excellents. J'ai su ensuite que je n'aime que le vin trop cher. Est-ce de ma faute si mes papilles n'apprécient le jus de raisins pourris qui ignore sa nature et se prends pour de l'or liquide? Alors je bois mon vin en toute ignorance en me gargarisant ludiquement avec et en lui inventant des qualificatifs dignes de dégustateurs mais completements sangrenus en mangeant dans mes petits restos de snob et en essayant de faire comme si je savais comment utiliser les 72 fourchettes en face de moi. Pas de doutes, j'suis snob.

Au tennis, il faut me voir manquer de grâce avec ma raquette devant les airs abasourdis des pros du court d'à côté alors que je les salue en tant que public. Je suis une honte pour la classe de gens qui se la pètent à croire que je peux aussi bien swinger la raquettes habillée d'un vieux chandail à capuchon sans classe. Et je joue sur les terrains de la Fédération Québécoise de Tennis parce que c'est à coté de chez moi, pour leur plus grand désarrois. Oui, j'suis snob.

J'adore les grands fromages. Je ne peux supporter de voyager sans emporter du fromage de chez nous. Ok, le cheez whiz n'est peut-être pas directement un fromage de chez nous mais il y en a toujours dans mon frigo et dans mes valises. Je sers toujours des fromages bien goutteux à mes invités pour qu'ils ne se rendent pas compte de la compétition que livrent l'odeur de mes pieds aux effluves fromagères. J'aime le fromage coulant, puant, partout, une passion que je cultive depuis mon jeune âge avec mon grand père, ce noble et chic représentant de la coopérative fédérée approvisionnant nos agriculteurs en fumier frais. Oui, j'suis snob. Lui aussi d'ailleurs.

Je parle de littérature et de philosophie pour introduire mes sujets débile. Sujet réccurents et demandé de tous mes party: les mouches gays, BSville. Ça n'a pas l'air drôle comme ça, mais la récurrence du sujet à déjà causé quelques problèmes d'incontinence. Il faut bien avoir une excuse pour rire et faire réfléchir subtilement mes amis de droite. C'est snob, non?

Je ne porte que des sous vêtements cher. Oui, je ne peux pas supporter les autres, parce qu'ils ne me supportent pas non plus. A 25 ans, ça tombe déjà, et c'est pas ces petites demies bretelles pours poitrines A qui vont soutenir ma poitrine disons généreuse. Il m'est même arrivé que la petite jolie dentelle de fifille déchire! Ah là, j'étais snob sans bon sens, un sein en haut et l'autre plus bas dans ce chandail moulant au col en V acheté pour attiré les regards (pour les regards, ça a bien marché...). Depuis ce temps, je me tourne vers les dentelles résistantes et les bretelles qui tiennent ce que j'ai à tenir. Alors j'suis snob.

Et l'accent, c'est que je suis envahie par la France de partout: le chum, la coloc, les amis. Il y a un plan secret de la CIA pour m'assimiler contre mon gré. C'est rendu que lorsque je me cogne la petite orteil sur une patte de lit, folle de rage, je dis "putaing", ce qui me rends encore plus folle de rage. Parfois même, je parle comme à Paris! Ouf! Des années de colocation ont détruit mon héritage langagier. Ils m'ont eue, les français, j'suis snob.

J'suis snob et tout le monde le sais. Il ne me reste qu'a avoir un peu de classe dans mon monde de snobitude et à arriver à maintenir ma précieuse réputation de dame. C'est que les intimes, ces traitres, doutent de mon snobisme pourtant si évident.

mercredi 3 octobre 2007

Moi contre l'IMC, attaque #465

Je ne vais pas recommencer mon attaque en règle contre l'IMC, vous pourrez facilement trouver dans mes archives ce que j'en pense.

Mais voilà qu'un fille géniale a eu l'idée de ce projet ingénieux. Il faut absolument aller voir ce site. Le mot obésité, le mot surpoids, le chiffre de l'IMC, c'est tellement froid, tellement déshumanisant. Il y a la de vraies femmes qui démontrent à mon avis la splendeur de la grande farce de l'IMC. Ici sur flicker avec plus de détails.

