mardi 27 octobre 2009

Séjour vacances à Ste-Justine

Je fus silencieuse ces derniers jours puisqu'à l'hopital, en train d'essayer de faire un certain niveau de résistance à mon estomac. Je m'y suis présentée, persuadée d'avoir une gastro vu la violence de mes vomissements soudains, comme un tsunami de fleuve St-Laurent. Eh bien non, on avait affaire à de simples maux de coeur de grossesse et on m'a hospitalisée 4 longues journées et nuits puisque la plus petite gorgée de pédialyte ne voulait pas rester en moi et qu'elle emmenait avec elle un tas de mes propres fluides.

Aujourd'hui, je suis trouée comme une passoire. J'étais trop déshydratée pour qu'on arrive à m'installer un cathéter alors on a essayé encore et encore sur tous mes membres jusqu'à ce qu'on se décide à appeler l'anesthésiste. J'ai beau ne pas me sentir bien, il n'y a rien qui m'énerve plus qu'un perfusion i.v., surtout quand on te branche sur une calalisation trop courte qui t'oblige à dormir quasiment corps à corps avec le perfuseur et toutes ses jolies petites poches de substances quasi hallucinogènes. Il fut un temps ou au moins, on était tranquilles. Maintenant, avec 3 machines à bruit en plus des fils, si ce n'était pas de ce qu'on vous met dedans, vous ne dormiriez plus. Heureusement ou pas, j'ai pu dormir, planer même...

Juste avant mon hospitalisation, entre 2 séances de vomissements, on a fait le prénatest. Bébé est parfait et adorable même en noir et blanc avec sa taille de Polly Pocket. C'est étonnant, boulversant d'entendre le coeur de ce petit être, de voir jusqu'a ses ventricules, de le voir bouger avec tous ses morceaux. Selon l'échographiste, "l'os pelvien semble plat", façon jolie de dire qu'on a pas vu de pénis et donc que ce pourrait bien être une petite fille même s'il est un peu tôt pour le dire. Je le (la!) soupçonne quand même d'avoir les pires traits de maman et de papa et d'avoir un certain penchant pour la dictature, même in-utéro. Il/elle commande déjà maman comme pas possible.

Alors pour l'instant, je suis sur des médicaments étranges pour ne pas replonger. Ils ne sont pas suffisamment testés à mon goût mais il parait qu'ils vallent mieux qu'une maman cétonique déshydratée. Le diclectin n'est pas assez puissant pour l'instant.

Dans mes moments d'angoisse, je me dit que ça me fera au moins une excuse si mon enfant dit des gros mots, devient délinquant ou aime les couleurs fluos. Je pourrai accuser les médicaments quand vous ne pourrai blâmer que vos gênes et votre piètre éducation. Ah!

Tant qu'à l'antirégime, bah, rien à dire. Je mange quand je peux ce qui ne me donne pas trop idée que ça repassera en sens inverse, et souvent devant la télé pour ne pas trop y penser. C'est aussi ça, s'écouter, mais on dit que ça sera mieux bientôt...

Edit: je me relis et me rends compte que je chiale sur les soins hospitaliers comme une vieille radoteuse. Je tiens à dire que le service urgence mère-enfant de Ste-Justine est incroyable: pas d'attente, personnel adorable et attentionné, étages tranquilles, soins d'experts et très bon Jell-o. Je vous conseille vraiment d'y songer si vous êtes enceinte et que vous vous retrouvez malade! Ça n'a rien a voir avec les soins que j'ai pu recevoir jusqu'ici à un autre hopital universitaire célèbre du centre ville...

mercredi 21 octobre 2009

En vrac

Entendu à la radio tout à l'heure: une alimentation riche en protéines et faibles en glucides, à la Atkin, Montignac, Dr Cohen ou votre gourou de bodysculpting favoris, favorise l'Alzheimer chez le rat. Reste à voir ce que ça fait chez l'humain mais on se doute que ça ne doit pas être extra!

Et puis, si vous préférez le faible en gras, il semblerait que nos pauvres phoques et orques en pâtissent et... deviennent gros!

Et vlan! Le corps est bien fait. On a envie de ce qu'on a besoin si on arrive bien sur à entendre sa propre voix au travers de ses émotions, des publicités et de l'odeur des cinnabons à la Place Ville Marie...

