lundi 19 avril 2010
Un article de Marie-Claude Lortie
Si votre voisine de 50 ans, qui a toujours été bien ronde, vous arrive un beau jour, sans crier gare, en ayant subitement perdu les 30 kg la séparant de son poids soi-disant «santé», est-ce, encore là, une bonne nouvelle?
«Pas nécessairement», vous répondra la Dre Rebecka Peebles, si vous lui posez la question.
Pédiatre spécialiste de l'adolescence au programme des troubles alimentaires de l'hôpital Lucile Packard, attaché à l'Université Stanford, en Californie, la Dre Peebles travaille au quotidien avec des adolescents pour essayer de leur redonner une santé volée par leurs troubles alimentaires. Et ce qu'elle constate ne correspond pas aux discours officiels.
Ce qu'elle voit, c'est que derrière des choix encouragés, vantés et loués par notre société, soit maigrir et faire de l'activité physique, se cachent des comportements obsessionnels problématiques pouvant mener à des troubles médicaux aussi sérieux que ceux associés aux troubles alimentaires classiques, notamment l'anorexie et la boulimie.
Il est temps, croit la Dre Peebles, qu'on revoie ce que sont réellement les troubles du comportement alimentaire. Qu'on apprenne à les reconnaître là où ils se cachent. Et qu'on trouve des façons de les traiter plutôt que d'applaudir aux apparences.
Car ce qu'a remarqué la médecin, c'est que des adolescents peuvent ne pas du tout satisfaire aux critères officiels pour être diagnostiqués anorexiques ou boulimiques (des personnes souffrant de boulimie, par exemple, peuvent avoir un poids considéré comme santé), mais souffrir des mêmes problèmes médicaux occasionnés par les troubles alimentaires officiels, en commençant par les carences nutritionnelles. Elle a fait une étude sur la question, dont les résultats viennent de paraître dans la revue Pediatrics.
«Je pense, par exemple, à ces adolescents qui souffrent d'embonpoint, que l'on encourage à maigrir et qui, soudainement, perdent parfois plus de 25% de leur poids», explique la Dre Peebles.
Or plutôt que de s'inquiéter pour eux, on les félicite.
En fait, notre volonté collective presque obsessionnelle de lutter contre le surpoids et l'obésité est devenue si répandue et si omniprésente, autant dans le monde de la santé que dans les sphères généralement montrées du doigt que sont la mode et les médias, que les troubles alimentaires socialement acceptables et acceptés sont devenus, eux aussi, un fléau.
«Si on élargissait la définition de ce qui constitue réellement un désordre alimentaire, on se rendrait compte que c'est aussi répandu que l'obésité», va même jusqu'à déclarer la spécialiste.
* * *
Autant de personnes souffrant de troubles alimentaires que de gens obèses?
Il suffit de regarder autour de soi pour constater que les comportements obsessionnels en matière d'alimentation sont partout. Certaines études américaines, par exemple, montrent que le quart des étudiantes utilisent la purgation pour maintenir leur poids, que 15% des étudiantes se font vomir, que le tiers des étudiantes ont au moins essayé de se faire vomir. «Ce n'est pas juste l'obésité qui est un problème», dit la Dre Peebles.
Notre société (et pas juste le monde de la mode) est tellement obsédée par la minceur ou l'absence de ce qu'elle considère comme du surpoids qu'on ne cherche pas, en commençant par les médecins, à savoir comment la population non obèse réussit à maintenir sa taille. Est-ce par une attitude saine envers l'alimentation ou en prenant des raccourcis dangereux?
«On dit aux gens constamment, partout, maigrissez. Mais on ne leur dit pas: «Faites-le de façon saine et médicalement sécuritaire», explique la pédiatre. Le monde médical se concentre beaucoup trop sur les chiffres sur le pèse-personne. Alors que les comportements des patients sont tout aussi importants.»
En fait, la Dre Peebles rejoint plusieurs autres spécialistes de la question que j'ai interviewés dans les dernières années - je pense notamment au Dr Jean Wilkins de Sainte-Justine - qui se demandent si notre lutte collective contre l'obésité n'est pas en train de provoquer des effets pervers, notamment chez les adolescents, comme les comportements mentionnés au début de l'article.
