Ah, que c'est donc dur, que c'est donc dur...
Je n'ai pas faim. Je n'ai jamais faim. Alors je mange quand je n'ai pas faim. Et quand je mange quand je n'ai pas faim, je me sens coupable. Et je mange plus, parce que je me sens coupable. Et j'ai encore moins faim. C'est pas gagné.
Attendre la faim sans avoir la sensation de se priver, ça devient difficile après trop longtemps.
Là, j'attends la faim. Je pense à autre chose. Je prépare l'expédition de canot d'en fin de semaine. Je fais mon lavage. Je bouge. J'essaie de ne pas mettre d'énergie mentale la dessus. Au moins, j'ai le droit de ne pas penser qu'a ça. C'est un peu allégeant.
J'essaie de ne pas me sentir coupable pour les excès des derniers jours. Et de penser à autre chose qu'a manger sauf quand mon corps me le dira.
Mon corps me dit surtout qu'il se sent trop plein d'avoir autant mangé, trop vide d'avoir eu si peu de nutriments. Il faut remettre les compteurs à zéro.
Mais ma tête, elle, elle est anxieuse, et elle voit sans arrêt le frigo au milieu de la pièce, les placards. Elle a faim de ressentir autre chose que de la culpabilité, les "tu-devrais" et surtout, ce vide flou... Mais elle commence à savoir que manger dans ces moments là, ça ne lui donne que plus faim.
Quand la façon de manger est devenu le problème et la réponse au problème, c'est rushant.
Je ne veux que penser moins à tout ça. Mais pour y penser moins, j'ai besoin de savoir que sans y penser, je me fais du bien. Mais plus ça m'inquiète, plus je mange et moins je me fais du bien.
J'ai besoin d'écrire ces choses là, ces jours ou c'est difficile, pas à cause de la bouffe mais à cause des tempêtes que j'ai en moi. Penser à la bouffe, c'est un évitement, un mécanisme qui se renforce lui même. Je le sais, mais je ne suis pas toujours capable d'affronter. C'est un combat épuisant, d'autant plus que l'ennemi est souvent flou et que parfois, je me trompe et me tire dessus.
Mes faims psychologiques sont bien plus irrésistibles que mes faims corporelles. Au moins, la faim corporelle, elle se comble. On ne comble pas sa faim psychologique avec des aliments, on se gèle, et après, on a encore plus faim. Le comprendre, ce n'est pas régler la question malheureusement.
Alors qu'est ce qu'il y a donc pour me tracasser aujourd'hui? Autant déblatérer un peu, essayer de trouver ce morceau qui me reste pris dans la gorge, et l'avaler.
Comment je me sens?
Je me sens inutile:
après avoir tellement investis toutes mes forces pour les autres à la Mission, j'ai eu besoin de faire autre chose, mais ça laisse un vide. J'ai des compétences rangées dans le fond d'un placard. Je suis maintenant inutile et interchangeable.
Je me sens intruse:
j'ai la vie que j'ai toujours voulu avoir. Mon chum est exactement tout ce que j'ai toujours voulu. Le contexte est parfait. Je suis bien et calme, comme je l'ai cherché. Je n'ai plus de dettes. Je profite de mes fins de semaine et de ce que la vie offre de formidable. La seule chose qui cloche dans le décor, c'est moi. Mon identité, elle s'est faite dans les combats, dans un autre milieu. Je suis fière de mon vécu et de ce que j'y ai appris. Mais je me sens seule parmis ces gens qui pour la plupart, ne savent pas trop ce que c'est de se battre et de souffrir. Ce n'est pas une vertue, c'est juste différent. Et même là ou j'ai grandis, je ne me sens pas chez moi. Je me sens différente et étrangère à un peu tout le monde. Et je me sens seule. Sans trop de racines même si j'avais besoin de les couper. Je me sens plus vivre dans le monde d'une autre que dans le mien. Heureusement que j'aime les voyages et le dépaysement.
Je me sens moche:
je me sens grosse, ennuyante, quelconque. Laide. Pas attirante. Négligée même qaund je ne me néglige pas.
Sans attrait.
Invisible.
