J'ai commencé un deuxième boulot avant de partir au Guatemala pour engranger quelques économies à dépenser. Je travaille dans un Tim Horton et je dois avouer que je m'amuse, avec efficacité et sans stress, en faisant taire la culpabilité de ne pas leur avoir dit lorsqu'ils m'ont engagée la semaine dernière que je quitte le 30 juin, ni que je serai étudiante à plein temps, à trois-rivières de surcroit, en septembre, sans aucune possibilité, besoin ou envie de continuer... Ce détachement me donne probablement un air enjoué et professionnel puisqu'après 4 jours, ils m'ont proposé d'appliquer à un poste de gérante et je les vois m'imaginer une longue carrière Timortonienne... Ça fait quand même plaisir, même si j'ai clairement d'autres objectifs.
Mon boulot me permet de me gaver à volonté de cappuccino glacés fait selon ma recette spéciale. Je me suis découvert une nouvelle passion. C'est une drogue. J'en suis rendue au point ou je me dit qu'il faudrait surement modérer un peu et joindre une confrérie anonyme. A moi seule, je ne vais pas tarder à faire baisser la marge de profit de mon boss, qui possède 10 franchises...
Si on met de coté le cappuccino glacé, l'endroit ou je travaille est marqué par des employés particulièrement à l'affut des dernières "nouvelles" d'hollywoods. Les revues à potin trainent partout dans la salle des employés et la grosseur des fesses des célébrités populaires hantent la majorité des conversations. Mes collègues aimerait bien leur ressembler.
Et pourtant, il doit y avoir 2 kilos entre le moment ou Star machin te classe avec les bombes de l'heure ou avec les anorexiques. La diversité n'a pas trop sa place dans la capitale du film américain. On présente ces corps comme s'ils étaient naturels, comme si le dernier régime du 7 jours pouvait rendre toute les ménagère semblables. Et si on disait la vérité? Ce n'est ni facile, ni sain pour la majorité des gens, d'être si mince! Et c'est sans parler de ce qu'il faut faire pour y arriver! Pauvre corps, pauvre petite tête!
Bien sur, il y a des minces naturelles, mais je crois que bien des stars se battent comme nous aurions à le faire pour avoir cette taille impossible. Il y a ici un article très intéressant sur le sujet. Ne ressentez vous pas de la pitié pour ces belles qui se maintiennent au meilleur de normes sociales qui nous ravagent toutes personellement et collectivement? Moi, oui. Allez, révoltons nous!
Nous aurions toute avantage à être maquillées, habillées et conseillées par des gens dont c'est le métier de faire paraître les gens à leur meilleur. Ronde ou mince. Pourtant, la beauté, ce n'est pas ça, ou ce n'est plus cela pour moi. On est belles à la taille de son âme, de sa personnalité, de son charme, de sa joie de vivre et les diètes font souvent maigrir aussi ces aspects de nous. Une belle personne, c'est une personne qui s'aime, se respecte, se traite bien à l'intérieur comme à l'extérieur. Ça parait. Les gens ont souvent la drôle d'idée qu'on doit avoir raison d'avoir de nous l'opinion qu'on a. Alors ils nous respectent et nous admirent à la mesure de ce qu'on s'accorde. S'aimer, ça s'apprends et ça rends véritablement plus belle.
Belle et ronde, vous n'y croyez pas vraiment? Si vous croyez qu'un peu de chair empêche ces femmes d'être belles, ce ne sont peut-être que vos complexes qui vous en empêchent... Personellement, je n'aurai jamais la longueur de jambe ou les yeux de ces mannequins, mais une diète n'y changera rien. Je suis moi, je travaille à l'être encore plus, à mon meilleur, sans plus et surtout, sans complexes.
vendredi 13 juin 2008
lundi 9 juin 2008
Une grande femme
Il y en a qui trippent sur les filles de Sex and the City, d'autres qui idolatrent Céline Dion et d'autres qui envient la sagesse du Dalaï Lama.
Moi, mon idole, c'est Marie-Claude Lortie, une critique gastronome et une chroniqueuse que vous avez surement déjà lue, que ce soit dans la Presse ou dans un de ses livres...
