Ça me fait tellement mal au coeur de voir que des vêtement que je mettais il n'y a pas si longtemps tombent maintenant mal. Je me sens boursouflée et il me faut me retenir pour ne pas m'en vouloir. Mais bon, je suis revenue dans la voie la plus saine pour moi alors pas de raisons de m'autoflageler!
Il ne me manque dans la vie qu'une bonne copine qui n'hallucinerait pas sur le contenu calorique de tout ce qu'elle se met dans la bouche ou, mieux encore, qui serait en train de se réconcilier avec elle. Mes amies sont toutes minces à n'en plus finir, parfois même trop, et je me sens parfois un peu toute seule dans ce domaine. J'ai des amies rondes, mais elles sont enceintes!
Sur ce, je vais aller finir de préparer mon escapade jusqu'au Yukon, middle of nowhere, toute seule, exactement là où j'ai envie d'être. Plus que 6 jours avant la fin de mon contrat de travail et 7 avant le bus, les rocheuses puis le calme plat à Dawson city et aux îles de la reine Charlotte. La vie est quand même chouette!
mardi 14 juillet 2009
lundi 13 juillet 2009
La peine des autres
Une amie venue souper ce soir prends avec courage sa récente rupture. Une autre est avec un copain qui a de la difficulté à vivre avec ses horaires professionnels et elle à peur de le perdre. Une troisième à qui je pensais aujourd'hui et dont j'ai voulu prendre des nouvelles vient d'apprendre que son amoureux l'a trompé à répétition avec une fille de leur entourage proche.
Mon oreille la plus attentive à mal pour ces femmes extraordinaires qui méritent tellement mieux. Mon estomac est aussi un peu dérangé puisque j'ai mangé un peu trop au souper, plus concentrée sur mes oreilles que sur ma fourchette. C'est si peu important au fond; j'ai quelqun qui m'aime malgré mon inconstance et mes doutes fréquents.
Je pense que je vais faire un petit souper et un grand massage à mon amoureux demain, pour éloigner le mauvais oeil. Je ne me sens pas mériter tant de chance...
Mon oreille la plus attentive à mal pour ces femmes extraordinaires qui méritent tellement mieux. Mon estomac est aussi un peu dérangé puisque j'ai mangé un peu trop au souper, plus concentrée sur mes oreilles que sur ma fourchette. C'est si peu important au fond; j'ai quelqun qui m'aime malgré mon inconstance et mes doutes fréquents.
Je pense que je vais faire un petit souper et un grand massage à mon amoureux demain, pour éloigner le mauvais oeil. Je ne me sens pas mériter tant de chance...
Beauté
Ça m'énerve. Ces chanteurs, ces auteurs, ces philosophes qui m'ont longtemps fait penser que je ne valais rien en tant que femme.
Rousseau, ce taré de première quand il était question de féminité, réservait à la femme un rôle de belle potiche qu'il ne fallait pas négliger d'instruire un minimum pour qu'elle puisse plaire et faire honneur à son mari. Et là, on parle d'un "humaniste", imaginons les autres.
Si seulement ça avait changé!
Encore ce matin, j'entendais une de ces chansons qui me donnent envie de mordre.
"Oh, toi, insupportable femme capricieuse, un peu conne et superficielle, je me damnerais pour toi car tu es beeeeelleu, lalala, zoui zoui..." (Bon, c'était en substance ça mais pour le textuel, faudra repasser)
La féminité, c'est plus que ça! Franchement!
Et pourtant, même les femmes relaient parfois cette idée que nos grandes scientifiques ou politiciennes ne sont en quelque sorte que des hommes dans des corps de femmes.
Il serait peut-être temps que ça change, mais je ne crois pas que ces temps ou l'image est à l'honneur plus que la substance soient propice à du nouveau...
Pas que j'ai quoi que ce soit contre la beauté. J'en veux à son totalitarisme, tout en apprivoisant la mienne...
Rousseau, ce taré de première quand il était question de féminité, réservait à la femme un rôle de belle potiche qu'il ne fallait pas négliger d'instruire un minimum pour qu'elle puisse plaire et faire honneur à son mari. Et là, on parle d'un "humaniste", imaginons les autres.
Si seulement ça avait changé!
Encore ce matin, j'entendais une de ces chansons qui me donnent envie de mordre.
"Oh, toi, insupportable femme capricieuse, un peu conne et superficielle, je me damnerais pour toi car tu es beeeeelleu, lalala, zoui zoui..." (Bon, c'était en substance ça mais pour le textuel, faudra repasser)
La féminité, c'est plus que ça! Franchement!
Et pourtant, même les femmes relaient parfois cette idée que nos grandes scientifiques ou politiciennes ne sont en quelque sorte que des hommes dans des corps de femmes.
Nous ne demandons pas aux jolies femmes d'être intelligentes, mais nous ne pardonnons guère aux femmes intelligentes d'être laides. (Jean Mistler)
Il serait peut-être temps que ça change, mais je ne crois pas que ces temps ou l'image est à l'honneur plus que la substance soient propice à du nouveau...
Pas que j'ai quoi que ce soit contre la beauté. J'en veux à son totalitarisme, tout en apprivoisant la mienne...
samedi 11 juillet 2009
La job qui tue.
Je me suis levée tôt. J'en avais marre d'être au travail même dans mes rêves! Ce n'est pas que ce n'est pas un boulot unique et franchement extraordinaire, c'est juste que c'est parfois aussi dur que stimulant. Je suis recrutrice de donateurs pour ONG conseil. C'est tout à fait comme ça, et plus encore, mais avec un accent québécois...