Une autre forme ici. (Je suis sure que je ne suis pas la seule à ne pas être capable d'imaginer la taille de mon derrière. Vous ne vous êtes jamais demandé à qui vous vous compariez? Honnêtement?)

Et ici, une belle source d'inspiration et d'acceptation de soi. Et moi qui traumatise parfois d'être plus grosses que mes voisines au cours de step. (ouais, faudrait bien y retourner d'ailleurs...) Quelle femme que cette triathlète!

Les pubs Dove



Des initiatives marketings comme celles de Dove, j'en prendrais bien plus souvent.

Tout le monde a vu la suivante, mais au cas ou...

mardi 2 octobre 2007

Beautés

Ce matin, les curvspiration... (Je semblerai faire une fixation sur le monde de la mode, je sais...)

Pour certaines, ces femmes ne sont pas si rondes. Pour d'autres, elles sont grosses. Les rondeurs sont un sujet tellement relatif.

Des femmes comme elles ne devrait pas défiler exclusivement dans les collections spécialisées pour rondes, mais si on oublie cela, ne vous semblent-elles pas belles, attirantes et en santé?




Elle, c'est miss bavaria ronde 2006:
La majorité d'entre nous n'auront jamais les grandes jambes de ces filles mais peut-on vraiment dire que leurs "rondeurs" nuisent à leur beauté? A mon avis, c'est plutôt le contraire!!!

lundi 1 octobre 2007

Mauzus de mode

Vous avez peut-être remarqué que les mannequins de cette vidéo ont quelque chose de plutot rare dans le milieu fashion: quelque chose d'optionel dans ce milieu entre les os et la peau: j'ai parlé de mon ami le gras (elles n'en ont pas des masses mais bon...). Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça leur va bien.

J'ai beau être une fille (une vraie depuis quoi, une bonne semaine?) mais je ne vais pas devenir une fan de ces grandes estrades à complexes pour autant. Eh oui, je vais encore chialer.

Ces filles défilent pour la collection d'Elena Miro, des vêtements taille forte. J'ai beau pouvoir avouer qu'elles sont des modèles un peu plus sain, si ces mauzus d'affaires à grandes jambes représentent les tailles forte, il va falloir des sumo pour me représenter, moi, qui ne peut pourtant pas m'habiller chez les taille forte parce que c'est trop grand. Je ne me trouvais pas assez effrontée envers le mode et les critères de beauté actuels d'oser mesurer 5'2", j'exagère en ayant des cuisses qui frottent ensemble et des seins qui obéissent déjà à la loi de la gravité! Comme si ce n'était pas assez, j'ai des tâches de rousseur et même, de temps en temps, des lunettes.

Et je suis très heureuse d'être moi. La beauté c'est plus profond que ça et s'aimer, ça change tout de l'intérieur à l'extérieur.

On vit dans un monde ou il devient de plus en plus pratiqué de terminer une grossesse à 7 mois pour minimiser les vergetures et l'élargissement du bassin, ou il faut effacer chaques rides, chaque traces de vécu.

On ne vit pas pleinement tant qu'on accepte pas que nos cicatrices, nos rides, nos bourrelets, notre peau qui pend, c'est notre histoire, c'est une partie de nous. Moi, désolé, je ne veux pas d'un corps asseptisé et je veux que mes enfants me ressemblent.

Je ne parle pas du refus de changer, je parle du changement qui se vit en accord avec soi même, sans se renier. Comme une perte de poids par exemple.

Perdre du poids pour devenir quelqun d'autre, c'est se perdre. Se rapprocher de soi même, guérir ses blessures et devenir à l'extérieur un peu plus ce qu'on est à l'intérieur, c'est une toute autre histoire.

jeudi 27 septembre 2007

Elle m'a eu.

Je crois déjà avoir mentionné que l'acceptation de son corps coûte cher.