Ok, je ne suis pas groupie et je n'achète même pas la Presse pour lire ses chroniques. Mais chaque fois que je lis ce qu'elle écrit, j'ai le sourire au visage et parfois même plus d'espoir pour l'humanité. C'est une femme, une vraie, intelligente, épicurienne et tellement pleine de bon sens. Si j'étais plus kétaine, j'irai jusqu'a dire que c'est un modèle pour nos jeunes mais je ne le dirai pas. En fait, je ne suis que jalouse de la clarté avec laquelle elle expose au monde ses opinions pleine de sens (dans tous les sens du terme!).
Je vous laisse lire le dernier article sur lequel je suis tombé, après avoir mangé dans un restaurant qu'elle recommande dans son excellent bouquin Solutions Restos La Presse
L'anti-nutritionnisme
Et en souvenir, comme ça, en vrac, au hasard de google:
Alors, on mange slow?
Pour en finir avec le guide alimentaire
Pourquoi les jeunes filles fument
Pour finir, vous pouvez assez lire cette chronique ou les plusieurs commentaires débiles et mal informés m'ont donné envie de mordre... Mais c'est au fond une bonne nouvelle pour les futures sage-femme et les familles!
Sages-femmes: 10 % des naissances en 2018
Bon, là c'est vrai, je ne reviens pas écrire avant le 20 août. Probablement. Peut-être...
Bonne journée!
Vertige
xx
Moi, mon idole, c'est Marie-Claude Lortie, une critique gastronome et une chroniqueuse que vous avez surement déjà lue, que ce soit dans la Presse ou dans un de ses livres...
Ok, je ne suis pas groupie et je n'achète même pas la Presse pour lire ses chroniques. Mais chaque fois que je lis ce qu'elle écrit, j'ai le sourire au visage et parfois même plus d'espoir pour l'humanité. C'est une femme, une vraie, intelligente, épicurienne et tellement pleine de bon sens. Si j'étais plus kétaine, j'irai jusqu'a dire que c'est un modèle pour nos jeunes mais je ne le dirai pas. En fait, je ne suis que jalouse de la clarté avec laquelle elle expose au monde ses opinions pleine de sens (dans tous les sens du terme!).
Je vous laisse lire le dernier article sur lequel je suis tombé, après avoir mangé dans un restaurant qu'elle recommande dans son excellent bouquin Solutions Restos La Presse
L'anti-nutritionnisme
Et en souvenir, comme ça, en vrac, au hasard de google:
Alors, on mange slow?
Pour en finir avec le guide alimentaire
Pourquoi les jeunes filles fument
Pour finir, vous pouvez assez lire cette chronique ou les plusieurs commentaires débiles et mal informés m'ont donné envie de mordre... Mais c'est au fond une bonne nouvelle pour les futures sage-femme et les familles!
Sages-femmes: 10 % des naissances en 2018
Bon, là c'est vrai, je ne reviens pas écrire avant le 20 août. Probablement. Peut-être...
Bonne journée!
Vertige
xx
mardi 3 juin 2008
Au revoir!
28 dodos avant les vacances...
Au prix ou j'ai payé mes billets d'avion, je me sens presque mal pour Delta Airlines. Presque. J'ai l'impression d'avoir battu le système, d'avoir trouvé la faille. Je les ai eus!
J'aurai payé presque plus cette année en amendes à la bibliothèque nationale que pour ce qui doit assurer que mes fesses se rendent entières au Guatemala. Ce n'est pas tout à fait rassurant mais ça reste plutôt jouissif.
Il me reste des tas de choses à faire pour mon départ et je préfère passer le reste du temps avec mon amoureux pour m'assurer qu'il s'ennuie suffisamment durant mon absence. C'est donc une pause officielle de blog.
A mon retour, je serai en plein déménagement et à la ligne de départ de ma formation de sage-femme (yé!) dans la palpitante ville de Trois-Rivières (snif!).
Je vous souhaite donc un bel été et vous remercie de votre présence ici.
À la prochaine!
xx
Au prix ou j'ai payé mes billets d'avion, je me sens presque mal pour Delta Airlines. Presque. J'ai l'impression d'avoir battu le système, d'avoir trouvé la faille. Je les ai eus!
J'aurai payé presque plus cette année en amendes à la bibliothèque nationale que pour ce qui doit assurer que mes fesses se rendent entières au Guatemala. Ce n'est pas tout à fait rassurant mais ça reste plutôt jouissif.