Dans un autre ordre d'idées, j'ai entendu quelques propos du chercheur Howard Steiger, qui est entre autres choses le directeur du programme des troubles alimentaires de l'institut Douglas, et ils m'ont donné envie d'en savoir davantage sur ses recherches. Si vous voulez un aperçu audio: L’obsession de la minceur mène-t-elle à l’obésité?

Je regardais la nouvelle charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, qu'il à co-présidé: de beaux principes, en espérant que ça se traduira en mesures concrètes! C'est bien beau les politiques et les grands mots mais ça ne franchit pas toujours les murs des bureaux des fonctionnaires.

La nouvelle sur passeport santé

et sur le site du Ministère

Pensez vous que ça aboutira à quelque chose d'intéressant?

lundi 19 octobre 2009

Télé diabolique

Chez nous, on avait pas la télé. Pas d'antenne. Pas de câble. Juste un vidéo, pour écouter des documentaires et des films d'auteurs en cantonais sous titré.

J'adorais le dire chaque fois que l'occasion venait. "Nous, on préfère être dehors, jouer de la musique, lire, se parler..." juste pour voir ce petit air incrédule ou admiratif qui se dessinait dans la face des autres. Ça me donnait un petit air d'élite, autant avoir l'air puisque je n'en ai ni la chanson, ni le sac à main, ni l'abonnement au théâtre de Quat'Sous...

Mais voilà, c'est arrivé: j'ai enfin compris comment fonctionne la manette et j'ai réalisé qu'on capte Télé-Québec. La télé roule maintenant non-stop jusqu'à 18h45, heure approximative du retour de mon amoureux, me donnant tout le loisir d'écouter des choses très instructives mais j'avoue qu'au final, je passe plus de temps avec Dora l'exploratrice et Zoboomafoo.

J'ai décidé cette semaine qu'il me faudrait faire mon coming out, puisqu'une super émission passe en soirée, et avouer mon amoureux que finalement, j'aime ça la télé, moi, et que je vais l'écouter de temps en temps, bon, pis t'as rien à dire contre ça!

Manquant de courage, j'ai laissé la télé allumée et je suis partie pour la soirée. À mon retour, j'ai trouvé un gars hypnotisé la bouche ouverte devant l'écran, le cerveau amputé de la capacité de tourner la tête et de répondre quelque chose d'audible à "bonjour". C'était gagné.

Tout ça pour dire que, dans le cadre de mon retour désordonné à l'anti-régime, j'ai décidé qu'il serait prioritaire de revenir à manger sans distraction. Ma meilleure amie fait les combinaisons alimentaires? Moi aussi! Elle, c'est la viande sans les patates, le pain sans beurre ni confiture, les pâtes sans sauce et la guerre au dessert (bref, tout ce qui va bien ensemble ne doit pas être mangé ensemble, c'est l'alimentation sans le plaisir à mes yeux, yark!) ; moi j'évite la nourriture avec les livres, la t.v., le piano ou l'ordi.

C'est pas facile. Je rechute souvent. Rien ne me détends plus qu'une soirée devant un film à manger n'importe quoi sans y penser (n'importe quoi sauf des crudités sans trempette et autres absurdités dans le genre, évidemment). Et dans les autres moments, j'ai besoin de me distraire de moi, de l'anxiété de manger, de la solitude...

Pour changer une habitude ou une dépendance, il faut réaliser pleinement ce que ça nous apporte. La bouffe n'est pas un problème et moi non plus. Il faut juste enlever les interférences qui nous empêchent de communiquer...

J'entends certaines femmes dire que c'est plus simple de se libérer de d'autres dépendances comme l'alcool, la cigarette ou les drogues et que nous, qui traitons parfois nos émotions à coups de morceau de tarte au sucre, sommes constamment bombardées d'images de bouffes, d'incitation à manger, sans pouvoir éviter l'obligation de manger.

Vrai, mais faux. Nous sommes dépendants de la nourriture, mais ce n'est pas un problème! C'est un besoin vital et le plaisir que combler sa faim nous apporte devrait se savourer comme un verre d'eau quand on a soif ou une toilette quand ça fait une demie heure qu'on la cherche frénétiquement dans un centre d'achat...