En y pensant, j'ai besoin de ressentir une logique et une raison pour ces gens qui ne sont pas là. Ma mère appelle souvent ma grand mère, mais jamais moi. Lorsqu'elle vient au Québec, si peu longtemps, elle passe son temps avec ses amies. Elle vient souper un soir, de peine et de misère, parce que je l'invite et qu'elle veut ensuite aller veiller dans la ville. C'est ma grand-mère qui m'a dit qu'elle revenait passer une semaine en décembre; ma grand mère qui appelait pour avoir des nouvelles du nouveau boulot de mon amoureux; ma grand mère qui ne m'a jamais appelé avant pour me demander de mes nouvelles à moi, et qui s'en fout de toute façon. Et moi je tangue entre l'envie d'avoir un lien avec elles et l'envie d'en être le plus loin possible. Mais une question plane toujours dans ma tête. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s'en va toujours sans regarder derrière. Je suis derrière. Je pense être gentille, rigolote, intelligente, même si parfois je ne sais plus, mais pourquoi est ce qu'ils partent tous comme ça, physiquement ou émotionellement. Est-ce que j'ai déjà manqué à quelqun? Il est ou mon père? J'aurais préféré que le mystère reste entier plutôt que de savoir qu'il a pu plein de fois me voir sans vouloir. Et même quand il était là, ce n'était pas pour moi... C'est juste un autre qui est parti sans regrets. Qu'est ce que j'aurais pu faire de plus? J'ai tellement essayé d'être parfaite... Je ne suis jamais arrivée à l'être physiquement, alors une réponse facile pour mon esprit, c'est de penser que c'est parce que je n'étais pas assez mignonne. Je sais que ce n'est pas vrai, mais j'ai encore tendance à penser que si j'étais plus jolie, les gens ne partiraient pas. Je sais que c'est faux, mais entre le savoir et le ressentir...
Et mon amoureux, lui qui me dit qu'il m'aimera toujours et qu'il m'adore comme je suis, comment croire vraiment à ça? Sa sincérité me touche mais je n'y crois pas. L'amour d'un couple se brise bien plus souvent que celui d'une famille. Mais moi, je l'aime ce gars là, et j'ai toujours peur de le perdre, qu'il se détache et qu'il parte sans raison, parce que même si je crois être arrivée à ne pas reproduire dans mes relation les shémas malsains de ma famille et même si je crois que notre relation est saine et complice sans être fusionnelle et qu'on s'adore tous les deux, la vie m'a appris que parfois les gens partent. Je pourrais survivre mais quelque chose comme l'espoir en moi serait mort. J'ai parfois l'impression que je crois trop en nous deux, que c'est un trop grand risque que je prends.
C'est dur, cette relation, parce que c'est nouveau pour moi de me laisser aller à ressentir. J'ai toujours contrôlé mes sentiments. J'ai toujours été très cérébralement amoureuse. Je ne me suis jamais mis le pied dans une relation sans tater le sol, sans tout contrôler du risque. Je ne tolère pas d'être abandonnée. Je ne tolère même pas le risque de l'être et pourtant, maintenant, je me pousse à vivre sans filet parce que j'ai décidé que mes peurs n'allaient pas m'empêcher de vivre la vie au maximum. Mais elle est tenace, la peur, même si je la combat. Chaque fois qu'il me fait une surprise, chaque fois que je le trouve tellement beau avec ses petits airs, chaque fois qu'il est adorable et qu'il me donne les mêmes papillons qu'au début, j'ai un petit coup de peur au ventre, que j'enterre le plus loin possible mais qui en s'accumulant me donne certains jours l'envie de partir parce que je suis trop heureuse instantanément et que je ne suis pas habituée de me laisser couler sur un bonheur qui n'est pas mon unique création et qui ne dépend pas que de moi.
vendredi 23 novembre 2007
dimanche 18 novembre 2007
Le mot de la fin
Je suis hier allée faire quelque chose dont j'ai parfois parlé sur ce blog, un grand tabou, quelque chose que je pourrais faire seulement lorsque je serais mince...
...de l'escalade!
Je suis souvent allée chez Allez Up! observer mon amoureux qui grimpais en me disant que j'aimerais bien en faire aussi, mais l'idée d'aller mettre un baudrier (le harnais pour l'escalade) pour bien mettre en valeur mes fesses et mes cuisses et ensuite aller m'étaler sur un mur avec quelqun ayant pour seule fonction de me regarder, ça a de quoi donner plutôt envie d'aller vivre dans un pays africain appréciant davantage mes formes, surtout dans ces salles ou les seules filles présentes sont légères et souples, corps idéal pour l'escalade.