Il me reste des tas de choses à faire pour mon départ et je préfère passer le reste du temps avec mon amoureux pour m'assurer qu'il s'ennuie suffisamment durant mon absence. C'est donc une pause officielle de blog.
A mon retour, je serai en plein déménagement et à la ligne de départ de ma formation de sage-femme (yé!) dans la palpitante ville de Trois-Rivières (snif!).
Je vous souhaite donc un bel été et vous remercie de votre présence ici.
À la prochaine!
xx
lundi 2 juin 2008
Érableurk!
Les petits cornets de tire et de sucre d'érable de mon kiosque ne laissent personne indifférents, surtout pour ce qui est des femmes. J'adore observer mes clientes; il y a celles dont le plaisir et la gourmandise transparait dans la pupille et le sourrire espiègle. Il y a aussi celles qui détournent le regard sans arriver à y éteindre l'envie en me déclarant d'un air déçu que "ça fait engraisser". Ce sont les mêmes qui, lorsqu'elles se laissent tenter, avalent d'un air coupable et pressé, sans goûter.
Il y a enfin la troisième catégorie de femmes: celles qui ont le dédain de ces trucs infames. Dans cette catégorie, je suis seule et unique. @#$%?&&* de cornet d'érable de !@#$%?&
Symbole par excellence de mon esclavage , le cornet à l'érable est, avec les maudites pommes du kiosque, ma seule nourriture lorsque je ne prends pas le temps de me faire un lunch au boulot.
Le pire de mes conditions de travail sudistes, ce n'est pas de rester debout pendant une dizaine d'heures à faire seule le travail qui devrait être fait par trois personnes pour des patrons ingrats et des clients qui me paient en petit change quand des tas de gens attendent pour se faire servir avec un air bête pour toute réponse à mes gentils sourrires. Non. Ça, bizarrement, j'aime beaucoup.
Le pire, c'est d'avoir faim. D'avoir faim de viande, d'être subjuguée par les effluves qui s'échappent de chez le saucissier, de voir des broches de poulet rotir tout l'après midi chez un des bouchers du marché, d'imaginer tous les délices carnivores qui mijotent chez un autre...
...et d'être pognée dans un maudit kiosque de pommes sans pouvoir en sortir pour manger ce qui me nargue juste à coté. J'aurais presque envie de m'emparer d'un client et d'en manger un tout petit morceau.
Pour faire taire la faim, je mange des cornets de tire. A une autre époque, j'aimais les cornets de tire. Maintenant, je hais les cornets de tire. Je les haïs tous, avec ou sans beurre d'érable, avec passion, assez pour croire que ça mérite d'être immortalisé sur ce blog. Et j'en mange encore. Je sature d'érable. Et je fais semblant d'adorer pour en vendre et faire plaisir
Demain, je me fais un lunch, même si je devrais encore le manger froid et en vitesse sur le bord du comptoir en offrant mon corps au service de nos distingués clients.
Pour ce soir, je vous quitte, mon steak est cuit et je salive sur mon clavier.
Il y a enfin la troisième catégorie de femmes: celles qui ont le dédain de ces trucs infames. Dans cette catégorie, je suis seule et unique. @#$%?&&* de cornet d'érable de !@#$%?&
Symbole par excellence de mon esclavage , le cornet à l'érable est, avec les maudites pommes du kiosque, ma seule nourriture lorsque je ne prends pas le temps de me faire un lunch au boulot.
Le pire de mes conditions de travail sudistes, ce n'est pas de rester debout pendant une dizaine d'heures à faire seule le travail qui devrait être fait par trois personnes pour des patrons ingrats et des clients qui me paient en petit change quand des tas de gens attendent pour se faire servir avec un air bête pour toute réponse à mes gentils sourrires. Non. Ça, bizarrement, j'aime beaucoup.
Le pire, c'est d'avoir faim. D'avoir faim de viande, d'être subjuguée par les effluves qui s'échappent de chez le saucissier, de voir des broches de poulet rotir tout l'après midi chez un des bouchers du marché, d'imaginer tous les délices carnivores qui mijotent chez un autre...
...et d'être pognée dans un maudit kiosque de pommes sans pouvoir en sortir pour manger ce qui me nargue juste à coté. J'aurais presque envie de m'emparer d'un client et d'en manger un tout petit morceau.