Il se passe en moi des choses insoupçonnées.

Je viens de découvrir que je suis une fille. (Non, bien sur, je savais déjà que je suis une fille, suffisait de regarder sous les couvertures pour ne pas avoir de doute.) Je suis une vraie fille. Vous savez, le genre qui se pâme devant un collier ou une paire de chaussures. Le genre qui a un sac à main. Le genre qui a même du rouge à lèvres dans son sac à main. (Bon, j'en suis pas là quand même!)

Non seulement je ne renie plus ma féminité, mais j'ai envie d'être féminine. Bon, pas au point de suivre les séries télés et de me m'évanouir en pensant à Johnny Depp, mais je sens le risque.

Ça a commencé cet été, avec les petites robes que j'ai osé acheter et, pire encore, porter.

Les bijoux se sont subtilement mis de la partie. Des trucs tissés avec des graines souvent. Bien sur, je ne suis pas du tout au point d'être à la mode, mais je commence à avoir quelque chose que j'oserais appeler un style.

Certains pourraient contester, mais si ces personnes peuvent conçevoir que le retour des leggings dans la mode féminine est quelque chose de normal et de beau, alors je défend haut et fort mon droit à affirmer que j'ai un style. C'est tout aussi légitime.

J'en vient à l'événement culminant de ma féminité exponentielle.

Aujourd'hui, je me suis acheté des chaussures.

J'ai souvent acheté des souliers dans ma vie, mais des souliers de course, pas de jolies petites choses de filles. Pour les autres, je prenais les vieux de ma cousine, ceux qu'elle ne voulais plus, puisque de toute façon, moi en robe, c'était pour faire plaisir à ma grand-mère et rare comme la neige en octobre.

Là, j'en ai acheté 2.

Pas deux souliers. Deux paires.

Il sont si mignons que j'ai envie de leur donner des noms et de leur faire une place dans l'univers de mes amis imaginaires.

Mais ce n'est pas tout.

Un sac à main m'a fait de l'oeil.

Je lui ai expliqué que je n'était pas prête encore pour une relation sérieuse, que je m'en lasserait et que je l'oublierais dans un coin mais l'idée ne me rebutait pas autant qu'avant. Son petit tissu noir et tout simple, un peu brouillon, me paraissait inoffensif. Heureusement, une vendeuse fatiguante m'a aidé à fuir.

Je précise qu'au moins, ce n'était pas un petit sac à main fashion qui coute plus cher que mon loyer mensuel. Je ne suis pas affectée à ce point là.

A la base, j'allais refaire ma carte de la STM. Voyez ou ça m'a mené. Je suis tombée dans un guet-happen. Elle m'a eu, la féminité.

mercredi 26 septembre 2007

Beauté plastique

Ce n'est un secret pour personne que les photos dans les magazines sont retouchées. A des corps franchement près de ce que l'industrie demande, on en rajoute encore plus, de quoi donner des complexes aux filles normales et probablement même aux détenteurs de ces corps de magasines pas assez parfaits.

Ici, vous trouverez surement intéressant de vous la subtile transformation qui donne tout de même à tous ces corps une plasticité trop parfaite. Sélectionner une photo et passer le curseur dessus.

Ce site est encore plus impressionnant. Ne manquez pas de visiter la section shaping et la section client. Impressionnant.

Qu'on se le dise, aucun pore, aucune ride, aucun bourrelet (voire aucun volume), aucune blancheur de peau, aucune couleur de yeux fade ni aucun cheveux pas assez volumineux ou de travers n'est toléré.

On ne se gêne pas. Pour ceux qui envierait la silhouette de Martha sur le Newsweek et songeraient à aller faire une cure minceur et jouvence en prison, sachez que la corps est celui d'un mannequin auquel on a ajouté sa tête. Quelqun se paie la notre...
Heureusement, certaines célébrités n'apprécient pas qu'on les retouche de façon excessives, préférant encourager les jeunes filles a s'accepter comme elles sont. C'est le cas de Kate Winslet qui n'a pas du tout apprécié cette couverture ou on a excessivement "affiné" ses jambes:
Si les femmes doivent être fines, ces messieux doivent être tout en puissance. Andy Roddick s'était bien marré sur son blog quand il a vu les photos retouchés de lui du magazine Men Fitness.

