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dimanche 20 avril 2008

Banalités

Ah ce soleil... J'espère que vous profitez bien de la douceur de cet été qui naît avec tant de conviction!

J'aurais du passer le week end à étudier ma nutrition, mais je n'ai pas pu. Il faisait trop beau. Je suis plutôt allée faire de l'escalade hier à la Montagne d'Argent avec mon amoureux.

L'escalade, ça me fait tellement penser à ma vie. Parfois t'es sur une roche lisse comme du bois verni, sans aucune bonne brise, fatiguée de toute la distance déjà montée et t'as beau regarder, tu ne vois rien pour t'accrocher et faire le pas suivant. Ça te semble carrément impossible et tu te dis que jamais tu ne pourra arriver en haut. Alors tu restes là, tu envisages redescendre, tu hésites, tu as le vertige. Tu sens le déséquilibre dans ta position qui ne tiens qu'a la friction de tes mains qui trembles et de tes pieds au dessus du vide. Tu te dis que cette passe là, elle n'est pas de ton niveau.

Puis, une espèce de rage te prends et tu te dis que cette paroi rocheuse n'aura pas le dessus, pas du moins avant que t'aies tout donné, et là, tu ne penses plus à rien, tu te fous de tout et tu montes malgré que ça te semble impossible.

C'est habituellement là que tu découvres qu'au delà de ce pas difficile, il y a quelques prises, et tu montes jusqu'en haut facilement, focussé, en remerciant la paroi qui s'est laissé amadouer sans te faire de cadeau. T'es plus forte que tu le pensais.

C'est pas un peu comme l'Antirégime parfois? Je sais pas pour vous mais je vous jure que devant l'ordi d'ou je vous écris, il y a une fille qui se demande parfois comment elle va faire pour passer au dessus de certaines choses et pour continuer à aller ou elle veut dans sa vie parce que ça lui semble au dessus de ses forces.

Et dans toutes mes questions existentielles, il y a aussi celle de savoir comment on peut arriver à s'arrêter de manger le fromage exquis qui m'attends dans le frigo avec le pain à la mie parfaite et à la croûte craquante et légèrement élastique même quand on a plus faim. (Puis poser la question, c'est y répondre. J'ai envie et le droit d'en manger!)

Bon passons...

Aujourd'hui, je suis allée à une game de soccer. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a dans pratiquement tous les parcs de Montréal des groupes de gens qui ne se connaissent pas mais se retrouvent pour pratiquer un sport. Tout le monde peut se joindre et l'ambiance est toujours très détendue et amicale. Nous avons donc été mis au courant par ma coloc qu'il y avait cet après midi près de chez nous une partie de soccer anarchiste.

Ma coloc a joué comme une pro, mon amoureux était le plus hot de tout les joueurs jusqu'à se qu'il se torde une cheville et moi, j'ai étudié (et glandé surtout) à coté du terrain avec un chiot qui machouillait mon cartable.

Mémo pour moi même: mieux vaut penser à qui je parle avant d'exposer mes idées de dictature éclairée aux gens à coté de moi, même si c'est une demi blague. Soccer anarchiste... ça veut peut-être dire que certains anarchistes y jouent, héhé. J'ai été le scandale du jour mais heureusement, j'ai réussi à me faire réinviter la semaine prochaine, grâce à mon charme ou parce qu'ils ont peur que je mette mes plans à exécution. Ma coloc, elle, en a profité pour rapporter à la maison le plus mignon joueur de la bande (apres mon amoureux), histoire de faire connaissance... Il vient d'arriver et je suis attendue sur la terrasse ou cuisent des hamburgers qui ont une petite odeur de paradis. Ah oui, on a été interviewé par une journaliste de la Gazette alors me voilà bientôt célèbre...

Beaucoup de banalités pour un petit blog hein? Tout ça, c'est juste pour dire que je suis heureuse que le soleil se pointe enfin et vous souhaiter de bien profiter de votre été!

xx

mercredi 20 février 2008

Je ne suis pas une sainte

Comme j'ai décidé de me nourrir sans suivre des principes de régime de façon stricte comme si c'était une religion, il m'arrive aussi de faire les choses de travers.

