Je n'aurais jamais pu croire me libérer de l'emprise de la balance. Malgré le fait que dans certains rares moments de faiblesse face à sa dictature omniprésente, je sois tentée de me peser, je crois avoir pris conscience de son inutilité absolue dans ma vie.
Je ne suis plus à la recherche de la technique parfaite pour perdre du poids rapidement et mon bonheur n'a pas rapport avec le nombre de livres perdues cette semaine. Si ça peut paraître évident pour certaines personnes, ceux qui ont fait plusieurs régimes savent que c'est un travail sur soi qu'il faut faire pour y arriver et que ce n'est pas évident.
Je sais que l'Anti-Régime est parfait pour mon corps et ma tête et que je maigris doucement et continuerai de maigrir jusqu'a ce que mon corps se sente bien au poids ou il est. J'ai un miroir et des vêtements me rassurant que je ne grossis pas de manière complètement anarchique. J'apprends doucement à devenir Zen face à la nourriture et à ne plus avoir ce sujet en tête continuellement. Je ne vois donc aucun avantages à la balance.
On a beau se dire qu'on se pèse juste pour savoir, pour suivre vaguement l'évolution de notre poids sans trop s'inquiéter, je ne connais aucune femme qui ne sente pas un peu de découragement, voire un vent de panique, lorsque ce tas de feraille indique un chiffre plus haut. Qu'on ait pris un peu d'eau ou de gras, on cherchera forcement un raison pour cette augmentation. Lorsqu'on a perdu, on cherche à continuer dans cette voie. Ou alors, on s'autorise un petite gâterie lorsqu'on a pas faim(quoi, y'a quand même pas juste à moi que ça arrive!?!)
Quoi qu'il arrive, on donne la parole à un tas de tôle et cela ne nous aide pas à nous écouter. La seule chose qui devrait nous dire de manger plus, ou moins, ou autre chose, c'est notre corps, et c'est une aptitude qui se travaille. On ne s'aide pas en introduisant des interférences.
Parce que c'est exactement ça le coeur de l'anti-régime: réduire les interférences qui nous empêchent d'écouter notre faim. Et au début, à force de s'être autant reniée, on est très sensible et on doit faire encore plus attention.
Des interférences, il y en a plein: la balance, l'obsession de perdre du poids vite, la mauvaise estime de soi, les diètes, la culpabilité de manger, les habitudes, les conventions, les émotions qu'on a besoin d'effacer (comme, le stress!) et il y a vos raisons, qui sont bonnes mais qui empêchent d'avoir une relation sereine, saine et pacifiée avec la nourriture.
Avec le temps, on devrait en venir à laisser tomber complètement l'esprit de régime. Pas évident puisqu'on est carrément possédées pour la majorité d'entre nous, victimes de ces sectes dangeureuses que sont les régimes. Je vous rassure, l'exorcisme n'est pas obligatoire (habituellement) pour s'en sortir.
Une des perversité des régimes, c'est de nous faire penser tout le temps à la nourriture, que ce soit en pensant à ce qui nous est interdit pour ne pas succomber ou en rêvant à ce qui nous est permis. Et ça, c'est quand on ne rêve pas tout simplement à ce qui nous est interdit (en général après deux semaines...) Une des choses qu'il faut abandonner en même temps que les restrictions des régimes, c'est cette façon d'être complètement obsédée par la nourriture et de penser au prochain repas ou à manger.
Il faut créer de l'espace dans nos têtes pour plus de vie. On ne pense pas tout le temps à pisser et pourtant, lorsque l'envie vient, on se soulage puis on y repense plus jusqu'à la prochaine fois. La faim, c'est un besoin physiologique. C'est pareil sauf qu'en général, il est plus facile de trouver quelque chose à manger quand la faim se pointe que de trouver des toilettes quand l'envie nous prends. Et c'est un peu moins gênant socialement d'avoir terriblement faim sans pouvoir se soulager que d'avoir extrêmement envie de pisser sans trouver de toilettes.
Il n'y a pas de mal à se préparer un lunch pour avoir quelque chose de bon a manger si la faim nous prends. Mais si vous avez des tendances à être aussi affectée de moi, il peut être très constructif de vous laisser guider par votre instinct, sans rien planifier, pour quelques temps. Il n'y a rien de mal à partir la tête en l'air, irresponsable alimentairement, sans penser à ce que vous mangerez dans 3 heures. Si vous arrivez à trouver des toilettes, vous trouverez bien aussi de quoi survivre à votre faim. Et si aucune faim ne vient vous distraire de votre vie palpitante, vous n'avez pas besoin d'y penser. Vous n'êtes plus au régime, la nourriture n'est plus au centre de votre vie ni de vos pensées.
Vous remarquerez surement que lorsqu'on a passé plusieurs années à trop penser à la nourriture, ne plus y penser laisse un grand vide. Peut-être même qu'initialement toutes ces histoires de régimes sont venues vous occupper l'esprit vous rendant le service de vous faire penser à quelque chose, ou à autre chose que ce qui vous dérange vraiment.
C'est une opportunité de grandir, de se développer et de régler nos bibittes qui nous est offerte ici. Tant que nous n'aurons pas réglé nos interférences ni écouté nos voix intérieures qui nous disent pourquoi on mange trop pour nos besoins, on aura beau vendre provisoirement nos ames à tous les gourous en vogue, nos ames restent les notres et elles finiront par s'exprimer comme elle peuvent. (Faites moi taire, je vous en prie, j'ai l'impression de me transformer en gourou de psycho pop... mais j'y crois!)
Alors, je vous laisse méditer.
xx
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samedi 23 février 2008
mercredi 6 février 2008
Laide
Gnaaa, je m'étire et tatonne dans mon bordel amassé sous le lit, avant de courrir braver le gardien féroce du dessous du divan, mon chat, à sa recherche. A moins qu'elle ne soit derrière le congélo. L'ais-je jetté? Non, je n'aurais pas fait ça quand même. L'ais-je finalement envoyé à la St-Vincent de Paul? Peut-être. Quoi qu'il en soit, le doute qu'elle soit dans les parages tourmente mon instinct de chasse. Je la veux, et tout de suite. Il faut que je sache.