Andy Roddick, un gars en forme qui aurait bien pu faire la couverture tel qu'il est. Les gars les plus en forme que je connais lui ressemblent davantage que le mec qu'on a créé à la photo suivante:

Godzilla:
(En toute subtilité...)
Finalement un site positif que j'ai bien aimé: une belle démo live de la construction d'une couverture (aller à retouch website). Bravo au gouvernement suisse!

Pendant qu'on s'affaire à se plastifier, on passe à coté de la vie. Dommage, je préfère le vrai et les gens nature.

jeudi 13 septembre 2007

Miroir vs Balance

Vivre sans balance n'a que des avantages.

Il y a plusieurs types de rondeur. Lorsque je parlais avec une de mes tantes de manger à sa faim et d'acceptation de son corps il y a de ça quelques semaines, elle me répondit que j'étais comme mes ancêtres, ronde de partout, alors que c'était probablement dans ma génétique. Il y a quelques mois, ce types de commentaires m'aurait empêché de dormir (voire de vivre dans le sens large du terme).

C'est que mon arière grand mère, c'était une femme imposante avec des traits durs comme son travail sur la ferme. Elle devait faire peur aux poulets avec ses grandes mains ayant cassé pleins de cous. Moi, elle m'aurait assurément terrorisée.

Mais je dois avouer qu'elle a raison, je suis comme mon ancêtre (mais différente aussi!), ronde de partout. Quand j'engraisse, les kilos se répartissent équitablement sur tout mon corps. J'ai souvent l'air simplement un peu plus carrée, plus forte, jusqu'a ce que j'ai lair ronde. Et je maigris de la même façon, ce qui fait qu'en répartissant les kilos perdus équitablement entre mes fesses, mon ventre, mes mains, mes cuisses et mes dessous de pied, mes pertes sont moins évidentes à remarquer.

Même mince, je suis pleine de courbes, mais plus fines.

Tout ça pour dire que les 10 premières livres que j'ai perdue, elles ne paraissaient pas du tout ni dans le miroir, ni dans mes vêtements. Mais tranquillement, les contours se définissent et quelques bourrelets superflus s'en vont. Je fais la même taille mais ça ne sort plus de partout.

Et je ne m'en rends pas compte naturellement. Quand je vais magasiner, soudain tous les vêtement sont tellement mieux taillés qu'avant. Et soudain, je trouve plein de coiffures qui m'avantagent. Mon coiffeur devient meilleur. Les produits font plus rayonner ma peau. Je n'arrive pas à me dire que c'est moi qui change, surtout quand la balance réflète rarement ce que je vois. Mais là au moins, elle est loin cette menteuse.

Et ce matin dans le miroir, j'ai vu le reflet de vieux vêtements qui, dans mes souvenirs, ni fittaient pas si bien.

En me regardant plus souvent dans le miroir, avec amour, j'apprends à voir que c'est moi qui change subtilement et à apprivoiser ce changement. C'est thérapeutique. J'ai même commencé à me masser avec de l'huile d'amande. J'ai besoin de reconnaitre ce corps qui est le mien et que j'ai trop longtemps ignoré.

Quand je ne regarde pas mes vergetures, elles sont toujours là. Mais en les regardant tous les jours, j'apprends à les reconnaitre et à les aimer. Et au final, je me sens davantage être moi.

Au début, j'ai paniqué sans ma balance parce que c'était mon seul instrument pour me voir. Je me rends compte que le miroir est tellement plus valide et humain. La ou la balance m'envoyait des insultes, je vois maintenant une globalité, une fille avec de grosses cuisses mais aussi beaucoup de muscles, une personne ronde et jolie qui a avantage à s'arranger, une image qui me renvoit un sourrire. C'est mille fois plus qu'un simple chiffre. La balance, c'est n'importe quoi. Je peux me regarder dans le miroir avant d'avoir pissé, dans mon SPM et le ventre plein d'eau sans que ça ne devienne le drame de ma journée.