Pour faire taire la faim, je mange des cornets de tire. A une autre époque, j'aimais les cornets de tire. Maintenant, je hais les cornets de tire. Je les haïs tous, avec ou sans beurre d'érable, avec passion, assez pour croire que ça mérite d'être immortalisé sur ce blog. Et j'en mange encore. Je sature d'érable. Et je fais semblant d'adorer pour en vendre et faire plaisir
Demain, je me fais un lunch, même si je devrais encore le manger froid et en vitesse sur le bord du comptoir en offrant mon corps au service de nos distingués clients.
Pour ce soir, je vous quitte, mon steak est cuit et je salive sur mon clavier.
dimanche 1 juin 2008
Rapports à l'espace
J'ai plein d'occasions de réfléchir ces jours-ci à mon rapport corps/espace.
Je crois que j'ai parfois un problème avec l'espace que j'ai dans ma tête. J'oscille entre le désir de disparaitre et celui de vouloir prendre plus de place. En fait, je n'ai jamais trop su ou était ma place dans le monde. Peut-être que grossir, parfois, est un moyen pour le corps d'affirmer son existence?
La seule chose qui arrive me fait sentir une angoisse profonde et inexpliqué, c'est, et depuis longtemps, les espaces clos.
Un avion pressurisé en altitude, une tente bien fermée pour ne pas laisser passer les moustiques, un ascensceur... ce sont là plusieurs endroits qui me forcent à aller puiser en moi un calme qui ne vient pas tout seul. Je me souviens que, plus jeune, c'était même parfois le monde tout entier qui me semblait trop petit et étouffant, sans air, fermé, avec sa couche d'ozone.
Je me sens si facilement étouffée dans l'espace, dans mes relations, en moi. J'en suis à me demander pourquoi et, surtout, à chercher de l'air, de l'espace. Pourtant, je n'ai jamais rien fait pour prendre de la place, peut-être parce qu'il n'y en avait pas.
Mon psy m'y a initiée a une forme pas trop ésotérique d'imagerie mentale. Tout ce que j'arrive à voir, c'est un infini de lumière diffuse, de l'espace, de l'air frais à n'en plus finir. J'imagine que c'est ce que mon inconscient veut. Et pas que lui.
Moi, ma tête, mon corps et mon ami imaginaire réclamons tous un espace qui nous appartienne. Je prendrais bien un bord de mer devant une île perdue et montagneuse, peu importe son climat, mais je me contenterai de dormir la fenêtre ouverte en allant faire un tour sur mon île dans ma tête.
Bonne nuit...
xx
Je crois que j'ai parfois un problème avec l'espace que j'ai dans ma tête. J'oscille entre le désir de disparaitre et celui de vouloir prendre plus de place. En fait, je n'ai jamais trop su ou était ma place dans le monde. Peut-être que grossir, parfois, est un moyen pour le corps d'affirmer son existence?
La seule chose qui arrive me fait sentir une angoisse profonde et inexpliqué, c'est, et depuis longtemps, les espaces clos.
Un avion pressurisé en altitude, une tente bien fermée pour ne pas laisser passer les moustiques, un ascensceur... ce sont là plusieurs endroits qui me forcent à aller puiser en moi un calme qui ne vient pas tout seul. Je me souviens que, plus jeune, c'était même parfois le monde tout entier qui me semblait trop petit et étouffant, sans air, fermé, avec sa couche d'ozone.
Je me sens si facilement étouffée dans l'espace, dans mes relations, en moi. J'en suis à me demander pourquoi et, surtout, à chercher de l'air, de l'espace. Pourtant, je n'ai jamais rien fait pour prendre de la place, peut-être parce qu'il n'y en avait pas.
Mon psy m'y a initiée a une forme pas trop ésotérique d'imagerie mentale. Tout ce que j'arrive à voir, c'est un infini de lumière diffuse, de l'espace, de l'air frais à n'en plus finir. J'imagine que c'est ce que mon inconscient veut. Et pas que lui.
Moi, ma tête, mon corps et mon ami imaginaire réclamons tous un espace qui nous appartienne. Je prendrais bien un bord de mer devant une île perdue et montagneuse, peu importe son climat, mais je me contenterai de dormir la fenêtre ouverte en allant faire un tour sur mon île dans ma tête.
Bonne nuit...
xx
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