Quand dans un moment de faiblesse, tu recherche ta balance et tu réalises que tu as effacé les neurones qui lui correspondent, tu te dis:
1. Que tu dois avoir l'air névrosée, à fouiller tous les endroits possibles ou tu aurait pu cacher de toi même ta propre balance.
2. Que somme toute, pour l'avoir oubliée comme ça, il y a eu du progrès.
3. Qu'il va falloir faire avec parce que tu n'iras quand même pas en acheter une autre.
Mais d'ou sort cette idée folle de vouloir me peser? J'ai l'impression d'avoir besoin de quelque chose de fiable qui puisse me dire de quoi j'ai l'air. Et pourtant, les balances sont bien nulles pour ce genre de choses.
Hier, j'ai réalisé que mon VO2max avait baissé depuis quelques années. Il y a des jours ou des nouvelles si peu importantes vous fouttent le moral en l'air et vous lancent dans les grandes remises en question de votre personne entière. Mon VO2max a baissé, je ne pensais pas que j'étais aussi nulle, qui suis-je, ou vais-je, blabla, etcetera... Eh oui, parfois, je dramatise, et je remarqquee que souvent, je finis par mettre l'ensemble de ces malheurs éééé-pou-van-tables sur le dos de mon gras. J'en viens même à douter de savoir vraiment à quoi je ressemble. Tout ça pour un mauzus de chiffre.
Harceler mon chum hier ne m'a pas donné davantage d'idées sur ce à quoi je peux bien ressembler.
Le pauvre... vous devriz voir sa tête quand il sent une discussion se diriger sur ce terrain.
"Comment tu me trouves?... T'es sur?... Non mais, qu'est ce que tu trouves laid chez moi?... T'as même pas réfléchis avant de répondre rien, tu ne parles pas sincèrement!... T'as trop réfléchis avant de répondre, tu cherches les bons mots, c'est pas ce que tu penses vraiment... Est ce que je suis plus grosse que miss X?... Moins que miss Y?... Et le reste?..."
Et à chaque question, je me somme intérieurement d'arrêter ça tout de suite, d'arrêter de torturer le pauvre garçon et d'agir comme cette fille que je suis parfois et qui a confiance en elle. C'est bien plus attirant et je sais que, de toute façon, les garçons ne
remarquent souvent que ce qu'on leur fait remarquer. Mais dans ces moments là, j'ai juste besoin de savoir tout en sachant que relationellement, je suis en train de me tirer dans les pieds.
Et lui, il a beau me dire qu'il me trouve belle, pleine de charme, qu'il m'adore, j'attends qu'il me dise la vérité, qui ne peut être pour moi que de me dire qu'il me trouve tout de même un peu moche et grosse et je le crorais tout de suite s'il me disais qu'il a envie de vomir chaque fois qu'il me regarde.
Et là, il me sort qu'il ne veut pas être avec une fille comme celles des magazines, qu'il m'aime comme je suis: je n'entends que la première partie de la phrase. Parce que dans ces moments là, tout peut être interprété par ma petite tête comme un verdict de laideur. Comment ça, pas comme les filles des magazines? Qu'il le dise qu'il me trouve affreuse de la tête aux pieds!
Il ajoute que peut-être que je suis trop grosse pour être un canon de beauté pour certains gars comme les filles qu'on voit dans les magazines, mais que lui, il me trouve adorable. Interprétation de fille: ça y est, il faut se rendre à l'évidence, TOUT LE MONDE me trouve affreuse.
Je me suis endormie en pensant à ça et j'ai presque été surprise en m'apperçevant dans le miroir ce matin d'être mieux que dans mes constructions mentales.
Dans le monde des personnes raisonnables qui respirent et se calment, je sais que mon chum me trouve belle et qu'il préférerait aussi que je sois mince. Tout comme je préférerais qu'il soit plus gros. Ce n'est pas un drame. Faut juste que j'arrête de me promener ici et de penser que mon homme pourrait ressembler aux lâches sur ce site qui restent avec une femme pour qui il n'ont pas assez d'amour pour arriver à avoir du respect et de la profondeur.
Avez vous aussi des moments ou vous vous inventez des scénarios de laideur infinie? Comment ce regard que vous avez sur vous se manifeste-t-il dans vos relations amoureuses? Avez vous des craintes, rationelles ou pas? J'aimerais bien vous entendre un peu...
Vertige
xx
Quand dans un moment de faiblesse, tu recherche ta balance et tu réalises que tu as effacé les neurones qui lui correspondent, tu te dis:
1. Que tu dois avoir l'air névrosée, à fouiller tous les endroits possibles ou tu aurait pu cacher de toi même ta propre balance.
2. Que somme toute, pour l'avoir oubliée comme ça, il y a eu du progrès.
3. Qu'il va falloir faire avec parce que tu n'iras quand même pas en acheter une autre.
Mais d'ou sort cette idée folle de vouloir me peser? J'ai l'impression d'avoir besoin de quelque chose de fiable qui puisse me dire de quoi j'ai l'air. Et pourtant, les balances sont bien nulles pour ce genre de choses.
Hier, j'ai réalisé que mon VO2max avait baissé depuis quelques années. Il y a des jours ou des nouvelles si peu importantes vous fouttent le moral en l'air et vous lancent dans les grandes remises en question de votre personne entière. Mon VO2max a baissé, je ne pensais pas que j'étais aussi nulle, qui suis-je, ou vais-je, blabla, etcetera... Eh oui, parfois, je dramatise, et je remarqquee que souvent, je finis par mettre l'ensemble de ces malheurs éééé-pou-van-tables sur le dos de mon gras. J'en viens même à douter de savoir vraiment à quoi je ressemble. Tout ça pour un mauzus de chiffre.