J'ai beau dire à qui veut l'entendre qu'il ne faut pas attendre d'atteindre la sainte minceur pour devenir ce qu'on veut être et faire ce qu'on veut faire, je me disais que si mon chum réalisait à quelle paire de fesse il a affaire tout les soir en me comparant pendant que je grimpe, je risquais qu'il me laisse tomber et, qu'étant sur un mur, je n'y survivrais pas.
Mais lorsqu'il m'a proposé d'aller grimper pour la millième fois vendredi soir et que de façon réflexe, je me suis dit intérieurement que je devais être mince avant en invoquant la fausse excuse que je suis trop lourde pour être efficace, je me suis dit qu'il était temps de surpasser aussi ce tabou. Après tout, je suis forte et je saute aussi haut que n'importe qui dans mes cours d'aérobie avec ma prof folle boostée aux stéroïdes. Et je n'ai pas à être parfaite dans tout, juste à viser l'amélioration. Et j'en avais envie follement. Alors, follement aussi, j'ai dit oui.
Rendue à la Montagne d'Argent désertée avec cette température glaciale, en regardant cette roche trop plane, mon nouveau beaudrier pas très seyant au postérieur, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Mais j'étais là et mon orgueuil m'a soutenu. J'ai d'abord assuré mon amoureux qui installait dangeureusement le parcours, puis je me suis lancée. C'est là que je me suis rappelée que j'ai le vertige, que ma vie ne tenait qu'a un fil et que le gars qui tenait le fil, en bas, fait 35 lbs de moins que moi. Lorsque tout ton corps est bien trop haut dans les airs et que tu ne tiens qu'a un semblant de bosse sur la roche du bout de ton pied gauche et à une mini craque avec le bout d'un doigts tellement gelé qu'il n'a plus de sensation (sensation qui n'est pas totallement revenue d'ailleurs, c'est un peu fou de grimper dehors à ce temps ci de l'année...), tu y penses à tout ça.
Tu y penses et tu te concentre à mettre toute ton énergie à rester collée à la paroi pour oublier le moment qui arrive, bien pire, ou tu devras descendre en rappel en projettant tout ton poids derrière, dans le vide, soumis à la compétence du gars léger qui t'assure. A ce moment là, t'oublie même que la corde soulève un peu ton chandail en exposant ton meilleur bourrelet au monde entier (ok, il n'y avait que mon chum, des coccinelles comateuses de froid et des oiseaux mais quand même...) Ça m'a pris un bon dix minutes avant de m'y résoudre, puis je suis finalement revenue en bas saine et sauve, encore toute tremblante et probablement juste un peu traumatisée.
Et on retourne se pratiquer sur les murs intérieurs bondés cette semaine.
Alors je me suis dit que ça ferait un beau mot de la fin de vous dire qu'il faut savoir avoir un peu d'audace pour aller plus loin que ce dont on se croit capable, avoir confiance en soi et en l'autre et se laisser tomber dans le vide parfois et surtout, prendre conscience que la vie, c'est court et qu'il serait dommage d'attendre le saint graal de la minceur avant d'oser faire ce dont on a envie parce que rien, à part ces barrières dans nos esprits, ne nous empêchent de vivre pleinement maintenant, et on le mérite autant que n'importe qui.
Merci pour vos gentils commentaires et à la prochaine!
Anick
xx
...de l'escalade!
Je suis souvent allée chez Allez Up! observer mon amoureux qui grimpais en me disant que j'aimerais bien en faire aussi, mais l'idée d'aller mettre un baudrier (le harnais pour l'escalade) pour bien mettre en valeur mes fesses et mes cuisses et ensuite aller m'étaler sur un mur avec quelqun ayant pour seule fonction de me regarder, ça a de quoi donner plutôt envie d'aller vivre dans un pays africain appréciant davantage mes formes, surtout dans ces salles ou les seules filles présentes sont légères et souples, corps idéal pour l'escalade.
J'ai beau dire à qui veut l'entendre qu'il ne faut pas attendre d'atteindre la sainte minceur pour devenir ce qu'on veut être et faire ce qu'on veut faire, je me disais que si mon chum réalisait à quelle paire de fesse il a affaire tout les soir en me comparant pendant que je grimpe, je risquais qu'il me laisse tomber et, qu'étant sur un mur, je n'y survivrais pas.