Laissez moi vous dire que j'ai l'esprit judéo chrétien pas trop loin dans l'esprit. Lorsque j'ai l'impression de pécher alimentairement parlant, j'aurais envie de me fouetter en montant les marches de l'oratoire St-Joseph sur mes genoux pour racheter ma conscience, pour qu'elle se taise, cette petite garce qui se fait passer pour un petit ange sur mon épaule alors qu'elle est la maîtresse du diable en personne.

-"Tu devrais aller au gym brûler tout ce que t'as mangé, et manger de la salade aujourd'hui", me souffle cette pétasse de conscience de Jiminy grillon, qui essaie de me faire croire que son discours concerne ma santé alors qu'au fond, nous sommes dans le registre de la punition.

Mon intuition, elle, n'est pas comme ma conscience diabolique déguisée, mais comme elle est moins belliqueuse qu'elle, elle se tait jusqu'a ce que je lui donne la parole. Et j'ai décidé de la lui donner. Je ne suis pas une sainte moi, alors j'ai le droit de ne pas écouter les saints commandements.

Dans l'anti-régime, il y a du mieux et du moins bien, et ils ne sont pas universel. Chaque personne les trouve pour elle même, et ils peuvent changer. Il faut oublier le bien et le mal et lorsqu'on arrive pas à ne pas s'en vouloir, il ne faut pas oublier l'essentiel: se pardonner.

Lorsque, pour quelques heures, jours ou mois, je n'arrive pas à manger comme je voudrais, je met souvent le malaise diffus que je ressens sur la faute du gras que j'ai peur de prendre ou de ne pas perdre mais c'est mal prendre le problème. Souvent, c'est plutôt justement parce que quelque chose me dérange, me perturbe ou me fait mal que je mange comme ça. Lorsque ça arrive, j'ai besoin de compassion pour moi même plutôt que de me tapper sur la tête pour arriver à comprendre et résoudre ce qui me chicotte. Me concentrer sur mon gras est une forme d'évitement du problème de fond qui ne m'aide en rien à aller mieux.

Cette semaine, c'est les intras. Je me met tellement de pression et d'impératifs que je n'arrive plus à rien faire. Imaginez un film dont l'héroine serait un espèce de surfemme manquée qui devrait sauver le monde mais qui douterait toujours de sa capacité à le faire vu le travail énorme à produire, puis elle se déciderait toujours à se lancer à la dernière minute. On l'appelerait The Procrastinator. C'est moi.

The Procrastinator a récemment remarqué que les semaines ou elle se prive d'activité physique pour arriver à faire tout ce qu'elle s'impose de faire, elle pète un cable et finit par perdre la majeure partie de son temps à stresser, à manger et à s'en vouloir. The Procrastinator devrait peut-être envisager que l'activité physique fasse partie de son mode d'entretien de gestion de ses pouvoirs pour être au peak de sa forme de superhéro.

Je ne suis pas une sainte. Je suis un superhéro, mes pouvoirs m'appartiennent et je ne rends de comptes à personne.

-The Procrastinator

lundi 18 février 2008

Atoufini!!!

Atoufini! C'est ce qu'une de mes nièces dit d'un air triomphant et joyeux en leyant les bras au ciel lorsqu'elle fini de manger comme si elle venait de conquérir un continent. Depuis, j'ai adopté l'expression et la gestuelle. C'est comme me faire des grimaces dans le miroir le matin: ça met de bonne humeur.

Ben justement, atoufini!!!!

J'ai officiellement fini de voir Ken. Célébrons...

Moi qui avait étudié assez pour me rappeler de toutes les inactitudes scientifiques et préjugés enseignées en classe, je me suis retrouvée en face d'une feuille d'examen adaptée aux neurones meurtris des gros joueurs de football stéréotypés de ma classe: trop facile.

Si je n'avais pas écrit tant de méchanceté sur Ken, je crois que je lui donnerais l'adresse de mon blog... Dommage que je manque de temps pour lui prouver avec des arguments de sa discipline qu'il gagnerait en compétence à ouvrir son esprit.

Oh et avouons le, j'aimerais juste aussi lui retourner la frustration de m'être serré les dents pour me taire pendant toute la session: les gros ci, les obèses ça, gnagnagna, le saint IMC, les loosers qui s'entrainent pas, gnagnagna, je dis n'importe quoi en citant des études des années 60 quand ça m'arrange, gnagnagna, etc, etc, pu capable... Et en plus, je n'ai rien appris que je ne savais pas déjà.