Harceler mon chum hier ne m'a pas donné davantage d'idées sur ce à quoi je peux bien ressembler.
Le pauvre... vous devriz voir sa tête quand il sent une discussion se diriger sur ce terrain.
"Comment tu me trouves?... T'es sur?... Non mais, qu'est ce que tu trouves laid chez moi?... T'as même pas réfléchis avant de répondre rien, tu ne parles pas sincèrement!... T'as trop réfléchis avant de répondre, tu cherches les bons mots, c'est pas ce que tu penses vraiment... Est ce que je suis plus grosse que miss X?... Moins que miss Y?... Et le reste?..."
Et à chaque question, je me somme intérieurement d'arrêter ça tout de suite, d'arrêter de torturer le pauvre garçon et d'agir comme cette fille que je suis parfois et qui a confiance en elle. C'est bien plus attirant et je sais que, de toute façon, les garçons ne
Et lui, il a beau me dire qu'il me trouve belle, pleine de charme, qu'il m'adore, j'attends qu'il me dise la vérité, qui ne peut être pour moi que de me dire qu'il me trouve tout de même un peu moche et grosse et je le crorais tout de suite s'il me disais qu'il a envie de vomir chaque fois qu'il me regarde.
Et là, il me sort qu'il ne veut pas être avec une fille comme celles des magazines, qu'il m'aime comme je suis: je n'entends que la première partie de la phrase. Parce que dans ces moments là, tout peut être interprété par ma petite tête comme un verdict de laideur. Comment ça, pas comme les filles des magazines? Qu'il le dise qu'il me trouve affreuse de la tête aux pieds!
Il ajoute que peut-être que je suis trop grosse pour être un canon de beauté pour certains gars comme les filles qu'on voit dans les magazines, mais que lui, il me trouve adorable. Interprétation de fille: ça y est, il faut se rendre à l'évidence, TOUT LE MONDE me trouve affreuse.
Je me suis endormie en pensant à ça et j'ai presque été surprise en m'apperçevant dans le miroir ce matin d'être mieux que dans mes constructions mentales.
Dans le monde des personnes raisonnables qui respirent et se calment, je sais que mon chum me trouve belle et qu'il préférerait aussi que je sois mince. Tout comme je préférerais qu'il soit plus gros. Ce n'est pas un drame. Faut juste que j'arrête de me promener ici et de penser que mon homme pourrait ressembler aux lâches sur ce site qui restent avec une femme pour qui il n'ont pas assez d'amour pour arriver à avoir du respect et de la profondeur.
Avez vous aussi des moments ou vous vous inventez des scénarios de laideur infinie? Comment ce regard que vous avez sur vous se manifeste-t-il dans vos relations amoureuses? Avez vous des craintes, rationelles ou pas? J'aimerais bien vous entendre un peu...
Vertige
xx
jeudi 25 octobre 2007
La naissance d'une certitude
Ça m'est arrivé ce matin comme une surprise: une conviction suprême que si mon but est vraiment le bien être avec mon corps et que je n'accepterai que de lui faire du bien, ma balance est complètement inutile. Ça, c'est le genre de truc que l'on peut savoir dans sa tête mais qui prends son temps pour faire son chemin dans le feeling.
Quand je ne fais pas le meilleur pour mon corps, je le sais.
Quand je fais ce que je peux, inutile de demander à un tas de tôle de me valider.
La balance, c'est un instrument de régime qui sert soit à garder sa motivation ou à s'autoflageller. Je n'ai besoin de ni l'un ni l'autre. Le meilleur pour mon état mental, c'est de m'en foutre et de me concentrer sur comment je me sens.
Quand je ne fais pas le meilleur pour mon corps, je le sais.
Quand je fais ce que je peux, inutile de demander à un tas de tôle de me valider.
La balance, c'est un instrument de régime qui sert soit à garder sa motivation ou à s'autoflageller. Je n'ai besoin de ni l'un ni l'autre. Le meilleur pour mon état mental, c'est de m'en foutre et de me concentrer sur comment je me sens.
jeudi 13 septembre 2007
Miroir vs Balance
Vivre sans balance n'a que des avantages.
Il y a plusieurs types de rondeur. Lorsque je parlais avec une de mes tantes de manger à sa faim et d'acceptation de son corps il y a de ça quelques semaines, elle me répondit que j'étais comme mes ancêtres, ronde de partout, alors que c'était probablement dans ma génétique. Il y a quelques mois, ce types de commentaires m'aurait empêché de dormir (voire de vivre dans le sens large du terme).
C'est que mon arière grand mère, c'était une femme imposante avec des traits durs comme son travail sur la ferme. Elle devait faire peur aux poulets avec ses grandes mains ayant cassé pleins de cous. Moi, elle m'aurait assurément terrorisée.
Mais je dois avouer qu'elle a raison, je suis comme mon ancêtre (mais différente aussi!), ronde de partout. Quand j'engraisse, les kilos se répartissent équitablement sur tout mon corps. J'ai souvent l'air simplement un peu plus carrée, plus forte, jusqu'a ce que j'ai lair ronde. Et je maigris de la même façon, ce qui fait qu'en répartissant les kilos perdus équitablement entre mes fesses, mon ventre, mes mains, mes cuisses et mes dessous de pied, mes pertes sont moins évidentes à remarquer.
Même mince, je suis pleine de courbes, mais plus fines.
Tout ça pour dire que les 10 premières livres que j'ai perdue, elles ne paraissaient pas du tout ni dans le miroir, ni dans mes vêtements. Mais tranquillement, les contours se définissent et quelques bourrelets superflus s'en vont. Je fais la même taille mais ça ne sort plus de partout.
