mardi 11 septembre 2007
Une autre crise.
Je ne peux pas passer un jour sans venir me défouler sur ce blog. Surtout dans ces jours ou je n'ai pas le temps de venir écrire. Peut-être devrais-je l'assumer pour l'instant comme un besoin essentiel.
Ma fidèle calculatrice s'est mise à écrire en code secret au début de mon cours de physique; du coup j'ai du aller en acheter une autre sur le champ puisque c'était un cours des rares cours d'exercices pratique et qu'elle était indispensable. A deux pavillons de là, au magasin scolaire, le préposé des calculatrice était occuppé avec un client aussi rapide qu'une tortue morte. Ensuite, la machine intérac a brisé à mon tour à la caisse. J'ai pris la moitié du cours pour une opération qui aurait du prendre 15 minutes maximum. Quand je suis revenue, je ne comprenais plus rien, ayant manqué le début. Puis je suis allée voir le prof pour lui demander si la matière couverte était dans notre manuel en lui expliquant la situation, ce a quoi il m'a répondu d'un ton froid et sarcastique: " Pauvre petite fille, c'est tu plate... Je sais pas moi."
Je l'ai remercié, j'ai pris une grande respiration et je suis rentrée à la maison là ou les carambars, le nutella, le fromage, les pizza pochettes et ce que j'oublie m'attendaient.
Horraire de fou + cours de physique en chinois = je me jette dans des cochonneries. Ça ne m'en prends pas beaucoup pour faire une belle crise mais c'est toujours sensiblement les mêmes ingrédients.
J'imagine que plusieurs d'entre vous savent ce que c'est. Quand j'entre dans cet état là, je deviens un robot programmé pour bouffer et je l'impression de ne plus avoir accès à moi même. J'ai même besoin de me détacher de moi même.
Ensuite, j'aurais envie de pleurer pendant des jours. Lorsque je ne vomis pas, c'est pire. Je ne ferais pas l'apologie de la boulimie mais j'avais avant l'impression de faire sortir le méchant d'une certaine façon, de me défouler. Ça faisait du bien, du mal aussi, mais ça me déchargeait.
La je suis de retour dans mes souliers à essayer de me calmer, de me pardonner, d'analyser, de penser à ce que je pourrais faire pour gérer ces émotions qui me bouffent et que je bouffe.
J'ai beaucoup appris mais le stress scolaire me dévore encore. Depuis quelques années, c'est pire. Je me met une pression folle. J'ai toujours été parfaite à l'école. Il le fallait bien puisque j'étais persuadée que c'était mon seul talent. Maintenant, l'habitude est prise. Chaque problème que je ne comprends pas, je le prends comme un coup de poing au visage. Ces temps ci, je reviens de mes cours avec des bleus partout. L'idée d'échec (l'echec étant pour moi tout ce qui n'est pas une réussite éclatante) me fait paniquer. A l'école comme en alimentation et partout. C'est un cercle vicieux de panique parfois.
Ce n'est pas la première fois que je parle de perfectionnisme et de besoin de contrôle.
J'aimerais retourner m'entraîner la semaine prochaine puisque ça me défoule. Cette semaine, je manque de temps pour le faire... Je n'en aurait pas plus la semaine prochaine. Je fais quoi quand la seule chose qui me permet de gérer le stress d'un horraire trop chargé pour ma petite nature me prends du temps? Tout prends du temps et je ne sais pas ou me mettre dans tout ça.
Toutes mes sessions se font au bord de la crise de nerfs. Je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Le problème, ce n'est pas les crises de bouffe, c'est mon incapacité à vivre dans le monde. Je mange très bien lorsque tout va bien. Mais quand je vais mal, c'est la seul chose qui me calme sur le moment.
Est-ce utile pour une personne comme moi de consulter une diététiste? Je pense à appeler pour qu'on m'enlève de la liste d'attente. C'est de me trouver dans ma tête dont j'ai besoin.
Il faut quand même relativiser la gravité de ma crise. Je ne vais quand même pas aussi paniquer parce que je vais grossir (parce que oui, au fond, je panique un peu). Je remangerai quand la faim reviendra et c'est tout. Je me demande juste si j'arriverai à ne plus en avoir besoin de me défendre de cette manière un jour...
Je retourne à ma physique puisqu'il le faut!
jeudi 16 août 2007
Mika - Big Girl (You Are Beautiful)
C'est pas vrai, et beau, ça?
***
Matin d'examen pour moi.
Pour la première fois de ma vie, je suis préparée mentalement à me planter. Ça va changer de mes notes habituelles.
Celle qui aurait du étudier intensé ment hier a fait une belle crise de boulimie vomitive hier suite à son incapacité à gérer ses études, un coup de fil pas chouette et une enveloppe contenant des souvenirs difficiles...
Le s... d'i... m'a vraiment rendue malade jusqu'au milieu de la nuit. Je ne m'étais encore jamais rendue aussi malade que ça. J'ai même vomi un peu de sang et me suis fait vraiment peur. J'ai eu amplement de temps pour me promettre de ne jamais plus recommencer, la tête appuyée sur le robinet entre 2 spasmes stomachaux douloureux sur un estomac vide depuis des heures. C'est une bonne chose considérant que c'est une rechute peut-être necessaire pour arrêter une fois pour toute.
Désolée aux coeur sensibles mais c'est peut-être une bonne chose de montrer la boulimie sous son vrai jour si quelqun de tentée par ces conneries venait à passer ici. Ça a quelque chose de l'automutilation, de la pénitence et c'est loin d'être classe. Je me retrouve pendant des heures en contact étroit avec ma vomissure à suer et à me vider de tous mes fluides, larmes comprises. J'ai de la chance, pour moi, c'est très très épisodique. J'ai commencé sur le tard après un événement assez traumatisant et malheureusement, j'avais toutes les connaissances médicales pour faire ça dans la totale. Heureusement aussi, j'avais toutes les connaissances pour me raisonner la plupart du temps.
Je ne peux pas faire autrement qu'être déçue de moi même. Je me suis débarassée de toutes mes petites bouteilles de s.i. pour être sure de pouvoir poser un instant de réflexion entre une grosse orgie de bouffe et la petite bouteille du diable.
Je n'en ai jamais vraiment parlé si ouvertement avant cette crise.
Donc ce matin, je suis épuisée mais j'assume et considère que la journée d'hier à été assez difficile sans m'autoflageller aujourd'hui. Je retourne étudier et vais faire de mon mieux dans les circonstances.
Je reviendrai mettre la recette des fondants et répondre à vos gentils commentaire lorsque je me serai débarrassé de cet examen. Je ne suis pas prête mais vu mes autres notes, j'ai besoin de 25% pour passer.
C'est peut-être faisable.