L'exercice va enfin pouvoir redevenir amusant. Reste à voir si la diététiste qui prends la relève pour le reste du cours saura élever la barre.


mercredi 23 janvier 2008

On me torture

J'ai séché mon cours de lundi soir avec Ken en prétextant une maladie aigue. L'idée d'aller me comparer aux athlètes de ma classe en courrant jusqu'à ce que j'ai envie de me dégueuler les trippes pour savoir ma VO2max ne me disait rien. Je vais faire ça bien sagement, au gym, seule avec mon cardiofréquencemètre, en compétition avec nul autre que moi même.

Vous me direz que je n'avais qu'a me foutre des autres et je vous répondrai que vous avez bien raison mais que je n'ai pas assez de force mentale pour livrer des combats non nécessaires sans envie de le faire.

Mais la vie me puni pour m'empêcher de recommencer trop souvent et tomber dans le coté sombre de la force. Non, je ne suis pas vraiment tombée malade, personne n'est mort, aucune catastrophe naturelle ne s'est abattue sur mon appartement. C'est presque pire: je suis encore tombée, pauvre de moi, sur une coloc "artiste".

Ma nouvelle coloc "chante".

Enfin, c'est ce qu'elle affirme...

Au son de la chose, mes chats dressent les poils comme s'ils avaient vu Godzilla et se sauvent pendant que moi, je me retiens pour ne pas éclater de rire devant le sérieux de ma coloc qui se prends pour une cantatrice. C'est pas facile, je vous jure.

Voyez vous, elle chante comme ma grand-mère quand elle pratique pour sa chorale avec ce son trop aigu et snobinard qu'ont les soprano de chorales de garage. Et en plus, ce sont est mal affirmé et souvent faux. C'est une torture auditive et, si ça a au moins le mérite de dillater la rate, il ne fait pas rire même si l'envie de le faire fait monter la pression interne. Une chance que je ne suis pas cardiaque, ma vie serait en danger.

Mais bon, ce qui ne tue pas rends plus fort à ce qu'on dit.

Mais si ça ne me tue pas, ça affaiblira peut-être mes ovules.

Ces temps ci, je pense souvent à mes ovules, pas vous?

C'est que les utérus de mes amies se déclarent un après l'autre occuppés quand leurs appartements ne tremblent pas déjà sous les tirs de pleurs de poupons.

Et moi, luttant contre mes instincts, je continue d'utiliser le méchant latex et je continue de caliner des bébés sans arrêt tous les mercredi et tous les jeudis après-midi. Le reste du temps, mes profs me parlent de développement embryonnaire ou de la théorie d'attachement infantile, selon les cours. Quand il m'arrive de voir mes consoeurs pleines de marmaille, je les encourage à verbaliser leurs sentiments, espérant secrètement qu'elles me disent que la maternité est une plaie. Pour mon plus grand malheur, je suis entourée de mamans gaga de leurs rejetons, les dits rejetons étants tout à fait adorables et me gratifiants toujours de leur plus beau maudits sourrires. Ah que j'adooore ces petites choses sans manières ni vocabulaires et le pire, c'est que je les aime toujours quand ils grandissent.

Je vais aller prendre un grand verre d'eau et attendre que ça passe. Et vous, allez donc embrasser votre progéniture si elle est encore en age de se laisser faire!

dimanche 20 janvier 2008

Spinning

Non, je ne chiale pas toujours.

La preuve, c'est qu'hier, je me suis rendue au gym ou je suis abonnée pour faire une séance de spinning. Et j'ai adoré.

J'en ai sué un coup. Tellement que sur la fin, j'ai eu mal au coeur, probablement le résultat d'avoir un peu tôt puisé dans mon système anaérobie. Mais on se laisse vite entrainer avec de la bonne musique. Je pouvais fermer les yeux et me sentir sur une bonne montée dans un paysage bucolique, en grande cycliste, ma mèche de cheveux trempée dans les yeux pour le prouver. Ça défoule et ça calme.

Le prof était excellent. Un gentil monsieur énergique avec un superbe sourrire qui félicitait constemment les gens pour leurs efforts et qui encourageait ceux qui se sentaient trop fatigués à ralentir un peu la cadence, ce qui avait pour effet que chacun était content d'être là.