Et je ne m'en rends pas compte naturellement. Quand je vais magasiner, soudain tous les vêtement sont tellement mieux taillés qu'avant. Et soudain, je trouve plein de coiffures qui m'avantagent. Mon coiffeur devient meilleur. Les produits font plus rayonner ma peau. Je n'arrive pas à me dire que c'est moi qui change, surtout quand la balance réflète rarement ce que je vois. Mais là au moins, elle est loin cette menteuse.
Et ce matin dans le miroir, j'ai vu le reflet de vieux vêtements qui, dans mes souvenirs, ni fittaient pas si bien.
En me regardant plus souvent dans le miroir, avec amour, j'apprends à voir que c'est moi qui change subtilement et à apprivoiser ce changement. C'est thérapeutique. J'ai même commencé à me masser avec de l'huile d'amande. J'ai besoin de reconnaitre ce corps qui est le mien et que j'ai trop longtemps ignoré.
Quand je ne regarde pas mes vergetures, elles sont toujours là. Mais en les regardant tous les jours, j'apprends à les reconnaitre et à les aimer. Et au final, je me sens davantage être moi.
Au début, j'ai paniqué sans ma balance parce que c'était mon seul instrument pour me voir. Je me rends compte que le miroir est tellement plus valide et humain. La ou la balance m'envoyait des insultes, je vois maintenant une globalité, une fille avec de grosses cuisses mais aussi beaucoup de muscles, une personne ronde et jolie qui a avantage à s'arranger, une image qui me renvoit un sourrire. C'est mille fois plus qu'un simple chiffre. La balance, c'est n'importe quoi. Je peux me regarder dans le miroir avant d'avoir pissé, dans mon SPM et le ventre plein d'eau sans que ça ne devienne le drame de ma journée.
Sur ce, je vais me faire une bonne gauffre avec des fraises et de la crème vanillée pour démarrer la journée.
Il y a plusieurs types de rondeur. Lorsque je parlais avec une de mes tantes de manger à sa faim et d'acceptation de son corps il y a de ça quelques semaines, elle me répondit que j'étais comme mes ancêtres, ronde de partout, alors que c'était probablement dans ma génétique. Il y a quelques mois, ce types de commentaires m'aurait empêché de dormir (voire de vivre dans le sens large du terme).
C'est que mon arière grand mère, c'était une femme imposante avec des traits durs comme son travail sur la ferme. Elle devait faire peur aux poulets avec ses grandes mains ayant cassé pleins de cous. Moi, elle m'aurait assurément terrorisée.
Mais je dois avouer qu'elle a raison, je suis comme mon ancêtre (mais différente aussi!), ronde de partout. Quand j'engraisse, les kilos se répartissent équitablement sur tout mon corps. J'ai souvent l'air simplement un peu plus carrée, plus forte, jusqu'a ce que j'ai lair ronde. Et je maigris de la même façon, ce qui fait qu'en répartissant les kilos perdus équitablement entre mes fesses, mon ventre, mes mains, mes cuisses et mes dessous de pied, mes pertes sont moins évidentes à remarquer.
Même mince, je suis pleine de courbes, mais plus fines.
Tout ça pour dire que les 10 premières livres que j'ai perdue, elles ne paraissaient pas du tout ni dans le miroir, ni dans mes vêtements. Mais tranquillement, les contours se définissent et quelques bourrelets superflus s'en vont. Je fais la même taille mais ça ne sort plus de partout.
Et je ne m'en rends pas compte naturellement. Quand je vais magasiner, soudain tous les vêtement sont tellement mieux taillés qu'avant. Et soudain, je trouve plein de coiffures qui m'avantagent. Mon coiffeur devient meilleur. Les produits font plus rayonner ma peau. Je n'arrive pas à me dire que c'est moi qui change, surtout quand la balance réflète rarement ce que je vois. Mais là au moins, elle est loin cette menteuse.
Et ce matin dans le miroir, j'ai vu le reflet de vieux vêtements qui, dans mes souvenirs, ni fittaient pas si bien.
En me regardant plus souvent dans le miroir, avec amour, j'apprends à voir que c'est moi qui change subtilement et à apprivoiser ce changement. C'est thérapeutique. J'ai même commencé à me masser avec de l'huile d'amande. J'ai besoin de reconnaitre ce corps qui est le mien et que j'ai trop longtemps ignoré.
Quand je ne regarde pas mes vergetures, elles sont toujours là. Mais en les regardant tous les jours, j'apprends à les reconnaitre et à les aimer. Et au final, je me sens davantage être moi.
Au début, j'ai paniqué sans ma balance parce que c'était mon seul instrument pour me voir. Je me rends compte que le miroir est tellement plus valide et humain. La ou la balance m'envoyait des insultes, je vois maintenant une globalité, une fille avec de grosses cuisses mais aussi beaucoup de muscles, une personne ronde et jolie qui a avantage à s'arranger, une image qui me renvoit un sourrire. C'est mille fois plus qu'un simple chiffre. La balance, c'est n'importe quoi. Je peux me regarder dans le miroir avant d'avoir pissé, dans mon SPM et le ventre plein d'eau sans que ça ne devienne le drame de ma journée.
Sur ce, je vais me faire une bonne gauffre avec des fraises et de la crème vanillée pour démarrer la journée.
vendredi 7 septembre 2007
Pas maigris d'un gramme
Mon chum m'a donné la balance aujourd'hui. J'y ai droit une fois par mois. Je n'ai pas maigris, j'ai même pris. Et honnêtement, ça me fout le moral dans les bas.
Je m'en fous de perdre peu, ou de perdre à peu près rien, mais j'ai besoin de voir ça descendre tranquillement, ne serais ce que de .2 lbs...
Pour ce minuscule regain de poids, je suis retournée à un IMC en haut de 30. Je sais, c'est ridicule, mais ça me dérange, même si c'est de l'eau. Il y a la graisse qui reste relativement stable.
Ce qui m'emmène a la question qui me hantera toute la journée: qu'est ce que je ne fais pas de correct? Est ce que j'interprète mal ma faim? Comment pourrais-je faire mieux? Faut-il que je prenne plus de temps pour le sport? J'en ai pas fait du tout ces dernières semaines...