La quête de minceur officiellement sanctionnée par les messages anti-gras de santé publique vient à se fondre avec la recherche des images corporelles encouragées, elle, par la mode, les médias, la pub et compagnie.
Et la Dre Peebles va même plus loin. «Quels sont les réels liens entre le poids et la santé? demande-t-elle. Les jeunes qui restent minces tout en mangeant de la malbouffe sont-ils plus en santé que ceux qui ont de l'embonpoint? Tout n'est pas aussi noir et blanc que l'on pense.»
vendredi 5 mars 2010
S'écouter
Quand on mange pour répondre à son besoin, que ce soit celui de nourrir son corps, celui de plaisir ou même parfois celui de se calmer, on a pas le choix d'apprendre globalement à s'écouter. J'essaie maintenant d'écouter mon besoin profond (et, phase 2, d'y répondre!) plutôt que de manger en réponse à tout, pas dans le but de manger moins mais simplement parce que c'est tellement plus épanouissant.
Mais avant cela, il faut réaliser pleinement qu'on en vaut la peine...
Je voudrais bien perdre encore un peu de poids, chose que je dois toute façon mettre de coté avec ma bedaine pleine d'amour que je ne veux priver de rien, mais je commence à réaliser au fond de moi ce que voulais dire ma diététiste. Pour maigrir durablement, il ne faut pas vouloir maigrir. Ça parait contradictoire, mais l'antirégime est un monde bien différent de ce qu'on a pu connaitre en stratégies de perte de poids jusqu'ici. Ça y est, j'ai l'air d'un gourou nébuleux à ne pas arriver à exprimer l'idée clairement, mais tant pis.
Moi j'ai tendance à oublier et à parfois retomber dans un antirégime régimien, en oubliant que ce n'est pas un outil pour maigrir mais simplement un mode de vie épanouissant. C'est souvent dans ces moments là que les bouchées supplémentaires s'accumulent, que le plaisir décroit et que mon corps se met à refléter la frustration que je m'impose, pour en finir par manger plus... Pas très productif sous aucun aspect.
Là dessus, je vais aller déjeuner avant que les framboises que j'ai acheté pour ma crème Budwig (mon trip de femme enceinte du moment) ne pourrissent. À 4,99$ le casseau, je me sens une certaine responsabilité envers le délicieux et dispendieux fruit rouge que j'achète en cachette ;o)
jeudi 17 décembre 2009
Ho! Ho! Ho!
Non mais, y'a des sous et des claques qui se perdent...
Joyeux temps des fêtes à vous. Profitez en bien!
lundi 30 novembre 2009
Méchante salade
"La salade, ça fait grossir. C'est toujours des grosses madames qui en mangent", dit-elle en mangeant avec appétit les smarties sur son Jell-O, après avoir mangé plus de frites que de poulet.
Je crois qu'elle à raison. Surtout la fade, avec juste des légumes plates et de la vinaigrette sans gras...
lundi 16 novembre 2009
publié au http://well.blogs.nytimes.com/2009/11/04/phys-ed-why-doesnt-exercise-lead-to-weight-loss/?em
Phys Ed: Why Doesn’t Exercise Lead to Weight Loss?
For some time, researchers have been finding that people who exercise don’t necessarily lose weight. A study published online in September in The British Journal of Sports Medicine was the latest to report apparently disappointing slimming results. In the study, 58 obese people completed 12 weeks of supervised aerobic training without changing their diets. The group lost an average of a little more than seven pounds, and many lost barely half that.
How can that be? Exercise, it seems, should make you thin. Activity burns calories. No one doubts that.
“Walking, even at a very easy pace, you’ll probably burn three or four calories a minute,” beyond what you would use quietly sitting in a chair, said Dan Carey, Ph.D., an assistant professor of exercise physiology at the University of St. Thomas in Minnesota, who studies exercise and metabolism.