J'y retournerai.

C'est autre chose que de faire de l'exercice pour le bien être immédiat, sans attendre la confirmation de la balance pour être contente ou pas, sans rêver à ces jours lointain ou je serai mince et tonique et voir l'exercice comme une tâche obligatoire pour arriver à ce corps lointain. J'ai besoin de prendre le temps de bouger pour contrôler ce stress omniprésent que je ressent souvent dans mon estomac et dans ma gorge, justement les endroits ou je devrais ressentir la faim. Ça fait partie de cette démarche de bien-être global de ma vision de l'anti-régime: être bien d'abord, mieux globalement, connectée à ses besoins, dans le présent. Vivre plus!

jeudi 17 janvier 2008

Lubies hormonales

Il y a une bonne faim qui me tarraude l'estomac. J'attends le retour d'O. pour savoir si je fais grésiller les steaks que je viens d'acheter ou si on s'en va .

J'aurais dû étudier ma neurobiologie aujourd'hui pendant mes heures tranquilles à la ligne d'écoute mais il y avait d'adorable bébés à la halte garderie et je n'ai pas résisté à l'envie de jouer avec l'adorable petite Victoria tout l'après-midi. Avec ses 6 mois, ses grosses joues roses et ses éclats de rire, elle est aussi adorable que mes petits du mercredi. Mes plus jeunes ont quelques semaines et mon plus grand à 14 mois. Ils sont tous adorable. Tous. C'est une conspiration.

Je veux des bébés. C'est une envie qui me travaille depuis des années mais ça prends des proportions démesurées. Je veux des bébés encore plus que je voulais un chien à 6 ans et ça, croyez moi, c'était une grosse envie.

Ai-je déjà dit que ce blog est un exutoire? Je le redis...

Donc aujourd'hui, je n'ai pas étudié. J'ai par contre fait de l'exercice et c'était assez amusant pour me donner envie de recommencer souvent. La liberté totale, dans mon salon, avec de la bonne musique, les cheveux n'importe comment et une tenue que je n'aurais jamais osé porter en public ou devant un être vivant quelconque.

Qui a dit qu'on ne pouvait pas se faire un programme efficace à la maison? Ceux qui vendent des abonnements au gym probablement. J'ai tout ce qu'il faut ici pour une bonne séance de muscu et tout ce qu'il faut autour pour une bonne séance de cardio. Pas de perte de temps pour le trajet, pas d'attentes pour les machines, pas de gros musclés qui font des sons obsènes en forcant au bench press, pas de pitounes en camisoles courtes (autre que moi...) et tous mes petits produits à portée de main dans ma douche sans poils mouillés dégoutants partout. Et même quand c'est propre, les douches, j'ai trop de souvenir de la façon dont nous lavions les toilettes à la Ronde pour qu'elles PARAISSENT propres pour ne pas avoir envie de hurler de dégoût lorsque mon corps touche au rideau de ces usines à verrues plantaires.

D'ailleurs, les entraînements les plus en vogue ces temps ci et les plus utiles pour améliorer les capacités de nos petits corps au quotidien se font sans machine, en superset. Mais la mode, je m'en fou. Le gym, c'est out pour moi, jusqu'a ce que j'ai envie d'y retourner à nouveau, ce qui arrivera probablement un moment donné. Je ne me tappe pas les cours de Ken pour ne pas arriver à me monter moi même un bon programme qui me donne envie. Et exit les entraineurs, ça, plus jamais.

Demain, j'ai un autre rendez vous avec mon corps, en tête à tête.

mercredi 16 janvier 2008

Gym

J'ai décidé de retourner m'entraîner.

J'ai un doux souvenir des jours ou j'étais en pleine forme.

Un doux souvenir et aussi une nausée montante.
J'étais au gym si souvent que je me souviens de l'odeur de peinture dans le portique plus que de celle des lasagnes de ma grand mère.
Mon entraineur était autant dans ma vie que mon amoureux. Et jamais satisfait.
A bien y penser, c'était un calvaire.

Mais il y avait cette énergie des jours ou je m'étais dépensée au matin. Cette satisfaction. Cette sensation d'habiter ma peau.