J'ai quelque peu changé ma façon d'interpréter ma satiété. Au début, j'arrêtais de manger dès qu'elle était minimalement atteinte mais je trouvais que ça me faisait manger trop peu, alors j'ai décidé de me laisser aller à une coche de plus. Au lieu d'arrêter de manger lorsque la courbe de gout initiale baisse un peu, j'arrête quand c'est moins bon. Peut-être devrais-je reprendre comme avant. S'il y a des expertes de la chose, je suis bien ouverte à entendre vos conseils.
C'est depuis ce temps que la courbe remonte, mais si j'ai décidé d'adapter mes méthodes, c'est que je mangeais effectivement trop peu alors il est possible que mon corps s'adapte parce que j'ai perdu un peu vite les dernières semaines. J'ai quand même perdu une livre depuis un mois. Je crois que je devrais attendre encore un peu et voir avant de changer quoi que ce soit, en continuant comme je fais. Mais si le mois prochain, ça monte encore, je vais m'adapter.
Les pertes les plus lentes et les plus naturelles sont les plus suceptibles de durer, c'est pas moi qui le dit, c'est toutes les études que je me suis tappées à la biblio des sciences de la santé l'autre jours avant mon cours.
J'avais hate de me peser. J'aurais eu envie que la balance m'encourage car je ne sens aucune différence dans mes vêtements ou ailleurs. C'est une période creuse.
Je tiens à maigrir sainement, tranquillement, pas à rester stable. Je suis bien découragée. Pas maigris d'un gramme, mais ce n'est pas un drame, il ne faudrait pas l'oublier...
C'est dans ces jours là que j'aimerais avoir une bonne diététiste mais la liste d'attente de celle que j'ai choisi est encore longue. Même chose pour la liste des seuls psy que mon budget peut me permettre (c'est à dire les gratuits du CLSC...). Pas grave, j'apprends.
Je m'en fous de perdre peu, ou de perdre à peu près rien, mais j'ai besoin de voir ça descendre tranquillement, ne serais ce que de .2 lbs...
Pour ce minuscule regain de poids, je suis retournée à un IMC en haut de 30. Je sais, c'est ridicule, mais ça me dérange, même si c'est de l'eau. Il y a la graisse qui reste relativement stable.
Ce qui m'emmène a la question qui me hantera toute la journée: qu'est ce que je ne fais pas de correct? Est ce que j'interprète mal ma faim? Comment pourrais-je faire mieux? Faut-il que je prenne plus de temps pour le sport? J'en ai pas fait du tout ces dernières semaines...
J'ai quelque peu changé ma façon d'interpréter ma satiété. Au début, j'arrêtais de manger dès qu'elle était minimalement atteinte mais je trouvais que ça me faisait manger trop peu, alors j'ai décidé de me laisser aller à une coche de plus. Au lieu d'arrêter de manger lorsque la courbe de gout initiale baisse un peu, j'arrête quand c'est moins bon. Peut-être devrais-je reprendre comme avant. S'il y a des expertes de la chose, je suis bien ouverte à entendre vos conseils.
C'est depuis ce temps que la courbe remonte, mais si j'ai décidé d'adapter mes méthodes, c'est que je mangeais effectivement trop peu alors il est possible que mon corps s'adapte parce que j'ai perdu un peu vite les dernières semaines. J'ai quand même perdu une livre depuis un mois. Je crois que je devrais attendre encore un peu et voir avant de changer quoi que ce soit, en continuant comme je fais. Mais si le mois prochain, ça monte encore, je vais m'adapter.
Les pertes les plus lentes et les plus naturelles sont les plus suceptibles de durer, c'est pas moi qui le dit, c'est toutes les études que je me suis tappées à la biblio des sciences de la santé l'autre jours avant mon cours.
J'avais hate de me peser. J'aurais eu envie que la balance m'encourage car je ne sens aucune différence dans mes vêtements ou ailleurs. C'est une période creuse.
Je tiens à maigrir sainement, tranquillement, pas à rester stable. Je suis bien découragée. Pas maigris d'un gramme, mais ce n'est pas un drame, il ne faudrait pas l'oublier...
C'est dans ces jours là que j'aimerais avoir une bonne diététiste mais la liste d'attente de celle que j'ai choisi est encore longue. Même chose pour la liste des seuls psy que mon budget peut me permettre (c'est à dire les gratuits du CLSC...). Pas grave, j'apprends.
vendredi 31 août 2007
La faute aux kilos
Hier, j'ai eu une première rage. Elle me manquait. J'ai supplié mon chum de la sortir de sa cachette. Il est resté ferme et n'a pas flanché à mon chantage de ne plus lui faire de kouing amman. Même la promesse d'un massage de mes mains expertes ne l'a pas fait renoncé à sa décision. C'est un homme de principe mais surtout, ça l'amusait de me voir en manque d'une sale balance. Il avait les yeux brillants, la démarche enjouée, le sourrire en coin. Si je me suis retenue de le tuer, c'est que j'ai une fierté et beaucoup d'égo et que je ne pouvais quand même pas lui montrer à quel point j'avais envie de ce tas de tole. Pffft, m'en fiche! Ouais...
Ça fait quoi, 10 jours maintenant d'abstinence? Wow, j'suis forte!
J'avais besoin de savoir... Pourquoi ais-je passé une horrible journée de mauvaise humeur? Pourquoi le commis peinture du Rona qui me fais toujours de si jolis yeux m'a à peine regardé hier et qu'il ne m'a pas fait la jasette comme d'habitude? Pourquoi la température était-elle maussade? Ça ne pouvait être que parce que j'avais pris un, et peut-être même 2 kilos!