But few people, an overwhelming body of research shows, achieve significant weight loss with exercise alone, not without changing their eating habits. A new study from scientists at the University of Colorado School of Medicine in Denver offers some reasons why. For the study, the researchers recruited several groups of people. Some were lean endurance athletes; some sedentary and lean; some sedentary and obese. Each of the subjects agreed to spend, over the course of the experiment, several 24-hour periods in a special laboratory room (a walk-in calorimeter) that measures the number of calories a person burns. Using various calculations, the researchers could also tell whether the calories expended were in the form of fat or carbohydrates, the body’s two main fuel sources. Burning more fat than carbohydrates is obviously desirable for weight loss, since the fat being burned comes primarily from body fat stores, and we all, even the leanest among us, have plenty of those.
The Denver researchers were especially interested in how the athletes’ bodies would apportion and use calories. It has been well documented that regular endurance training increases the ability of the body to use fat as a fuel during exercise. They wondered, though, if the athletes — or any of the other subjects — would burn extra fat calories after exercising, a phenomenon that some exercisers (and even more diet and fitness books) call “afterburn.”
“Many people believe that you rev up” your metabolism after an exercise session “so that you burn additional body fat throughout the day,” said Edward Melanson, Ph.D., an associate professor in the division of endocrinology at the School of Medicine and the lead author of the study. If afterburn were found to exist, it would suggest that even if you replaced the calories you used during an exercise session, you should lose weight, without gaining weight — the proverbial free lunch.
Each of Melanson’s subjects spent 24 quiet hours in the calorimeter, followed later by another 24 hours that included an hourlong bout of stationary bicycling. The cycling was deliberately performed at a relatively easy intensity (about 55 percent of each person’s predetermined aerobic capacity). It is well known physiologically that, while high-intensity exercise demands mostly carbohydrate calories (since carbohydrates can quickly reach the bloodstream and, from there, laboring muscles), low-intensity exercise prompts the body to burn at least some stored fat. All of the subjects ate three meals a day.
To their surprise, the researchers found that none of the groups, including the athletes, experienced “afterburn.” They did not use additional body fat on the day when they exercised. In fact, most of the subjects burned slightly less fat over the 24-hour study period when they exercised than when they did not.
“The message of our work is really simple,” although not agreeable to hear, Melanson said. “It all comes down to energy balance,” or, as you might have guessed, calories in and calories out. People “are only burning 200 or 300 calories” in a typical 30-minute exercise session, Melanson points out. “You replace that with one bottle of Gatorade.”
This does not mean that exercise has no impact on body weight, or that you can’t calibrate your workouts to maximize the amount of body fat that you burn, if that’s your goal.
“If you work out at an easy intensity, you will burn a higher percentage of fat calories” than if you work out a higher intensity, Carey says, so you should draw down some of the padding you’ve accumulated on the hips or elsewhere — if you don’t replace all of the calories afterward. To help those hoping to reduce their body fat, he published formulas in The Journal of Strength and Conditioning Research last month that detailed the heart rates at which a person could maximize fat burning. “Heart rates of between 105 and 134” beats per minute, Carey said, represent the fat-burning zone. “It’s probably best to work out near the top of that zone,” he says, “so that you burn more calories over all” than at the extremely leisurely lower end.
Perhaps just as important, bear in mind that exercise has benefits beyond weight reduction. In the study of obese people who took up exercise, most became notably healthier, increasing their aerobic capacity, decreasing their blood pressure and resting heart rates, and, the authors write, achieving “an acute exercise-induced increase in positive mood,” leading the authors to conclude that, “significant and meaningful health benefits can be achieved even in the presence of lower than expected exercise-induced weight loss.”
Finally and thankfully, exercise seems to aid, physiologically, in the battle to keep off body fat once it has been, through resolute calorie reduction, chiseled away. In other work by Melanson’s group, published in September, laboratory rats that had been overfed and then slimmed through calorie reduction were able to “defend” their lower weight more effectively if they ran on a treadmill and ate at will than if they had no access to a treadmill. The exercise seemed to reset certain metabolic pathways within the rats, Melanson says, that blunted their body’s drive to replace the lost fat. Similar mechanisms, he adds, probably operate within the bodies of humans, providing scientific justification for signing up for that Thanksgiving Day 5K.