Pensez vous qu'il est possible de se déprogrammer complètement et d'arriver enfin à associer sport avec plaisir sans tomber dans le coté malsain de la chose? Est-ce possible de ne pas devenir fanatique dans des cours d'aérobie menés par la reine impériale et militaire des fanatiques extrêmes?

Il me vient une idée géniale: matcher la folle qui nous gueule dessus dans les cours de step avec Ken et leur payer un aller simple pour leur voyage de noces.

Demain matin, je vais au gym. Pas pour être super belle dans le futur. Juste parce qu ça me fera du bien dans l'instant.

Reste juste à voir si j'arriverai à me lever...

mardi 15 janvier 2008

Ça existe pour vrai

Ken: "Lorsqu'on est en surpoids ou obèse, on a pas de muscles pour tenir ses viscères et sa colonne, on est en mauvaise forme physique et on va avoir des maladies hypokinétiques. Vous allez être surpris si vous êtes de ceux là mais il y en a ici dans cette classe qui sont en surpoids."

Moi: "Eh merde, moi qui pensais que j'étais trop maigre. Il fait bien, Ken, de nous assener quelques vérités parce que pour le reste, tout le monde sait bien qu'il est impossible d'avoir des muscles sous sa couche de graisse et d'être actif tout en ayant un surplus de poids, d'avoir une bonne tension artérielle ou de ne pas être en mode pré mortuaire..."

Un peu plus tard...

Ken, affichant un air mi surpris, mi scandalisé dans sa chemise rose trop petite pour mieux mouler ses pecs, au milieu d'un exposé redondant sur les gros ventres: "Des IMC de 40, imaginez, ça existe pour vrai!!!!"

Moi, affichant un air totallement désinteressé pour tant de connerie et bien callée dans ma chaise, me parlant dans ma tête sans pouvoir réfrêner un sourrire narquois: "Nooooon! Et un prof d'université aussi nul, ça existe pour vrai!!!!"


Oui... Ça existe pour vrai.

mardi 8 janvier 2008

Le sport, c'est du sport

Les mots de Plastique Ken et le commentaire de Suzie m'ont fait réfléchir sur les bases de mon haïssage viscéral du sport.

Moi aussi, je suis plus habile a faire des acrobatie avec mon cerveau qu'en coordination de base de mes pieds. C'est comme ça, je ne peux rien y faire. Je serai toujours de celles qui trouveront involontairement les positions les plus artistiques et douloureuse en ski et qui manquent de grâce au tennis. Mais petite, j'aimais bouger et courrir même si les livres et leur belles images m'attiraient beaucoup. J'aimais jouer avec les autres. Comment ais-je donc pu devenir cette enfant qui aurait tout fait pour un billet du médecin me dispensant de ce que je perçevais comme une humiliation publique?

Quelle sont les valeur qu'on transmet aux enfants dans les cours d'éduc? Celles de se respecter, de se sentir bien dans son corps, de collaborer et de comprendre les autres? Je ne sais pas pour vous mais dans mon patelin, le prof d'éduc avec ses longs cheveux sales était bien davantage axé sur la victoire, sur le défoulement, sur la compétition, sur le dépassement de soi. Ce sont de belles valeur mais on ne les met pas de l'avant lorsqu'on enseignee les math pour que ceux qui ont moins de facilité ne se sentent pas à part. Pourtant lorsqu'il sagit de sport, combien de prof d'éduc laissent encore 2 élèves choisir un à un les membres de leur équipe jusqu'a ce qu'il ne reste à la fin que ceux qui seront bien visiblement étiquettés comme indésirables dans l'équipe?!?

Chez nous, les examens d'éduc se faisaient devant tout le monde. Je craignais bien davantage les regards que la note. Dans les sports d'équipe, après avoir souvent été choisis la dernière, je nuisais à mon équipe et on me le faisait clairement savoir. Si on avait pris le temps de m'expliquer et d'expliquer aux autres que j'étais et suis toujours incapable de voir en 3D, peut-être aurait-on compris que je n'attrappe pas toujours le ballon parce que c'est biologiquement plus difficile pour moi de savoir ou il est.

