mercredi 15 octobre 2008

Veille d'examen

J'ai l'impression que demain je vais couler le premier examen de ma longue carrière d'étudiante.

Oui, je sais, je dis ça à chaque fois, mais aujourd'hui, c'est plus vrai que d'habitude.

Ça aussi je le dis à chaque fois, mais cette fois c'est différent. C'était la vie avant l'hématologie, avant.

Faut pas oublier que le petit Pierre, il finit par se faire bouffer par le loup dans la vraie histoire. Vous ne la connaissiez pas?

Au moins demain, le suspense sera fini, quoi qu'il arrive...

Il est ou le chocolat? Il est ou?
Z'a besoin! Z'a le D'OIT !!! (comme dirait un personnage célèbre de la blogosphère...)

lundi 13 octobre 2008

La page d'a coté...

Le courrier antirégime reprends du service le temps de répondre à Ly!

Comme c'est en se mettant ensemble qu'on arrive aux réflexions les plus intéressante, n'hésitez pas à ajouter votre grain de sel!


mercredi 8 octobre 2008

Science versus idées populaires

Article intéressant ici

Bouger comme on mange

Je suis allée courir en fin de semaine.

Je m'amuse follement à redécouvrir la joie de la chose. Quand on était petites, on courait, on arrêtait quand on était essouflées et on recommençait ensuite. C'était simple et c'est pour ça que c'était bien. On n'était pas obligées et on ne se forçait pas. Sauter à la corde, c'était juste rigolo.

On bouge souvent comme on mange. Avec la bouffe, on se concentre tellement sur l'alimentation optimale qu'on en oublie un volet fondamental: le plaisir! Je ne sais pas pour vous, mais je préfère maintenant me fier à mon propre corps pour évaluer mes besoins qu'a des recommandations standardisées et souvent fluctuantes. Qu'est ce que j'en ai à faire du plan qui triple ma capacité aérobie en un mois si j'haïs chaque minutes du processus? En visant LA perfection, on en oublie ce qui est parfait pour soi.

Mon plaisir est aussi une fonction physique savamment régulée par des tas de neurotransmetteur, pourquoi le négliger?! Le plaisir, le bonheur, c'est bon pour la santé! Et en étant heureuse et persuadée de faire le mieux pour moi, je profite de tous les avantages de l'effet placebo. Alleluia!

J'ai rangé mon cardiofréquencemètre. Quand je cours, j'écoute maintenant mon corps et mes envies. Ça me détends, me fait plaisir et me donne envie d'y retourner la fois suivante. C'est flexible et toujours valorisant.

On vit tellement dans un monde de performance quantifiée et d'optimisation qu'on oublie souvent de s'écouter pour savoir ce qui est mieux pour nous. Le corps parle, le plaisir et le bien-être étant le meilleur des signes qu'on prends soin de soi. On n'est pas qu'un corps pas plus qu'on n'est qu'une tête. Tout est lié et je ne crois pas à la forme physique sans l'équilibre mental. Pourtant, ce qu'on se fait chi... au nom de la bonne santé, même si souvent, ça ne tient pas la route scientifiquement...

Je courrais donc au parc Jarry dimanche, en alternant avec de la marche au gré de mes envies, sous le soleil et l'air frais de l'automne, quand je me suis vue, au passé, dans le regard hargneux des femmes qui courraient sur le tapis roulant du Fit For Life sur St-Laurent, décidées à souffrir pour faire fondre leurs hanches à coup de haine de soi (evidemment, c'est pas tout le monde, mais ce que j'ai pu personellement me "motiver" de cette façon!). J'ai trouvé ça triste pour elles et pour leur porte feuille. Surtout en les voyant par la vitrine aller se toaster dans les cabines de bronzage.

Non mais... il y a de l'air pur, des rayons de soleil, de l'espace et des sourrires plein les sentiers dehors!

Si l'enfer existe, je suis sure d'y trouver quelques rangées de vélos stationnaires et de stairmaster avec un entraineur pour me faire sprinter une minute de plus, puis une autre, en me faisant miroiter une shape qui me demanderait d'y consacrer l'essentiel de ma vie active! Tant qu'a rouler, courrir ou grimper, autant aller quelque part, voir des choses, des gens, s'amuser et se développer!

Je ne suis pas contre le dépassement de ses limites, au contraire. C'est juste que ce n'est pas une obligation et qu'on ne devrait pas se pousser parce qu'on se croit minable et qu'on mérite ou qu'on a besoin de souffrir. On souffre déjà assez à grandir sans se torturer. La vie est courte, profitons-en!

Il y a des surprises dans cette démarche. Autant j'ai pu me surprendre à vouloir vendre mon ame pour des asperges alors que je croyais que je ne voudrais que du chocolat à écouter mes envies, je m'étonne de jouir pleinement de l'effet de fatigue saine qui me gagne après un effort intense.

Je ne suis surement pas la seule à ne pas vouloir ou à ne pas arriver à pratiquer ce que je m'impose, non? Heureusement, on est libres!

dimanche 5 octobre 2008

Touchée

J'ai mangé une balle de fusil tout près de la carotide. Pendant un moment, je me suis demandée si je ne l'avais pas littéralement mangée et si elle n'étais pas rendue dans mon eosophage. Les joies du paint ball... A la température d'hier, les balles n'explosent pas toutes, ce qui vous condamne à porter plus longtemps les marques violacées de votre courage. La journée a été complètement catharsique mais je comtinue a penser que c'est un sport un peu débile (et cher!) quand on le prends trop au sérieux.

N'empêche qu'aujourd'hui, je me sens bien et d'attaque pour entamer mon étude.

J'ai vu ma diététiste vendredi. Ça faisait longtemps. J'ai l'impression d'avoir pu mettre plein de doigts sur autant de petits problèmes dans ma façon de manger et surtout, d'être, ces temps-ci. Je réalise vraiment l'aide que ça m'apporte d'avoir l'appui d'une fille aussi empathique qui ne me dit pas de manger mes légumes, qui n'a pas la balance comme outil et qui ne voit aucun problème à l'idée de manger du chocolat. C'est un contre courant qui fait du bien quand tout ce qu'on entends autour titille le nerf régimien.

Allons étudier...