mercredi 14 octobre 2009

Problème majeur

J'ai une envie folle de fraises Guariguettes ou de Mara des Bois mais il y a quelques problèmes.
  1. C'est pas la saison.
  2. Je vis au Québec. Y'en a pas icitte batinsse!
  3. Des fraises surgelées ou de la CaCalifornie, ce n'est pas un substitut acceptable.
Vous voyez, la prochaine fois où vous aurez envie de pleurer sur votre sort, vous penserez à celles qui, comme moi, ont de VRAIS problèmes!

;oP

dimanche 11 octobre 2009

En passant...

J'ai passé de belles dernières journées alimentairement parlant parce que je ne m'en suis pas préoccupé. La seule règle: je mange quand j'ai faim, et moins je me pose de question, mieux ça va. J'ai l'impression d'avoir reconnecté avec la simplicité de la chose et mon esprit à l'air de me remercier de s'être débarrassé du poids que ça lui mettait. Je me sens bien.

Résultat? Passées les envies de bonbons, de chips et de cochonneries, même si je n'ai rien contre, et je me retrouve une fois de plus avec des envies d'asperges, de fruits et ... de boudin?! Ça doit être bébé, ça, et j'ai l'impression qu'avec la grossesse, hors nausées, mon corps me demande avec précision ce dont il a besoin. Tant mieux!

C'est sur que les nausées viennent encore brouiller le signal de faim, saleté de nausées qui vont et viennent de lever au coucher, et il y a aussi parfois ma tête qui s'en mêle comme un dictateur maladroit qui s'imagine pouvoir runner le monde alors qu'il manque d'aptitudes pour le faire.

Pour la satiété... je me dis que c'est un détail de la dépasser parfois. Je suis tombée sur un Sabot de Blanchette (faut goûter...) aujourd'hui, et j'ai choisi d'en manger tout de suite, même si je n'avais pas faim. Ce n'était pas une mauvaise idée, mais ce qui est plus dommage, c'est le chocolat que j'y ai ajouté parce que je me sentais coupable de manger sans faim, plutôt que d'assumer et de me dire que le souper irait simplement à plus tard. Eh oui, je suis ainsi faite, la culpabilité m'enfonce toujours plus qu'elle ne m'aide, mais au moins, j'apprends à me connaitre, à faire avec, à anticiper...

Ce n'est pas agréable d'avoir à attendre trop longtemps avant d'aller manger mais si j'attends d'avoir faim avant de remanger, j'arrive bien à ne pas culpabiliser. C'est un choix, manger tout de suite ou plus tard, mais souvent en attendant, on maximise le facteur plaisir, et j'aime le plaisir!!! On ne devrait jamais accepter de manger être l'état de corps ou d'esprit pour la dégustation.

Mais bon, je me sens malgré tout dans de bonnes dispositions et je suis fascinée par ce sentiment de liberté et de calme qui revient s'installer et que j'avais petit à petit perdu de vue.

Sur ce, je vais m'installer pour manger un peu du boudin que mon amoureux me cuisine avec amour. A cette heure, je sens que le déjeuner va se passer de moi demain, question de remettre ma faim dans des horaires qui me plaisent!

jeudi 8 octobre 2009

On est beaucoup à connaître ce phénomène et à s'être pourtant fait regarder d'un air suspicieux par le professionnel de la chose. Même quand c'est la science qui le démontre, on l'ignore.

Voilà une tribune pour ces études qu'on entends jamais.

À bas les régimes et vive celles qui y survivent, en espérant qu'elles réalisent le plus vite possible qu'elles ne sont pas le problème!

Fin des régimes
Jean Hamann Au Fil des Evenements ÉDITION DU 1er OCTOBRE 2009 Volume 45, numéro 6

L'échec des diètes amaigrissantes n'est pas toujours une simple question de volonté

Il ne manquait déjà pas d'obstacles pour nuire au succès des diètes amaigrissantes, et voilà que des chercheurs en décrivent un nouveau qui n'a rien à voir avec la volonté ou la gourmandise. Angelo Tremblay et Jean-Philippe Chaput, du Département de médecine sociale et préventive, ont démontré que la résistance à la perte de poids augmente à mesure qu'une personne maigrit parce que son métabolisme au repos diminue. Résultat: même en suivant au pied de la lettre les consignes touchant la consommation d'aliments et l'activité physique, un sujet qui a bien répondu à un régime pendant quelques semaines peut soudainement reprendre du poids! Dans un récent numéro du British Journal of Nutrition, les deux chercheurs expliquent comment ils s'y sont pris pour quantifier ce phénomène qu'ils nomment la thermogenèse adaptative.