On devrait penser aux enfants moins doués lorsqu'on élabore le contenu des cours d'éducation physique. Même à l'âge adulte, on traîne avec nous l'idée, fausse, que le sport soit réservé à ceux qui y excellent. Pourtant, la forme physique est une qualité bien personelle et c'est face à soi qu'on devrait chercher à s'améliorer. Augmenter le nombre de cours d'éducation physique sans en changer le fond ne réglera pas le "problème d'obésité infantile". On ne donne pas a des enfants l'amour de bouger pour se sentir bien dans son corps en le blessant dans son égo en construction.

Parlant de sport, je pars en courrant rattrapper mon bus. Je suis encore en bonne position pour arriver en retard à mon cours...

lundi 7 janvier 2008

Ken and me

Le sport le plus difficile est sans aucun doute celui d'endurer ces petits sportifs grossophobes cons qui ne manquent pas partout ou on reproche aux gros de ne pas être.

J'en ai rencontré sur les pistes de ski de fond du parc de la Gaspésie: un collègue de mon O., champion d'escalade et fan de plein air, qu'on retrouvais par le plus mauvais des hasard au gîte du Mont Albert et qui, pour soulager mon muscle endolori de fille pas douée qui s'est plantée en pleine face dans une descente raide, suggérait qu'on laisse traîner de la bouffe pour me motiver à suivre plutôt que de me reposer. Si seulement j'avais eu le plein usage de mon pied, je lui aurait bien montré, moi, que j'ai de la vigueur pour ma grandeur!

J'en ai rencontré un autre ce soir. Un vrai et un total. Vous l'avez sans doute déjà vu à la télé. Il vient souvent donner son opinion de grand expert de la forme à des émissions bien connues, il entraîne nos grandes vedettes locales et écrit des livres d'exercices à temps perdu. Pour le plus grand malheur de mes oreilles, j'ai appris ce soir qu'il enseigne dans une université montréalaise et qu'il a moins de sens du pollitically correct lorsqu'il se trouve devant un public composé de 98% de mince. (Nous sommes une cinquantaine, devinez qui vient faire fléchir la statistique?)

Je l'appelerai Ken.

Ken, qui doit nous enseigner les bases de la science de l'activité physique, a plutôt passé ce soir ses 3 heures à épandre subtilement ses convictions anti-gras et son dégoût de ceux qui en portent trop à une classe d'obsédés de la chose en prenant tous les prétextes possibles.

Croyez vous qu'un prof qui fait une fixation sur l'horreur de cette épidémie d'embonpoint en parlant de "ces enfants qui vont coûter une fortune à la société parce qu'ils font tout pour tuer leur pancréas en restant étendus à manger du McDo en regardant la télé comme leurs parents obèses", qui souligne a un étudiant qu'il est "bien puisqu'il n'est pas gros" ou qui met dédaigneusement plusieurs photo peu respectueuses de personnes obèses dans ses notes de cours sans que le contexte l'exige mérite une plainte au comité de déontologie de l'université? Je me tâte...

Ken nous emmenera aussi nous faire pincer la graisse en groupe par une gang de futurs kinésiologues en mal de cobayes qui en profiteront pour mesurer tous nos paramètres physiques. J'me peux plus d'attendre ce moment, cette surprise.

J'exagère peut-être. J'ai probablement tord de me sentir visée par sa lutte anti-gras et pourtant, je suis revenue à la maison les larmes dans le coin de l'oeil comme si on m'avait personellement attaquée toute la soirée. Et de penser que je devrai lutter pendant 15 semaines pour me préserver de cette influence plastique satanique, je déprime.

Le stéréotype du gros paresseux qui mange devant la télé, je peux plus l'entendre. Et d'avoir devant les yeux un prof qui a des bobettes de plastique au lieu d'avoir de vraies couilles en affirmant que 95% des gens reprennent tout le poids perdu et plus encore sans se demander le rôle qu'il a a voir dans cet état de fait en tant que professionnel et en blâmant bêtement la volonté de ses clients, ça me rends triste autant que ça me fout en rogne.
Parce que perdre du poids, c'est facile, qu'il dit...