Sur ce, je vais me faire une bonne gauffre avec des fraises et de la crème vanillée pour démarrer la journée.

lundi 10 septembre 2007

Chronique du quotidien

Petite fin de semaine bien active. J'ai des cours pour mon certificat le samedi toute la journée et j'étudie pour mes cours de "prébac" le reste du temps. La semaine commence et je suis déjà crevée. Les math me prennent un temps fou puisque je dois en travaillant me rappeler d'un tas de connaissances préalables qui sont rangées dans un coin de mon cerveau auquel je n'ai plus accès. Je n'ai pas touché à la physique ni à mes différents cours de coopération internationale. Je suis officiellement déjà en retard.

Nous avons aussi reçu un ami d'Olivier hier soir, un gars fascinant qui revient du Japon et du Vietnam ou il faisait des études pour sa maitrise en anthropo sur les modes d'agricultures biologique et équitable en travaillant directement dans les champs, avec les petits agriculteurs. C'est aussi un gourmand qui nous a parlé du Japon sous cette perspective.

Il paraît que les japonais sont de grands fanatique de bouffe, autant de leur culture que de celle des autres, avec un grand soucis pour l'aspect visuel. Il y a au Japon des spécialistes des légumes qui, au même titre que des oenologues, peuvent parler en détail du goût et de la spécificité de tel type de courge ou de telle variété de carottes.

Je trouve le concept génial. C'est en respectant la bouffe quee l'on mange et en la mettant sur le piedestal qui lui revient qu'on peut inciter les gens à manger des légumes dans une alimentation équilibrée qui leur donnera du plaisir bien plus qu'en faisant plein de campagnes de "Mangez vos légumes".

A tout le temps focusser sur l'aspect diététique des légumes, on en oublie le plaisir, ce qui convient très bien à notre esprit encore conditionné par un mode de pensée judéo-chrétien omniprésent et repris par la religion de la bonne diététique. Pourtant, le plaisir est un mécanismes du corps pour nous pousser vers ce dont il a besoin, ce corps magnifiquement développé et adapté dont nous ne connaissons pas encore tous les mécanismes.

Je préfère me fier à cet organisme qui traine dans ses cellules des siècles et des siècles d'évolution et d'adaptation qu'a une nouvelle science qui change ses modes tous les 10 ans.

Et ça fait drôlement du bien à ma tête.

Ce week end, en primeur et de façon incroyable, je me suis trouvée véritablement belle dans ce que je suis, avec mes gros bras, mes grosses fesses et mes grosses cuisses mais aussi mon joli visage, mes yeux brillants, ma postures droite et dynamique et mes courbes.

Je me sens de plus en plus habiter ce corps qui est le mien. De plus en plus, quand je me croise dans une vitrine ou sur une photo, je me reconnais au lieu du choc habituel qui me donnait envie de me cacher dans mon placard jusqu'a ce que je change. Ça fait du bien de s'accepter un peu, enfin.

Le secret est dans un regard différent sur soi. J'ai toujours eu le réflexe de me regarder en me jugeant sévèrement. Je me suis tellement regardée et haïe que j'en suis venue à ne plus connaître ce corps qui était le mien, à ne même pas savoir à quoi je ressemblait, à essayer de me comparer avec toutes les filles que je crosait en terme de plus grosse ou moins grosse sans y parvenir, à n'avoir que les mots des autres pour me donner une image, très floue, de moi.

Ces temps ci, je réapprivoise mon image. Je me prends souvent en photo. J'ai besoin de me voir et de me reconnaitre. Et lorsque je me vois, je ne focusse pas sur ce qui devrait changer, je me dis plutôt que je suis ce que je suis. C'est un bain de réalité et de présent que je n'occulte pas en me perdant dans du rêve et de l'espoir de changer. Je me vois comme je regarde les autres, en trouvant beaux et belles ceux que j'aime et que je respecte.