Surement pas parce que j'avais mis mon plus laid linge de peinture, que j'avais les cheveux mal retenus dans tous les sens par un élastique mis approximativement, que j'étais pleine de peinture brune et que j'ai un énome feu sauvage, non, dans la vie d'une ex obsédée en rémission, tout a rapport aux kilos. Alors imaginez comment on doit les combattres! Si j'étais mince, j'aurais été heureuse, adorable, il y aurait enfin la paix dans le monde et Céline Dion annoncerait sa retraite.
Encore de la foutaise! Être mince ne change rien et ne changera rien dans ma vie sauf peut-être dans les yeux de gens peu évolués qui ne voient chez les autre que leur propre peur du gras.
Mon p'tit dej m'attends...
Ça fait quoi, 10 jours maintenant d'abstinence? Wow, j'suis forte!
J'avais besoin de savoir... Pourquoi ais-je passé une horrible journée de mauvaise humeur? Pourquoi le commis peinture du Rona qui me fais toujours de si jolis yeux m'a à peine regardé hier et qu'il ne m'a pas fait la jasette comme d'habitude? Pourquoi la température était-elle maussade? Ça ne pouvait être que parce que j'avais pris un, et peut-être même 2 kilos!
Surement pas parce que j'avais mis mon plus laid linge de peinture, que j'avais les cheveux mal retenus dans tous les sens par un élastique mis approximativement, que j'étais pleine de peinture brune et que j'ai un énome feu sauvage, non, dans la vie d'une ex obsédée en rémission, tout a rapport aux kilos. Alors imaginez comment on doit les combattres! Si j'étais mince, j'aurais été heureuse, adorable, il y aurait enfin la paix dans le monde et Céline Dion annoncerait sa retraite.
Encore de la foutaise! Être mince ne change rien et ne changera rien dans ma vie sauf peut-être dans les yeux de gens peu évolués qui ne voient chez les autre que leur propre peur du gras.
Mon p'tit dej m'attends...
mercredi 22 août 2007
La possession de ma dépossession
Ça y est, je suis seule et dépossédée, vulnérable et désespérée sans rien à quoi me raccrocher.
Je suis perdue, dépossédée de mes repères dans ce monde si grand.
Etc, etc... (lamentations et adjectifs désespérés)
Hier, j'ai lancé à mon copain qu'il serait une bonne idée de cacher la balance puisque je ne lui résiste pas. Je lui ai dit qu'elle m'attirait presque autant que lui, que c'était viscéral, avec mon air de niaiseries habituelles.
Ben il a osé. Il l'a caché.
Ce matin, je suis divisée entre l'idée que c'est une bonne chose et celle d'aller le retrouver à son boulot armée de mon rouleau à pâte pour lui faire avouer.

Il m'a dit que j'aurais peut être le droit de monter dessus dans un mois. Si je lui fais des kouing amman. Le traitre...
Se faire trahir comme ça par mon amour, mon allié, mon confident... NON MAIS DANS QUEL MONDE ON VIT!?!?!
J'avoue que je me sens envore un tout petit peu plus libre. J'imagine que je vais survivre.
Je suis perdue, dépossédée de mes repères dans ce monde si grand.
Etc, etc... (lamentations et adjectifs désespérés)
Hier, j'ai lancé à mon copain qu'il serait une bonne idée de cacher la balance puisque je ne lui résiste pas. Je lui ai dit qu'elle m'attirait presque autant que lui, que c'était viscéral, avec mon air de niaiseries habituelles.
Ben il a osé. Il l'a caché.
Ce matin, je suis divisée entre l'idée que c'est une bonne chose et celle d'aller le retrouver à son boulot armée de mon rouleau à pâte pour lui faire avouer.

Il m'a dit que j'aurais peut être le droit de monter dessus dans un mois. Si je lui fais des kouing amman. Le traitre...
Se faire trahir comme ça par mon amour, mon allié, mon confident... NON MAIS DANS QUEL MONDE ON VIT!?!?!
J'avoue que je me sens envore un tout petit peu plus libre. J'imagine que je vais survivre.
lundi 20 août 2007
Les fluctuations balanciennes
J'ai décidé que pour moi la pesée, ça ne serait qu'aux 2 semaines. En faisant ce que j'ai à faire, rien ne sert de me stresser plus souvent. Moins souvent serait surement encore mieux mais je ne peux pas gérer encore le stress de ne pas savoir ou je m'en vais. Ça viendra.
Quand je travaillais avec des toxicomanes avancés, nous utilisions comme approche la réduction des méfaits. Moi je suis une balancomane finie. Me priver de ma petite lecture quotidienne, c'est me couper ma boufée d'air du matin, mais je suis consciente du tords que ça me fait. Je suis contre toute coupure drastique alors je me désensibilise tranquillement.Le premier pas, c'est d'admettre sa dépendance: oh balance, je t'aime et la vie sans toi m'insécurise. Je peux vivre sans toi (oui, je peux!) et tu verra, je le ferai.
Hier soir, je suis montée machinalement sur cette petite machine hypocrite à l'air si inoffensif pour l'entendre me crier au visage de sa voix moqueuse que j'avais pris 3 livres. J'en ai presque arrêté de respirer. Déjà, le drame et les pires scénarios se sont profilés dans ma tête. J'étais finie et ma vie aussi, évidemment. J'ai eu une pensée pour un régime de soupe aux choux, pour aller prier à la sainte secte minçavi ou pour une diète aux protéines en poudres qui goutent la cendre. Une toute petite pensée affaiblie par le passage furtif dans mon esprit d'un gâteau au fromage. Mon problème, c'est que je suis faible et que j'aime la vie.
J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai sorti ce corps que je trouvais soudainement encore plus énorme à transporter pour demander à mon copain, les yeux pleins de dépit (et pleins d'allergies, mauzus d'herbe à poux!):
-Chéri, tu trouve que j'ai grossis?