Si tu savais, Ken... Si j'en croyais le regard que tu jettes sur le corps de celles qui me ressemblent, j'aurais si honte que je deviendrais comme celles que tu juges parce qu'elles n'osent plus bouger dans leurs corps que tout le monde se permet de regarder parce qu'il pourrait coûter un jour au contribuable. (Et ça, c'est discutable)

Au final, je n'ai pas honte, homme de plastique. Je trouve seulement dommage que ton discours sente le sacrifice plus que la vie car je sais que rien ne change ni ne pousse dans ces conditions. Tu continuera à récolter ton 95% d'échecs et tes quelques déséquilibrés. Et si l'activité physique servait d'abord à se connecter sur soi, puis à être plus soi au lieu de chercher à devenir toujours plus comme les autres? Et si t'étais vraiment un grand entraîneur en osant autre chose que l'air sale du temps?

Je vais me coucher, Ken. Tu m'as trop tappé sur les nerfs et j'en perds mon créole.

dimanche 18 novembre 2007

Le mot de la fin

Je suis hier allée faire quelque chose dont j'ai parfois parlé sur ce blog, un grand tabou, quelque chose que je pourrais faire seulement lorsque je serais mince...

...de l'escalade!

Je suis souvent allée chez Allez Up! observer mon amoureux qui grimpais en me disant que j'aimerais bien en faire aussi, mais l'idée d'aller mettre un baudrier (le harnais pour l'escalade) pour bien mettre en valeur mes fesses et mes cuisses et ensuite aller m'étaler sur un mur avec quelqun ayant pour seule fonction de me regarder, ça a de quoi donner plutôt envie d'aller vivre dans un pays africain appréciant davantage mes formes, surtout dans ces salles ou les seules filles présentes sont légères et souples, corps idéal pour l'escalade.

J'ai beau dire à qui veut l'entendre qu'il ne faut pas attendre d'atteindre la sainte minceur pour devenir ce qu'on veut être et faire ce qu'on veut faire, je me disais que si mon chum réalisait à quelle paire de fesse il a affaire tout les soir en me comparant pendant que je grimpe, je risquais qu'il me laisse tomber et, qu'étant sur un mur, je n'y survivrais pas.

Mais lorsqu'il m'a proposé d'aller grimper pour la millième fois vendredi soir et que de façon réflexe, je me suis dit intérieurement que je devais être mince avant en invoquant la fausse excuse que je suis trop lourde pour être efficace, je me suis dit qu'il était temps de surpasser aussi ce tabou. Après tout, je suis forte et je saute aussi haut que n'importe qui dans mes cours d'aérobie avec ma prof folle boostée aux stéroïdes. Et je n'ai pas à être parfaite dans tout, juste à viser l'amélioration. Et j'en avais envie follement. Alors, follement aussi, j'ai dit oui.

Rendue à la Montagne d'Argent désertée avec cette température glaciale, en regardant cette roche trop plane, mon nouveau beaudrier pas très seyant au postérieur, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Mais j'étais là et mon orgueuil m'a soutenu. J'ai d'abord assuré mon amoureux qui installait dangeureusement le parcours, puis je me suis lancée. C'est là que je me suis rappelée que j'ai le vertige, que ma vie ne tenait qu'a un fil et que le gars qui tenait le fil, en bas, fait 35 lbs de moins que moi. Lorsque tout ton corps est bien trop haut dans les airs et que tu ne tiens qu'a un semblant de bosse sur la roche du bout de ton pied gauche et à une mini craque avec le bout d'un doigts tellement gelé qu'il n'a plus de sensation (sensation qui n'est pas totallement revenue d'ailleurs, c'est un peu fou de grimper dehors à ce temps ci de l'année...), tu y penses à tout ça.

Tu y penses et tu te concentre à mettre toute ton énergie à rester collée à la paroi pour oublier le moment qui arrive, bien pire, ou tu devras descendre en rappel en projettant tout ton poids derrière, dans le vide, soumis à la compétence du gars léger qui t'assure. A ce moment là, t'oublie même que la corde soulève un peu ton chandail en exposant ton meilleur bourrelet au monde entier (ok, il n'y avait que mon chum, des coccinelles comateuses de froid et des oiseaux mais quand même...) Ça m'a pris un bon dix minutes avant de m'y résoudre, puis je suis finalement revenue en bas saine et sauve, encore toute tremblante et probablement juste un peu traumatisée.

Et on retourne se pratiquer sur les murs intérieurs bondés cette semaine.