La réduction du métabolisme au repos chez les gens qui suivent un régime était déjà connue, mais le tandem Tremblay-Chaput l'a quantifiée en soumettant un groupe de huit hommes obèses à un programme de perte de poids combinant restriction alimentaire et activité physique. Ce programme, qui tenait compte des caractéristiques de chaque sujet, notamment son métabolisme au repos, devait provoquer un déficit énergétique de 700 calories par jour et une perte de poids concomitante d'environ 75 g par jour. Cet objectif a été atteint pendant les cinq premiers mois du régime alors que les sujets perdaient près de 10 kg. Toutefois, dans les trois mois qui ont suivi, la perte de poids a progressivement ralenti jusqu'à devenir nulle, même si les sujets assuraient suivre rigoureusement les consignes.

Les tests effectués par les deux chercheurs ont révélé que le métabolisme de base des sujets avait diminué de 14 % entre le début et la fin du programme. «Le corps semble se protéger contre une trop grande perte de poids en abaissant la thermogenèse au repos. C'est comme un mécanisme de survie», commente Angelo Tremblay. Cette baisse du métabolisme n'était pas uniquement due au fait que les sujets étaient moins lourds. À chaque étape du programme, l'écart entre la valeur mesurée du métabolisme de base et la valeur attendue — déterminée à partir d'une courbe de référence reposant sur 112 hommes de différentes adiposités — se creusait. «Les perturbations causées par le régime dans l'équilibre énergétique provoquent un changement plus grand que prévu dans la dépense énergétique des sujets», résume le chercheur.

Ce mécanisme de protection ne se manifeste pas au même moment pour tous les sujets, mais une fois qu'il est enclenché, il rend ardue toute perte de poids supplémentaire, même avec la meilleure volonté du monde. «Nous avons déjà vu une participante qui, après avoir suivi à la lettre un programme pendant quatre mois, avait pris deux kilos, raconte le chercheur. Nous avons mesuré de nouveau son métabolisme au repos, et il avait diminué de 550 calories par jour.»

Les professionnels de la santé qui supervisent les personnes qui tentent de perdre du poids sous-estiment l'importance de la thermogenèse adaptative, croit Angelo Tremblay. «Lorsqu'un patient ne parvient plus à perdre de poids même s'il assure respecter les consignes du programme, il faut être prudent et éviter l'acharnement diététique.» Que faire alors? «Il vaut mieux tenter de maintenir les acquis plutôt que de pousser les patients au-delà d'un seuil où ils risquent d'abandonner», recommande-t-il. Même s'ils ont encore un surplus de poids? «Il se peut que leur perte de poids ait ramené les différents facteurs de risque à un niveau normal. Ils ont peut-être atteint leur poids santé, même s'ils ont encore des kilos en trop. Un bon programme de perte de poids doit chercher le compromis entre ce que l'on souhaite et ce que le corps peut tolérer.»

Hummm...

Vous avez peut-être déjà vu cette pub sur la blogosphère. Il y a un photoshopeur qui y est allé un peu fort...

Je suis en formes

Histoire d'une longue année...

Il y a eu le fait que j'avais maigris, que j'étais stable, mais que j'aurais bien aimé maigrir encore et que mon corps ne semblait pas vouloir collaborer dans la douceur. Je serais passée par dessus, peut-être, avec d'autres circonstances.

Mais il y a eu la difficulté à tomber enceinte et ce médecin qui n'arrêtait pas de me dire que si je voulais vraiment un bébé, ça ne pourrait pas nuire de perdre du poids. Puis il y a eu ma fausse couche, avec ce même médecin pas délicat pour me dire que je n'avais pas fait grand chose pour que ça n'arrive pas.