Mais lorsqu'il m'a proposé d'aller grimper pour la millième fois vendredi soir et que de façon réflexe, je me suis dit intérieurement que je devais être mince avant en invoquant la fausse excuse que je suis trop lourde pour être efficace, je me suis dit qu'il était temps de surpasser aussi ce tabou. Après tout, je suis forte et je saute aussi haut que n'importe qui dans mes cours d'aérobie avec ma prof folle boostée aux stéroïdes. Et je n'ai pas à être parfaite dans tout, juste à viser l'amélioration. Et j'en avais envie follement. Alors, follement aussi, j'ai dit oui.
Rendue à la Montagne d'Argent désertée avec cette température glaciale, en regardant cette roche trop plane, mon nouveau beaudrier pas très seyant au postérieur, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Mais j'étais là et mon orgueuil m'a soutenu. J'ai d'abord assuré mon amoureux qui installait dangeureusement le parcours, puis je me suis lancée. C'est là que je me suis rappelée que j'ai le vertige, que ma vie ne tenait qu'a un fil et que le gars qui tenait le fil, en bas, fait 35 lbs de moins que moi. Lorsque tout ton corps est bien trop haut dans les airs et que tu ne tiens qu'a un semblant de bosse sur la roche du bout de ton pied gauche et à une mini craque avec le bout d'un doigts tellement gelé qu'il n'a plus de sensation (sensation qui n'est pas totallement revenue d'ailleurs, c'est un peu fou de grimper dehors à ce temps ci de l'année...), tu y penses à tout ça.
Tu y penses et tu te concentre à mettre toute ton énergie à rester collée à la paroi pour oublier le moment qui arrive, bien pire, ou tu devras descendre en rappel en projettant tout ton poids derrière, dans le vide, soumis à la compétence du gars léger qui t'assure. A ce moment là, t'oublie même que la corde soulève un peu ton chandail en exposant ton meilleur bourrelet au monde entier (ok, il n'y avait que mon chum, des coccinelles comateuses de froid et des oiseaux mais quand même...) Ça m'a pris un bon dix minutes avant de m'y résoudre, puis je suis finalement revenue en bas saine et sauve, encore toute tremblante et probablement juste un peu traumatisée.
Et on retourne se pratiquer sur les murs intérieurs bondés cette semaine.
Alors je me suis dit que ça ferait un beau mot de la fin de vous dire qu'il faut savoir avoir un peu d'audace pour aller plus loin que ce dont on se croit capable, avoir confiance en soi et en l'autre et se laisser tomber dans le vide parfois et surtout, prendre conscience que la vie, c'est court et qu'il serait dommage d'attendre le saint graal de la minceur avant d'oser faire ce dont on a envie parce que rien, à part ces barrières dans nos esprits, ne nous empêchent de vivre pleinement maintenant, et on le mérite autant que n'importe qui.
Merci pour vos gentils commentaires et à la prochaine!
Anick
xx
vendredi 16 novembre 2007
A la prochaine
Je vous fais une confidence: je crois que je suis rendue à un point ou je dois me détacher un peu de tout ça et manger en y pensant moins. J'ai besoin de passer plus de temps loin de la bouffe et des problèmes alimentaires. J'avais besoin de ce blog comme espace de réflexion et maintenant, j'ai besoin d'espace pour réfléchir à autre chose.
Je ne dis pas que je ferme ce blog, simplement que j'y serais beaucoup moins présente. Moi et la bouffe, c'est encore un équilibre fragile et je ressens le besoin de me centrer sur moi de façon plus personelle pour arriver à apprivoiser ma petite corde d'équilibriste, et le vide aussi, parce qu'il fait partie de ma vie autant que le reste.
Je vous remercie d'avoir été là, et vous dit à la prochaine!
Anick
xx
Je ne dis pas que je ferme ce blog, simplement que j'y serais beaucoup moins présente. Moi et la bouffe, c'est encore un équilibre fragile et je ressens le besoin de me centrer sur moi de façon plus personelle pour arriver à apprivoiser ma petite corde d'équilibriste, et le vide aussi, parce qu'il fait partie de ma vie autant que le reste.
Je vous remercie d'avoir été là, et vous dit à la prochaine!