Il y a des jours ou je m'aime et je me respecte. Ces jours là, je me trouve belle. Il y en a aussi d'autres ou je me sens comme une merde et que mon image de moi suit. C'est donc très subjectif. Et humain.

Il y a le rêve, celui de peser 120 livres, d'être en pleine forme, d'être la meilleure dans tous les sports, de faire baver tout les gars et d'être admirée par toutes les filles. Je que j'ai pu en faire des régimes sur cette motivation irréaliste.

Il y a aussi la réalité, celle ou je suis faite pour être un peu ronde et forte, celle ou je ne serai jamais de ces filles qui apparaissent toutes fines et fragiles, celle ou je suis maladroite et ou je manque de coordination pour les sports et celle ou j'ai un caractère timide de premier abord mais aussi de petit leader qui ne peut pas plaire à tous.

Une autre part de cette réalité, c'est que je peux être physiquement différente du stéréotype de la beauté avec mes 5'2" et mes formes et être jolie et que rien ne m'empêche de faire tout ce que je veux faire, sport ou autre, maintenant. Je ne serai jamais quelqun d'autres et je trainerai toujours en moi qui je suis, avec mes faiblesses mais aussi mes forces. La vie n'a pas a attendre à demain. Je serai avec moi même jusqu'a ce que mort s'en suive, aussi bien faire un beau voyage en attendant. J'assume qui je suis, je m'aime et cet amour me permet de m'améliorer.

Maigrir, c'est un changement qui se fait d'abord dans la tête. Je me sens changer. Je suis différente bien au delà de ce que 10 lbs peuvent mesurer. L'évolution qu'on fait dans la pensée dure toute la vie. Mon corps peut prendre son temps. Je m'y sens déjà mieux de toute façon.

mercredi 29 août 2007

Cher journal

Cher journal,

La dernière fois que je t'ai écris, j'attendais avec impatience que des dents d'adultes viennent remplacer les trous immenses qu'avait laissé mes défuntes palettes.

Depuis, j'ai écris beaucoup, sur des serviettes, sur des bouts de papiers, sur un écran et parfois même à l'ancienne, sur de vraies pages que j'embaumais d'encre. Mais jamais à toi. Alors je reviens te raconter mes petits riens.

Aujourd'hui, petit journal, j'ai mangé plein de chips et trop de viande. Tu sais comment je suis journal, je n'ai pas changé: quand il me passe des envies de maigrir et de me priver, je finis par faire sauter toutes les barrières que je m'était imposées avec assez de TNT pour faire exploser Montréal tout entier.

Mais j'ai l'impression que je change beaucoup. Je ne me sens plus coupable de mes faiblesses et je les vois comme une occasion d'apprendre en profondeur, de réfléchir sur moi même.

Tout ça a commencé quand j'ai décidé de m'aimer. Il y a eu un jour ou j'ai été convaincue que j'avais de la valeur et j'ai décidé de reprogrammer ma vie la dessus. Au début, c'était presque inconscient. Maintenant, je suis en reprogrammation active mais je ne formatte rien. Pourquoi c'est arrivé? Je ne sais pas. J'ai seulement le sentiment d'avoir beaucoup de chance et d'être aimée pour ce que je suis. Ça me donne des ailes. J'ai peut-être aussi beaucoup cherché, beaucoup vécu et enfin, j'ai un espace de calme pour grandir. C'est certainement beaucoup de chance.

Ce soir, des amis d'Olivier sont venus. J'ai oublié d'être timide: une nouvelle habitude. Je change et ce n'est pas moi qui aurait cru cela possible. Je me suis même amusée.

Si tu savais, jounal, ce que c'est que la sensation de profiter pleinement de sa vie. Tout est différent. Je me sens plus vraie, moins accaparée par des choses qui ont au fond peu d'importance. Plus équilibréee aussi. Tout ça dans un temps si rapide que j'ignere l'élément déclencheur qui m'a tiré vers le haut. Mais dans les actions, il y a eu la fin des régimes.