Alors je me suis dit que ça ferait un beau mot de la fin de vous dire qu'il faut savoir avoir un peu d'audace pour aller plus loin que ce dont on se croit capable, avoir confiance en soi et en l'autre et se laisser tomber dans le vide parfois et surtout, prendre conscience que la vie, c'est court et qu'il serait dommage d'attendre le saint graal de la minceur avant d'oser faire ce dont on a envie parce que rien, à part ces barrières dans nos esprits, ne nous empêchent de vivre pleinement maintenant, et on le mérite autant que n'importe qui.

Merci pour vos gentils commentaires et à la prochaine!

Anick
xx

Je ne sais toujours pas tourner les photos...
Ça ne parait pas très abrupte sur cette photo, mais la réalité était autrement plus haute, verticale et terrorisante.

mardi 9 octobre 2007

Lendemains de tennis

J'ai appris à jouer au tennis hier. Une heure et demie à courrir après la balle, à la servir dans le fillet, à swinger dans le vide... J'ai adoré!

Ce matin, je découvre qu'il est possible d'avoir des courbatures jusque dans les fesses. Qui a dit que le sport donnait cette belle démarche droite et confiante? Je marche comme une petite vieille avec une jambe plus courte que l'autre.

Mes bébés m'attendent, je me sauve!

mardi 21 août 2007

La bébé attitude

Moi, j'ai décidé d'avoir la bébé attitude. Manger comme un bébé, rire comme un bébé, être triste comme un bébé... Je vis très bien avec mon ça et mon moi. C'est le surmoi freudien qui m'étouffe. Alors vive la bébé attitude!
*******
Hier, j'ai été prise d'une irrésistible envie de bouger alors je suis retournée faire un tour à mon gym.

Lorsque je me suis inscrite, j'ai été séduite par le prix de l'abonnement et les services offerts. Ça été comme un gros coup de foudre qui va de déceptions en déceptions.

Contrairement aux autres gym ou j'ai pu m'entrainer, ce grand complexe du complexe est rempli de gens au physique bien ordinaire qui, de toute évidence, ne l'acceptent pas. Autant il y avait de l'entraide ailleurs ou j'étais, autant à mon gym, c'est le festival du scrutage de l'autre. C'est incroyable le nombre de bitcheries que j'entends dans les vestiaires sur les fesses d'une telle ou d'une autre. J'ai l'impression de voir ces bitcheuses parler de leurs propres complexes. Ce n'est que triste pour elles.

Mais peu importe, moi quand j'y vais, je m'amuse, je me défoule et je redécouvre le plaisir de bouger par instinct primal plutôt que d'obsessionner sur la graisse à faire fondre. Et vive les endorphines!

Alors hier je me suis présentée pour un cour de step. Ça a beau faire un peu années 80, moi j'adore ça. Tellement que j'aurais presque envie d'y aller en leggings sous un body rose avec un bandeau de ratine sur mes cheveux permanentés et crêpés. Je suis née en retard.

J'ai eu droit à une classe qui connaissait des routines un peu étranges par coeur, probablement parce qu'elles ne doivent pas changer bien souvent, et à une prof statique à l'avant qui criait, en anglais, sans micro et par dessus la musique, les prochains mouvements sans les faires. Donc logiquement, je me suis souvent retrouvée en sens inverse ou plus du tout capable de suivre, ce qui a bien énervé la prof sans que ça ne me dérange une seule seconde. Au contraire.

Mais je ne suis pas cruelle. J'ai aussi de la compassion pour cette pauvre prof qui semblait tout près de casser en deux tellement elle manquait de tonus et de formes. Ma maigrichonne cousine de 12 ans a plus un corps de femme que ma prof d'aérobie. C'est un modèle de santé ça? Même crier devait probablement mettre sa vie en danger. C'est une bonne chose qu'elle n'ait pas levé le pied du cours. Qui sait ce qui aurait pu arriver! Je crois qu'en bonne samaritaine, j'irai secrètement poser du chocolat devait son casier la prochaine fois.

Ce soir, j'irai essayer le spinning ou la boxercice. Comme la boxercice est réservée aux avancés seulement, ça me tente bien d'aller voir ce qu'ils y font. J'ai fait du cardio tae boxe pendant quelques temps, je ne suis pas une experte mais j'adore! Pourquoi manquer une occasion d'apprendre et de rire de soi même?