Ce job me fascine et je n'aurais jamais cru qu'il m'apprendrait autant. C'est tout en subtilité, de l'art de faire naitre ou de tuer l'entousiasme en quelques mots, de l'art d'accrocher un regard dans une foule, d'éveiller la curiosité en une demi seconde.
De l'art aussi d'être aux premières loges pour voire les gens vous ignorer, vous faire un air de dégoût ou vous envoyer carrément promener parce qu'ils sont souvent simplement mal à l'aise. Rester de marbre, prendre son plus grand sourrire et souhaiter sincèrement une belle journée même aux plus cons. C'est un cours de psycho pratique en accéléré. J'adore. J'apprends.
J'adore surtout parce la cause est belle et grande, que la situation est critique et qu'on en parle jamais. J'adore donner aux gens la chance de faire une différence pour la cause du sida pendant qu'ils vivent leur vie, en appuyant les petits organismes qui se dévouent corps et âme, parce que j'ai été du coté de ceux qui travaillent avec tout ce qu'ils peuvent pour d'autres causes, avec la sensation nette que le monde entier s'en fouttait.
Si vous nous voyez dans les rues de Montréal avec nos T-Shirt rouges, n'hésitez donc pas à nous faire un sourrire et à nous dire "non merci" si vous n'avez pas envie pour le moment d'entendre parler de la belle fondation que l'on représente et ultimement, de comment vous pouvez joindre votre voix à la notre!
Bon, ça y est, j'ai encore l'esprit au travail... anyway, j''y retourne dans 2 heures!
Bon week end à tous!
Ce job me fascine et je n'aurais jamais cru qu'il m'apprendrait autant. C'est tout en subtilité, de l'art de faire naitre ou de tuer l'entousiasme en quelques mots, de l'art d'accrocher un regard dans une foule, d'éveiller la curiosité en une demi seconde.
De l'art aussi d'être aux premières loges pour voire les gens vous ignorer, vous faire un air de dégoût ou vous envoyer carrément promener parce qu'ils sont souvent simplement mal à l'aise. Rester de marbre, prendre son plus grand sourrire et souhaiter sincèrement une belle journée même aux plus cons. C'est un cours de psycho pratique en accéléré. J'adore. J'apprends.
J'adore surtout parce la cause est belle et grande, que la situation est critique et qu'on en parle jamais. J'adore donner aux gens la chance de faire une différence pour la cause du sida pendant qu'ils vivent leur vie, en appuyant les petits organismes qui se dévouent corps et âme, parce que j'ai été du coté de ceux qui travaillent avec tout ce qu'ils peuvent pour d'autres causes, avec la sensation nette que le monde entier s'en fouttait.
Si vous nous voyez dans les rues de Montréal avec nos T-Shirt rouges, n'hésitez donc pas à nous faire un sourrire et à nous dire "non merci" si vous n'avez pas envie pour le moment d'entendre parler de la belle fondation que l'on représente et ultimement, de comment vous pouvez joindre votre voix à la notre!
Bon, ça y est, j'ai encore l'esprit au travail... anyway, j''y retourne dans 2 heures!
Bon week end à tous!
vendredi 10 juillet 2009
De retour
Vous savez quoi? Je me suis éloignée de moi même dans les derniers mois et par le fait même, de mes sensations. J'ai eu envie de me maltraiter un peu. De si convaincue, je me suis laissée allée au régime. J'ai été déçue de moi même. Mais c'était probablement un bon moyen de me défendre du chaos extérieur qui me résonnait dans le coeur.
J'avais encore la fatigue et la tristesse de la maladie de mon frère dans le corps. Ma fausse couche m'a achevé le moral. Les images d'enfance sont remontées. Parfois, c'est plus facile de faire redescendre les émotions à coup de bouffe quand, de toute façon, elles vous restent prises dans la gorge. Ensuite, coupée de soi, facile d'envisager un régime. Au final, j'ai grossis mais franchement, quel détail, on ne va pas s'autoflageller pour ça, pour m'être protégée comme je pouvais. C'est simplement un symptome du décallage entre mon coeur, mon corps et ma tête. L'important, c'est dans sortir, de revenir à soi.
Ça m'a fait du bien de me relire, de me remettre dans l'état d'esprit de l'antirégime, même si certaines choses sont à refaire, à réapprendre, à repenser du début. C'est si facile de se perdre et quand on s'oublie, les façons de bien se traiter prennent le bord.
Je mérite de me nourrir avec attention et plaisir. Je mérite aussi de donner à mon corps ce qu'il demande.
Vertige is back :o)
J'avais encore la fatigue et la tristesse de la maladie de mon frère dans le corps. Ma fausse couche m'a achevé le moral. Les images d'enfance sont remontées. Parfois, c'est plus facile de faire redescendre les émotions à coup de bouffe quand, de toute façon, elles vous restent prises dans la gorge. Ensuite, coupée de soi, facile d'envisager un régime. Au final, j'ai grossis mais franchement, quel détail, on ne va pas s'autoflageller pour ça, pour m'être protégée comme je pouvais. C'est simplement un symptome du décallage entre mon coeur, mon corps et ma tête. L'important, c'est dans sortir, de revenir à soi.
Ça m'a fait du bien de me relire, de me remettre dans l'état d'esprit de l'antirégime, même si certaines choses sont à refaire, à réapprendre, à repenser du début. C'est si facile de se perdre et quand on s'oublie, les façons de bien se traiter prennent le bord.
Je mérite de me nourrir avec attention et plaisir. Je mérite aussi de donner à mon corps ce qu'il demande.
Vertige is back :o)
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