Cette question à laquelle il ne peut jamais répondre la bonne réponse, et il le sait, ce qui habituellement lui peint dans la figure une soudaine envie de fuir vivre sur jupiter. S'il me dit que non, il ment et trahis la confiance que je lui porte. S'il me dit que oui, alors là, c'est le drame. Les hommes sont bien dépourvus face à la balance. Ils devraient former une association pour s'entraider.
Mais là mon chéri me réponds tel un spécialiste de la chose et avec la sincérité du mâle qui ne cherche pas la bonne réponse toute faite: chatoune, tu as affamé ton corps mercredi alors là, il cherche peut-être à faire des réserves. Si tu continue à manger à ta faim, ça devrait se rétablir tout seul. Il n'y a rien qui presse, tu es la plus belle.
(!!!)
Ça m'a fermé la trappe, de surprise surtout, et que de reconnaissance pour un discours si sage sortant de la bouche d'un gars constitué pour ne pas pouvoir imaginer l'idée d'un régime.
Il faut relativiser les choses. J'ai eu une relation émotionnelle et charnelle suivie avec ma toilette mercredi, chose que je me recommencerai plus, et puis j'ai mangé la bouffe délicieuse de ma grand mère sans écouter mes sensations (à part celle qui dit, oh, miam, délicieux, mange encore, y'en aura plus demain, c'est pour faire plaisir à grand maman...) mais je suis en train d'apprendre à m'écouter dans toutes les situations.
Et c'est ça l'important, l'apprentissage et l'avancement, pas les mini fluctuations de la machine à chiffre qui ne veulent rien dire. (tu vois comme je te méprise, balance?) On se contentera de la tendance générale sans chercher à savoir le poids de l'éternuement d'herbe à poux toujours pris dans mon corps et qui ne tardera pas à sortir.
Je vaincrai ma dépendance et j'irai parler de mon combat dans les écoles pour empêcher les enfants de se laisser avoir par cette saloperie. J'entendrai les professeurs renifler dans le noir, certains admettrons leur problème, tous pleureront de compassion. On me réclamera à la tête du pays. Je dirigerai la révolution! Tout le monde vivra heureux dans le meilleur des mondes et il n'y aura plus d'injustices ni de catastrophes naturelles.
Donc il n'y a pas de drame. Ma vie n'est pas finie (à moins que je retourne au régime: dépression assurée!)
Je n'ai pas maigris, j'ai repris du poids et je m'assume. Et on continue.
Quand je travaillais avec des toxicomanes avancés, nous utilisions comme approche la réduction des méfaits. Moi je suis une balancomane finie. Me priver de ma petite lecture quotidienne, c'est me couper ma boufée d'air du matin, mais je suis consciente du tords que ça me fait. Je suis contre toute coupure drastique alors je me désensibilise tranquillement.Le premier pas, c'est d'admettre sa dépendance: oh balance, je t'aime et la vie sans toi m'insécurise. Je peux vivre sans toi (oui, je peux!) et tu verra, je le ferai.
Hier soir, je suis montée machinalement sur cette petite machine hypocrite à l'air si inoffensif pour l'entendre me crier au visage de sa voix moqueuse que j'avais pris 3 livres. J'en ai presque arrêté de respirer. Déjà, le drame et les pires scénarios se sont profilés dans ma tête. J'étais finie et ma vie aussi, évidemment. J'ai eu une pensée pour un régime de soupe aux choux, pour aller prier à la sainte secte minçavi ou pour une diète aux protéines en poudres qui goutent la cendre. Une toute petite pensée affaiblie par le passage furtif dans mon esprit d'un gâteau au fromage. Mon problème, c'est que je suis faible et que j'aime la vie.
J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai sorti ce corps que je trouvais soudainement encore plus énorme à transporter pour demander à mon copain, les yeux pleins de dépit (et pleins d'allergies, mauzus d'herbe à poux!):
-Chéri, tu trouve que j'ai grossis?
Cette question à laquelle il ne peut jamais répondre la bonne réponse, et il le sait, ce qui habituellement lui peint dans la figure une soudaine envie de fuir vivre sur jupiter. S'il me dit que non, il ment et trahis la confiance que je lui porte. S'il me dit que oui, alors là, c'est le drame. Les hommes sont bien dépourvus face à la balance. Ils devraient former une association pour s'entraider.
Mais là mon chéri me réponds tel un spécialiste de la chose et avec la sincérité du mâle qui ne cherche pas la bonne réponse toute faite: chatoune, tu as affamé ton corps mercredi alors là, il cherche peut-être à faire des réserves. Si tu continue à manger à ta faim, ça devrait se rétablir tout seul. Il n'y a rien qui presse, tu es la plus belle.
(!!!)
Ça m'a fermé la trappe, de surprise surtout, et que de reconnaissance pour un discours si sage sortant de la bouche d'un gars constitué pour ne pas pouvoir imaginer l'idée d'un régime.
Il faut relativiser les choses. J'ai eu une relation émotionnelle et charnelle suivie avec ma toilette mercredi, chose que je me recommencerai plus, et puis j'ai mangé la bouffe délicieuse de ma grand mère sans écouter mes sensations (à part celle qui dit, oh, miam, délicieux, mange encore, y'en aura plus demain, c'est pour faire plaisir à grand maman...) mais je suis en train d'apprendre à m'écouter dans toutes les situations.
Et c'est ça l'important, l'apprentissage et l'avancement, pas les mini fluctuations de la machine à chiffre qui ne veulent rien dire. (tu vois comme je te méprise, balance?) On se contentera de la tendance générale sans chercher à savoir le poids de l'éternuement d'herbe à poux toujours pris dans mon corps et qui ne tardera pas à sortir.
Je vaincrai ma dépendance et j'irai parler de mon combat dans les écoles pour empêcher les enfants de se laisser avoir par cette saloperie. J'entendrai les professeurs renifler dans le noir, certains admettrons leur problème, tous pleureront de compassion. On me réclamera à la tête du pays. Je dirigerai la révolution! Tout le monde vivra heureux dans le meilleur des mondes et il n'y aura plus d'injustices ni de catastrophes naturelles.