On ne règle rien en blâmant la tarte au sucre ou en s'en privant. C'est simplement un malentendu dans l'utilité qu'il faut régler. Et pour ça, il faut communiquer, s'écouter surtout.

samedi 17 octobre 2009

Rêves de nuit et de pizza

Enceinte, je fais souvent des rêves étranges remplis de souvenirs et... d'absurdités.

La nuit dernière, j'ai rêvé, entre autre, que Karl Lagerfeld était mon voisin et qu'il avait une collection de jupes et de tutus accumulés depuis les années 50 avec lequel il dansait sans retenue et sans talent dans sa cours arrière.

Je ne savais pas que Karl Lagerfeld occuppe à ce point mon inconscient.

Il y a aussi souvent une petite fille qui traine là, dans un party de famille, et donc je m'occuppe pratiquement dans chaque rêve même si ce n'est pas la mienne. Je rêve de cette petite puce depuis ma fausse couche, quand j'étais allée la reporter dans un grand champ de fleur; il fallait la laisser à quelqu'un d'autre, pas le choix, mais elle revient souvent dans mes rêves sans que je fasse toujours le lien, et je m'en occuppe alors avec un amour débordant même si c'est pour un petit moment... Une manière de finir mon deuil j'imagine, même si j'ai l'impression de bien l'avoir fait.

Sur une note plus antirégimesque, j'ai vécu un autre moment de pur plaisir gustatif hier à la pizzéria Napoletana (coin Dante et de Gaspé, près du marché Jean-Talon). Ok, le resto a des allures un peu kitch mais pas besoin de se guinder pour y aller, et il est toujours plein et bruyant, mais n'est ce pas un bon signe? Tant qu'au service, c'est souvent assez ordianire... On oublie tout quand on se retrouve avec son assiette. La carte regorge de pizzas et de pâtes exquises mais à chaque fois, c'est avec une no 25, la genovese, que mon chum et moi finissons. Elle est imbattable! Je ne peux pas vous parler du reste, c'est la seule chose que j'ai mangé la bas, mis à part une lasagne mal réchauffée qui ne valait pas que je m'en rappelle. Revenons à cette pizza: sur une croûte fine et parfaitement croustillante, on vous met de la dinde, du pesto, de la mozzarella et du parmesan puis quelques tranches de tomates et quelques piments forts. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi mais les goûts se relancent et s'accordent parfaitement. Mon amoureux n'apprécie pas vraiment les tomates et le fromage et pourtant, c'est lui qui demande à y aller et qui, sans même ouvrir le menu alors que je fais mine d'hésiter sur mon choix, commande toujours la même chose.

Facile de s'arrêter à temps quand les sens sont si comblé et qu'on s'offre l'opportunité de manger les restes le lendemains! Je me suis quand même laissée tentée par l'excellent Tiramisu et je suis sortie de la satisfaite sur tous les plans, sans être bourrée.

Ça fait partie du plaisir de l'antirégime: le resto, la découverte de nouveaux goûts, la saine faim qui décuple l'arome des mets, en sachant que tout vous est permis dans les limites de la faim, et c'est tant mieux parce que sans faim, le plaisir est moins grand.

Le petit déjeuner m'attends!

jeudi 15 octobre 2009

La mode ne tourne pas ronde

Il est fou, le monde de la mode.

Je pense à Karl Lagerfeld, directeur artistique de chez Chanel, qui ose aller dire publiquement que personne ne veut voir des rondes sur les podiums. Quand on pense que dans le monde de la mode, les rondes sont ces filles-là, ça laisse perplexe.

Vous vous souvenez de Filippa Hamilton, cette fille dont la photo avait été exagérément retouchée et que j'ai mis sur ce site il y a quelques jours? Eh bien, elle ne travaille plus pour Ralph Lauren: trop grosse pour les samplers, selon ses dires et les sous entendus de la compagnie...

Karlounet Lagerfeld en a probablement plus contre lui même que contre les gros, lui qui a perdu presque 100 livres et se maintien de cette façon selon ses propres mots: "I eat next to nothing". Ça donne envie.
Et dans le registre Bitch, ce que j'envie le plus chez Karlichou, c'est son esprit: "Je ne veux pas me poser trop de questions parce que j'ai trop de facilités avec les réponses". Argh... Scotchée...
Non mais, on ne va pas s'en faire pour ce qu'en pense un vieux has been retouché, affamé et trop intelligent pour se poser des questions?!!! God!