Puis mon drôle de psy, supposément spécialisé dans l'approche anti-régime, m'a conseillé à plusieurs reprises d'aller voir une autre entreprise d'amaigrissement avec laquelle il était affilié.

J'y suis allée et je n'ai pas aimé. Je n'ai pas embarqué, mais le doute était semé. Je devais faire quelque chose, faire plus attention...

En escale à Paris, j'ai rapporté dans mes valises le livre du docteur Cohen. J'ai essayé moins d'une semaine, tiraillée entre mon désir de maigrir et le savoir de ne pas m'y prendre d'une bonne façon. Ce passage m'a fait reprendre contact avec mes troubles alimentaires. Je me suis vite forcée à ne pas retomber dans l'anorexie ou les vomissements, mais pour l'hyperphagie, ça a été le grand retour.

Je ne voyais plus personne pour m'aider et de toute façon, je ne voulais pas les entendre. J'étais déprimée. J'ai repris du poids et j'aurais aimé le voir disparaitre du jour au lendemain.

J'ai quand même essayé d'affronter quelques fantômes de face. Je suis allée visiter ma mère. j'ai fait le ménage ailleurs aussi.

Puis j'ai su que j'étais enceinte. Bien qu'attendue, cette nouvelle m'a un peu chamboulée. J'aurais préféré reprendre le contrôle de mon corps et de mes crises avant. J'ai arrêté de m'entrainer au premier trimestre pour diminuer les risques de fausse-couche et ça n'a pas aidé avec l'anxiété.

L'ANEB m'a appelé en septembre. J'avais demandé de faire partie de groupe de soutien fermé pour l'hyperphagie il y a de ça plusieurs années et une place s'était enfin libérée pour moi. Moi qui croyait m'être sortie de ce problème, le moment était bien choisi pour avoir de l'aide, d'autant plus que j'ai du renoncer à mon stage en maison de naissance pour cette session à cause de la grossesse. J'ai du temps et l'envie de prendre soin de moi et de faire le ménage à fond sur ce qui n'a pas été résolu la dernière fois.

Puis j'ai recommencé, la semaine dernière, à voir ma nutritionniste, parrallèlement aux rencontres avec mon groupe de soutien.

Si je vous parlais un peu d'elles? Nous ne sommes que 5, plus deux intervenantes surprenantes. La première fois que je les ai vues, je me suis dit que je n'étais pas à ma place, qu'elles avaient toutes visiblement un beaucoup plus gros problème que le mien. Je m'étais trompée. Elles me ressemblent. Quand elles parle, souvent, je m'entend penser. Je les admire. Je les trouve fortes, tellement inébranlables qu'elles en sont là, mais sensibles aussi, ayant trouvé une façon d'affronter la vie... Et elles me font du bien même si nous ne sommes pas toujours rendues au même endroit.

J'ai déjà fait du chemin, je le sais, et je sais aussi vers quoi je veux aller, mais je réalise que certaines blessures d'enfance sont difficile à outrepasser parce que parfois, je me suis bâtie sur ces cicatrices. Dans tout ça, la bouffe, ce n'est rien d'autre que la pointe de l'iceberg et parfois, je préfère rester sur cette pointe parce qu'en dessous, l'eau est frette pas à peu près.

Évidemment, ma vie ne se résume pas à ça et je me sens capable de me lancer dans ces cotés plus sombres parce que ma vie de tout les jours compense en calme, en projets, en sérénité et en amour. Mais voilà, de ça, de ce tabou dont on ne parle jamais, j'ai envie de parler maintenant.

Je pensais à tout ça cet après midi, en marchant vers la maison. Un monsieur m'a arrêté pour me dire que j'étais en forme.

Je n'ai pas compris ce qu'il voulait alors il m'a répété, en se faisant des hanches, des fesses, des seins et un ventre avec ses mains, que j'étais en formes. Et belle, rayonnante. J'ai eu envie de le tuer ou de pleurer sur place, et je suis partie. Puis je me suis dit qu'il avait raison, et que c'est un fait que je dois accepter pour le moment, que je devrais voir les choses comme lui, que rien ne sert de me trouver moche. Je suis en formes...