Anick
xx
mercredi 14 novembre 2007
Carottes sexy
Je suis de retour au grandes questions. Cette foutue satiété n'est pas évidente à définir. De toute façon, ça ne fait pas de différence si j'attend d'avoir faim avant de remanger. Mais parfois, j'ai envie de manger juste parce que c'est l'heure. Je sens que la faim n'est pas loin, elle commence à chuchoter, timide, mais elle n'est pas encore toute là. Il va falloir travailler là dessus. Ou arrêter de me poser des questions inutiles, peut-être. J'ai tendance à parfois trop penser à des détails.
Quoi qu'il en soit, ce midi, je me suis fait des carottes. J'avais envie de carottes. Étonnant ça. J'ai passé mon enfance à détester les carottes, puis je m'y suis fait un peu, ensuite, mélangées avec autre chose, mais de la à les désirer toutes seules! Ce corps est riche en surprises. Je m'étonne.
C'est le genre d'envie auquelle je résiste. Lorsque je me suis demandé avant de dîner de quoi j'avais envie et que les carottes non utilisées de mon couscous m'ont fait de l'oeil, je me suis dit que ça n'était pas possible, que je devais encore essayer de manger nutritif. Puis non, j'en avais vraiment envie.
Je dois dire que pour moi, les carottes, ça fait partie de ces repas virtueux dans ces périodes de perfection ou je pousse un peu la sainteté trop loin. Comme je n'ai jamais mangé de carottes pour le plaisir mais parce que c'est bon pour moi, je les mange crues ou vapeur, sans rien. Evidemment, ça ne donne pas envie d'en manger souvent, mais ça me rends fière de manger bien.
Ce midi, mes carottes ont eu droit a une cuisine amoureuse et attentive. Elles se sont étonnée dans un peu d'huile d'olive, puis ont pataugé dans un peu d'eau pour ensuite recevoir une pluie d'épice et d'aromes. Je les ai ensuite fait reluire avec un peu de sirop d'érable. Elles avaient l'air heureuses et je les touvaient plus attirantes dans mon assiette que ma merguez et ma portion de sidekick au parmesan. Si j'en fait tout un plat, c'est que ça ne me ressemble pas du tout!
Attention, je ne dit pas que ce soit meilleur de manger des carottes qu'autre chose. J'ai perdu un bon 10 lbs au début à ne manger à peu près que des choses prohibées par la religion diététique et j'avais besoin de faire la paix avec ces aliments là encore plus que les autres. C'était sain et necessaire, et je suis même certaine que c'était bon pour ma santé de le faire à ma faim. J'ai retrouvé plein d'énergie et mes cheveux sont redevenus brillants comme lorsque j'étais enfant alors que je n'avais pas associé le fait qu'ils étaient devenus cassants avec le fait d'enchainer régimes et orgies pendant des années.
Je ne pensais pas que je ferais aussi la paix avec les légumes à écouter mes envies. Mais bon, ça arrive, alors je ne vais pas m'en plaindre!
Je vous laisse avec une photo de mon couscous, qui était tout à fait délicieux, avec ses 7 légumes, pour porter chance selon la tradition, et son goût typiquement marocain. S'il y en a que ça intéresse, la recette provient du dernier livre de ma collection, La cuisine et le goût des épices de Ethné et Philippe de Vienne, un livre qui esplique bien le goût, le rôle, et la façon de bien balancer les épices. Je vous avoue qu'il est toutefois impératif d'avoir un bon magasin d'épice disponible pour faire la majorité des recettes. Mais ça vaut la peine. L'infinité de saveur possible en utilisant les épices réveilleraient mêmne les papilles d'un mort.

Quoi qu'il en soit, ce midi, je me suis fait des carottes. J'avais envie de carottes. Étonnant ça. J'ai passé mon enfance à détester les carottes, puis je m'y suis fait un peu, ensuite, mélangées avec autre chose, mais de la à les désirer toutes seules! Ce corps est riche en surprises. Je m'étonne.
C'est le genre d'envie auquelle je résiste. Lorsque je me suis demandé avant de dîner de quoi j'avais envie et que les carottes non utilisées de mon couscous m'ont fait de l'oeil, je me suis dit que ça n'était pas possible, que je devais encore essayer de manger nutritif. Puis non, j'en avais vraiment envie.