J'ai encore des problèmes avec les aliments mais ils ne sont plus continuels et omniprésents dans toutes mes pensées. Et je les reconnais. Je les vois arriver comme un 10 roues dans un chemin de terre usé. Et j'apprends. Ça n'est pas instantané mais ça reste.

Je ne sais pas, jounal, ce que je serais devenue quand je te réécrirais encore. Mais je sais que je ne peux retourner à ce moi d'avant ma petite révolution personnelle. Aujourd'hui, j'ose me regarder et me dire que je m'aime comme je suis. Je m'aime et je mérite de vivre. Je m'aime et je me soigne. Et ce changement intérieur, c'est le début des autres.

A la prochaine journal, dans 10 ans ou a demain, qui sait? Il est tard et je dois dormir, comme au temps ou on était vraiment copains toi et moi.

jeudi 9 août 2007

Jamais contente

On est jamais content de ce que l'on a, n'est ce pas?

Il y a une semaine, je me plaignais de ne pas avoir assez faim et j'avais peur de ralentir mon métabolisme.

J'ai relu quelques pages de maigrir sans régime pour tenter de me rassurer. Et ça a marché! J'y ai lu que lorsque l'on a pas faim, c'est bon signe pour notre perte de poids. C'est qu'on est loin de notre poids de consigne et que le corps demande moins de nourriture pour revenir à son équilibre.

Alors mon petit appétit me faisait plaisir et je l'honorait avec ce qu'il y a de meilleur.


Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas...

Depuis quelque jours, j'ai faim. J'ai faim le matin, j'ai faim 2 heures après, j'ai faim pour diner, j'ai faim à 2h, faim à 4, faim à 7. Je mange sans arrêt. Et pour faire changement, ça m'inquiète. Et si j'étais près de mon poids d'équilibre? Pas déjà j'espère! Si c'est le cas, il va falloir s'y faire.

Peut-être aussi que j'ai juste faim parce que je ne mange pas tant que ça.

Le petit gourmand dans mon corps se réveille. Après des années de furstrations, il était devenu dépressif et probablement suicidaire. Là il vient de comprendre qu'il n'a qu'a demander pour reçevoir. Du coup c'est la fiesta. (Faudra pas exagérer ok petit corps? Je vais te nourrir quand tu le demande mais si tu pensais aussi à rétrécir un peu, ça me ferait plaisir...)

J'ai remarqué que plus je mange de choses "saines", plus j'ai faim... C'est peut-être s'implement mon corps qui demande sa dose de nutriments et qui faits le lien entre manger et reçevoir ce dont il a vraiment besoin.

Donc l'ordre du jour, je vais relaxer et faire confiance à cette machine qu'est mon corps, après tout, je réalise bien que je connais si peu ses réactions après toutes ces années de contrôle.

Je ne sais pas ce que cette faim veut dire mais le temps nous le dira bien. Voilà une belle occasion d'apprendre.

J'ai beau faire plein de beaux discours, je ne suis pas encore de celles qui s'assument complètement tous les jours. Il y a de l'amélioration mais ça reste à travailler. Maintenant, je me lève le matin et la plupart du temps, je me trouve jolie. Seulement, j'aimerait encore perdre entre 20 et 30 lbs (env 10-15 kilos). Je ne serais pas mince mais je me sentirais mieux pour bouger.

Si on parlais complexe?

J'ai enviee de me mettre à l'escalade et accompagner mon copain mais ce sport incarne tout ce dont j'ai peur.

Pour moi, c'est pire que la piscine. La au moins, on peut se cacher un peu dans l'eau, on pèse moins quand quelqun nous soulève pour s'amuser et toujours possible de s'entourer d'une serviette en sortant. Il y a toute sorte de gens à la piscine, on ne me regarde pas vraiment.