Donc il n'y a pas de drame. Ma vie n'est pas finie (à moins que je retourne au régime: dépression assurée!)
Je n'ai pas maigris, j'ai repris du poids et je m'assume. Et on continue.
samedi 11 août 2007
Pécher
Aujourd'hui, en souvenir de ma première escapade transatlantique en France et pour le plus grand plaisir de mon expatrié préféré, je nous ai fait des chouquettes. Elles étaient trop délicieuses, il n'en reste déjà plus. J'en ai mangé 3 et lui une vingtaine. Et du coup, on a plus faim ni l'un ni l'autre pour souper...
Il y a aussi de la pate à fondant au chocolat qui attend d'être cuite au frigo. Et pas une pseudo recette de fondant de régime. Pour que ça fonde dans la bouche, ça prends du gras, et pour que ça goute vraiment le chocolat, ça prends du chocolat. Pour que ça soit doux, ça prends du sucre et pour l'apprécier sans remords, ben ça prends aucune culpabilité de régime. Il y a tout ce qu'il faut. Et c'est que pour moi puisque mon amour n'aime pas le chocolat (c'est dingue!)
Je me suis pesée ce matin (oui, j'ai réussis à survivre 5 jours loin de ma balance, et ça n'a pas été facile) et je n'ai pas été aussi légère depuis longtemps. Je suis tout près de changer de dizaine pour la seconde fois, (ce que je ne suis jamais arrivée à faire avec ma diététiste, il faut le souligner) et ce, en mangeant ce que je veux vraiment. Et contrairement aux diètes (les SALES diètes), c'est de plus en plus facile. Je ne fais que développer ma gourmandise et manger dans des conditions ou je peux vraiment apprécier ma nourriture: avec attention et faim.
Ajoutez à cela un corps que j'aime de plus en plus comme il est et c'est que du bonheur.
Je crois que l'amérique grossis parce qu'elle n'apprécie plus sa nourriture. On ne cuisine plus et on perds ce lien aux aliments qu'on croit responsable de nos poignées d'amour. Notre vice face à la nourriture, c'est de ne pas l'aimer assez ou de s'en sentir coupable, de ne pas lui accorder toute l'attention qu'elle mérite.
La nourriture prends toute sa vie quand on l'aime, quand on prends le temps de marier ses aliments avec d'autres qui les mettent en valeur même si ce lien est prohibé par le clergé de la nutrition. Les relations les plus excitantes sont les relations interdites. Il me pousse des cornes pendant que ma taille rétrécit. Je ne suis qu'une pécheresse eet je m'assume. Je sais même donner à mes légumes une couleur de vice puisque je les mange par désir et non par commandement. Et je prends mon plaisir sans modération, de l'inhalation de délicieux fumets à la délectation charnelle d'un croquant ou d'un moelleux préparé avec une idée de péché en tête.
Du coup, j'en arrive presqu'a oublier que j'ai un examen jeudi et que je ne suis pas du tout prête.
À l'ouvrage!
Il y a aussi de la pate à fondant au chocolat qui attend d'être cuite au frigo. Et pas une pseudo recette de fondant de régime. Pour que ça fonde dans la bouche, ça prends du gras, et pour que ça goute vraiment le chocolat, ça prends du chocolat. Pour que ça soit doux, ça prends du sucre et pour l'apprécier sans remords, ben ça prends aucune culpabilité de régime. Il y a tout ce qu'il faut. Et c'est que pour moi puisque mon amour n'aime pas le chocolat (c'est dingue!)
Je me suis pesée ce matin (oui, j'ai réussis à survivre 5 jours loin de ma balance, et ça n'a pas été facile) et je n'ai pas été aussi légère depuis longtemps. Je suis tout près de changer de dizaine pour la seconde fois, (ce que je ne suis jamais arrivée à faire avec ma diététiste, il faut le souligner) et ce, en mangeant ce que je veux vraiment. Et contrairement aux diètes (les SALES diètes), c'est de plus en plus facile. Je ne fais que développer ma gourmandise et manger dans des conditions ou je peux vraiment apprécier ma nourriture: avec attention et faim.
Ajoutez à cela un corps que j'aime de plus en plus comme il est et c'est que du bonheur.
Je crois que l'amérique grossis parce qu'elle n'apprécie plus sa nourriture. On ne cuisine plus et on perds ce lien aux aliments qu'on croit responsable de nos poignées d'amour. Notre vice face à la nourriture, c'est de ne pas l'aimer assez ou de s'en sentir coupable, de ne pas lui accorder toute l'attention qu'elle mérite.
La nourriture prends toute sa vie quand on l'aime, quand on prends le temps de marier ses aliments avec d'autres qui les mettent en valeur même si ce lien est prohibé par le clergé de la nutrition. Les relations les plus excitantes sont les relations interdites. Il me pousse des cornes pendant que ma taille rétrécit. Je ne suis qu'une pécheresse eet je m'assume. Je sais même donner à mes légumes une couleur de vice puisque je les mange par désir et non par commandement. Et je prends mon plaisir sans modération, de l'inhalation de délicieux fumets à la délectation charnelle d'un croquant ou d'un moelleux préparé avec une idée de péché en tête.
Du coup, j'en arrive presqu'a oublier que j'ai un examen jeudi et que je ne suis pas du tout prête.
À l'ouvrage!
mardi 24 juillet 2007
La balance
Moi, j'ai toujours dit que je m'en foutais de la balance et que je ne me pèse que pour connaitre la direction générale que prends mon poids... Foutaises oui! Elle est dans les boîtes depuis 3 jours (je déménage!) et j'ai presque envie de foutre le bordel dans toutes les boites pour la trouver et la sortir. Je m'accroche à la raisonnabilité qui me reste pour ne pas faiblir. Après tout, j'ouvrirai les boites dans mon nouveau chez moi demain... Mais elle m'appelle la petite maudite!
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