Je dois dire que pour moi, les carottes, ça fait partie de ces repas virtueux dans ces périodes de perfection ou je pousse un peu la sainteté trop loin. Comme je n'ai jamais mangé de carottes pour le plaisir mais parce que c'est bon pour moi, je les mange crues ou vapeur, sans rien. Evidemment, ça ne donne pas envie d'en manger souvent, mais ça me rends fière de manger bien.
Ce midi, mes carottes ont eu droit a une cuisine amoureuse et attentive. Elles se sont étonnée dans un peu d'huile d'olive, puis ont pataugé dans un peu d'eau pour ensuite recevoir une pluie d'épice et d'aromes. Je les ai ensuite fait reluire avec un peu de sirop d'érable. Elles avaient l'air heureuses et je les touvaient plus attirantes dans mon assiette que ma merguez et ma portion de sidekick au parmesan. Si j'en fait tout un plat, c'est que ça ne me ressemble pas du tout!
Attention, je ne dit pas que ce soit meilleur de manger des carottes qu'autre chose. J'ai perdu un bon 10 lbs au début à ne manger à peu près que des choses prohibées par la religion diététique et j'avais besoin de faire la paix avec ces aliments là encore plus que les autres. C'était sain et necessaire, et je suis même certaine que c'était bon pour ma santé de le faire à ma faim. J'ai retrouvé plein d'énergie et mes cheveux sont redevenus brillants comme lorsque j'étais enfant alors que je n'avais pas associé le fait qu'ils étaient devenus cassants avec le fait d'enchainer régimes et orgies pendant des années.
Je ne pensais pas que je ferais aussi la paix avec les légumes à écouter mes envies. Mais bon, ça arrive, alors je ne vais pas m'en plaindre!
Je vous laisse avec une photo de mon couscous, qui était tout à fait délicieux, avec ses 7 légumes, pour porter chance selon la tradition, et son goût typiquement marocain. S'il y en a que ça intéresse, la recette provient du dernier livre de ma collection, La cuisine et le goût des épices de Ethné et Philippe de Vienne, un livre qui esplique bien le goût, le rôle, et la façon de bien balancer les épices. Je vous avoue qu'il est toutefois impératif d'avoir un bon magasin d'épice disponible pour faire la majorité des recettes. Mais ça vaut la peine. L'infinité de saveur possible en utilisant les épices réveilleraient mêmne les papilles d'un mort.
mardi 13 novembre 2007
Got Milk?
J'ai souvent de belles surprises quand je vais prendre mes emails. MSN se croit obligé de me tenir au courant des nouvelles d'importance du monde. Cette fois ci, en primeur: Amanda Bynes boit beaucoup de lait. Et ça me trouble. (pas sa consommation evidemment, mais le fait qu'une pub à peine déguisée trouve encore sa place dans ma page d'accueil et que cette dite pub, elle soit si tordue)
Au risque de passer pour une névrosée anti progrès, moi la pub qui s'adresse directement aux adolescentes pour le vendre n'importe quoi en leur présentant un modèle de corps de rêve et en se servant de cette névrose commune, la perte de poids, comme argument, je trouve ça débile.
Même si c'est du bon lait qu'on vend et pas de la cocaine, je trouve ça tordu et encore plus pervers. Se servir du prétexte de la minceur pour le faire, c'est un peu aussi prendre position sur le sujet et encourager les comportements malsains.
Le prétexte de santé peut bien aller se rhabiller. Les publicistes feraient n'importe quoi pour vendre et nous, n'importe quoi pour maigrir. Ils sont pas si fou finalement, ces romains. C'est sain d'inciter les jeunes filles à boire du lait, écrémé bien sur, en jouant sur des mirages sur lesquels elles obsèdent déjà?
La fonction première des aliments, c'est de nourrir, pas de faire maigrir, d'aider à maigrir ou de faire penser à maigrir. Et les études sur le sujet, souvent commandée par les lobbies, ne sont pas très convainquantes... Buvez dont du lait parce que vous en avez envie!
Je n'ai pas trouvé la photo de la pub avec Amanda Bynes pour la mettre ici (mais elle est sur le lien plus haut.) mais voici d'autres pub de la série... Y'en a pour toutes les femmes: la jeune vingtaine (ordinaire, evidemment), la maman (au corps typique post accouchement) et la superwoman dynamique (qui tien à la main un verre avec des formes bien féminines)...