Mais le centre d'escalade, c'est un temple de la forme, pire qu'un gym, pire que tout. Les filles qui y sont sont toutes fines et un peu musclées. Le genre de fille dont je suis jalouse: énergiques, sportives, fonceuses et mignonnes. Je déteste les grimpeuses, lol.

En premier, il faut se décider à enfiler ce harnais à cuisse qui met bien les fesses en valeur et que je dois déserrer au max pour qu'il passe mes cuisses.

Ensuite, je dois monter le mur et faire l'étalage au monde entier, bien en évidence du haut du mur , de mon manque de talent athlétique (et mes fesses aussi, je le rappelle) sur les parcours les plus faciles.

La personne qui assure ma position en bas doit me regarder sans arrêt et, si je tombe, soutenir mon poids. Mon copain et ses 120 livres mouillées (54 kilos) montent vers le ciel si je tombe... La personne qui m'assure porte donc bien aussi tout mon poids.

Ah oui, j'oubliais, j'ai aussi le vertige...

L'escalade, c'est le summum de toutes mes peurs, de tout mes complexes et pourtant, je rêve de les dépasser et d'en faire. Mais je préfère me donner une chance et je vais au gym pour être bien prête à ma première fois, tout en attendant d'être un peu plus légère.

Retour aux choses sérieuses, j'ai encore faim...

Allons manger!

mercredi 8 août 2007

Assurance et liberté

Ces jours ci, j'ai tendance à oublier que je suis timide puisque tout le monde m'approche et vient me parler. Étrange. J'ai plutot l'habitude en cours de ne pas parler à grand monde. Manque de confiance en moi probablement, que j'oublie peu à peu.

Alors voilà que je me retrouve souvent entre les cours ou dans le métro avec des filles de ma classe à jaser et se faisant, je me rends compte que je suis bien en train de leur parler et soudain, malaise, je me souviens que je suis timide et d'un seul coup, je ne sais plus quoi dire. Plutot rigolo.

Il y a même une fille très gentille l'autre jour avec qui je suis pas mal souvent maintenant en cours qui m'a abordé pour me demander l'heure en attendant l'autobus. Je lui ai fait remarqué qu'on était dans le même cours (les classes sont immenses) et elle m'a dit qu'elle m'avait déjà remarqué car j'ai l'air gentille, douce et je rayonne. Ça a fait ma journée et je n'en revenait pas.

Une autre hier qui se met à me parler, comme ça, et qui me file son numéro pour me donner ses livres d'un cours que je ferai à la prochaine session.

Bref, je crois que l'estime que l'on a pour soi se voit à l'extérieur. Je n'ai aucune autre raison d'expliquer que je sois soudainement sortis de l'invisibilité dont je suis atteinte depuis que je suis sur les banc de cette université.

Coté alimentaire, ça va très bien. Je me sens de plus en plus sure de moi et capable de m'arrêter de manger quand j'en ai eu assez. Je crois que j'arrive aussi mieux à perçevoir mes sensations. Et ce qui m'étonne, c'est que je n'ai plus envie (même si ce serait bien correct d'en avoir envie et d'en manger) que de chocolat et de cochonneries pour mon petit déjeuner. Je suis attirée par les fruits et d'autres produits complets qui me nourrissent bien.

Bref, ça va bien, me reste juste à étudier pour mon exam de chimie et ça, c'est pas encore dans la poche.

Je viens de réserver 2 billets pour moi et Oli pour le pique nique des grands chefs Lanaudois aux fêtes gourmandes, le 19 aout. Avis aux gourmands, c'est un événements à ne pas manquer.

Dix grands chefs lanaudois concocteront dix bouchées gastronomiques aux saveurs de notre région. Ils seront sur place pour vous les présenter et vous permettre de les déguster en leur compagnie. Les bouchées gastronomiques seront accompagnées de produits bioalimentaires de nos producteurs locaux.


Les exposants du marché champêtres vont aussi valoir le détour! Et dans l'après midi, on ira ceuillir des petits fruits des bois dans ma belle région natale.

Sans régime, quelle liberté!