Merci lait, parce que tu nous permet de garder la ligne et d'alimenter nos obsessions?
Non, merci juste de nous nourrir et d'accompagner si divinement les brownies...
"Tu n'as pas à être un héro pour te sentir invincible. C'est pour ça que je bois du lait. Les protéines aident à bâtir les muscles et des études suggèrent que les adolescent qui le choisissent sont plus en santé. "
Ce que j'en comprends: Être belle t'aide à te sentir invincible. Le lait aide à être mince et belle comme sur la photo. Alors bois.
"Surprise que je sois mère? Tu devrais savoir que les neufs nutriments essentiels du lait rendent le corps irrésistible"
Ce que j'en comprends: Attention: les neufs nutriments du lait, l'adoption, la privation continuelle et la chirurgie esthétique pourraient vous aider à rester immaculée dans votre maillot blanc, votre maquillage et votre mise en plis parfaite dans le sable, en affichant une moue sexy pendant que votre gamin est peut-être en train de se noyer ou d'être kidnappé. Come on...
Ah, et j'ai plus la force pour pareille connerie. Mon linge est sec et je ferais mieux d'aller le plier. Et si, dans mon emploi du temps de superwoman, j'ai envie de poser une action pour ma ligne de déesse, il ne me restera qu'a ouvrir le frigo et à boire un verre de lait ou la pinte en entier... Écrémé, bien sur.
Au risque de passer pour une névrosée anti progrès, moi la pub qui s'adresse directement aux adolescentes pour le vendre n'importe quoi en leur présentant un modèle de corps de rêve et en se servant de cette névrose commune, la perte de poids, comme argument, je trouve ça débile.
Même si c'est du bon lait qu'on vend et pas de la cocaine, je trouve ça tordu et encore plus pervers. Se servir du prétexte de la minceur pour le faire, c'est un peu aussi prendre position sur le sujet et encourager les comportements malsains.
Le prétexte de santé peut bien aller se rhabiller. Les publicistes feraient n'importe quoi pour vendre et nous, n'importe quoi pour maigrir. Ils sont pas si fou finalement, ces romains. C'est sain d'inciter les jeunes filles à boire du lait, écrémé bien sur, en jouant sur des mirages sur lesquels elles obsèdent déjà?
La fonction première des aliments, c'est de nourrir, pas de faire maigrir, d'aider à maigrir ou de faire penser à maigrir. Et les études sur le sujet, souvent commandée par les lobbies, ne sont pas très convainquantes... Buvez dont du lait parce que vous en avez envie!
Je n'ai pas trouvé la photo de la pub avec Amanda Bynes pour la mettre ici (mais elle est sur le lien plus haut.) mais voici d'autres pub de la série... Y'en a pour toutes les femmes: la jeune vingtaine (ordinaire, evidemment), la maman (au corps typique post accouchement) et la superwoman dynamique (qui tien à la main un verre avec des formes bien féminines)...
Merci lait, parce que tu nous permet de garder la ligne et d'alimenter nos obsessions?
Non, merci juste de nous nourrir et d'accompagner si divinement les brownies...
"Tu n'as pas à être un héro pour te sentir invincible. C'est pour ça que je bois du lait. Les protéines aident à bâtir les muscles et des études suggèrent que les adolescent qui le choisissent sont plus en santé. "Ce que j'en comprends: Être belle t'aide à te sentir invincible. Le lait aide à être mince et belle comme sur la photo. Alors bois.
"Surprise que je sois mère? Tu devrais savoir que les neufs nutriments essentiels du lait rendent le corps irrésistible"Ce que j'en comprends: Attention: les neufs nutriments du lait, l'adoption, la privation continuelle et la chirurgie esthétique pourraient vous aider à rester immaculée dans votre maillot blanc, votre maquillage et votre mise en plis parfaite dans le sable, en affichant une moue sexy pendant que votre gamin est peut-être en train de se noyer ou d'être kidnappé. Come on...
Ah, et j'ai plus la force pour pareille connerie. Mon linge est sec et je ferais mieux d'aller le plier. Et si, dans mon emploi du temps de superwoman, j'ai envie de poser une action pour ma ligne de déesse, il ne me restera qu'a ouvrir le frigo et à boire un verre de lait ou la pinte en entier... Écrémé, bien sur.
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