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mercredi 6 février 2008

Laide

Gnaaa, je m'étire et tatonne dans mon bordel amassé sous le lit, avant de courrir braver le gardien féroce du dessous du divan, mon chat, à sa recherche. A moins qu'elle ne soit derrière le congélo. L'ais-je jetté? Non, je n'aurais pas fait ça quand même. L'ais-je finalement envoyé à la St-Vincent de Paul? Peut-être. Quoi qu'il en soit, le doute qu'elle soit dans les parages tourmente mon instinct de chasse. Je la veux, et tout de suite. Il faut que je sache.

Quand dans un moment de faiblesse, tu recherche ta balance et tu réalises que tu as effacé les neurones qui lui correspondent, tu te dis:

1. Que tu dois avoir l'air névrosée, à fouiller tous les endroits possibles ou tu aurait pu cacher de toi même ta propre balance.
2. Que somme toute, pour l'avoir oubliée comme ça, il y a eu du progrès.
3. Qu'il va falloir faire avec parce que tu n'iras quand même pas en acheter une autre.

Mais d'ou sort cette idée folle de vouloir me peser? J'ai l'impression d'avoir besoin de quelque chose de fiable qui puisse me dire de quoi j'ai l'air. Et pourtant, les balances sont bien nulles pour ce genre de choses.

Hier, j'ai réalisé que mon VO2max avait baissé depuis quelques années. Il y a des jours ou des nouvelles si peu importantes vous fouttent le moral en l'air et vous lancent dans les grandes remises en question de votre personne entière. Mon VO2max a baissé, je ne pensais pas que j'étais aussi nulle, qui suis-je, ou vais-je, blabla, etcetera... Eh oui, parfois, je dramatise, et je remarqquee que souvent, je finis par mettre l'ensemble de ces malheurs éééé-pou-van-tables sur le dos de mon gras. J'en viens même à douter de savoir vraiment à quoi je ressemble. Tout ça pour un mauzus de chiffre.

Harceler mon chum hier ne m'a pas donné davantage d'idées sur ce à quoi je peux bien ressembler.

Le pauvre... vous devriz voir sa tête quand il sent une discussion se diriger sur ce terrain.

"Comment tu me trouves?... T'es sur?... Non mais, qu'est ce que tu trouves laid chez moi?... T'as même pas réfléchis avant de répondre rien, tu ne parles pas sincèrement!... T'as trop réfléchis avant de répondre, tu cherches les bons mots, c'est pas ce que tu penses vraiment... Est ce que je suis plus grosse que miss X?... Moins que miss Y?... Et le reste?..."

Et à chaque question, je me somme intérieurement d'arrêter ça tout de suite, d'arrêter de torturer le pauvre garçon et d'agir comme cette fille que je suis parfois et qui a confiance en elle. C'est bien plus attirant et je sais que, de toute façon, les garçons ne remarquent souvent que ce qu'on leur fait remarquer. Mais dans ces moments là, j'ai juste besoin de savoir tout en sachant que relationellement, je suis en train de me tirer dans les pieds.

Et lui, il a beau me dire qu'il me trouve belle, pleine de charme, qu'il m'adore, j'attends qu'il me dise la vérité, qui ne peut être pour moi que de me dire qu'il me trouve tout de même un peu moche et grosse et je le crorais tout de suite s'il me disais qu'il a envie de vomir chaque fois qu'il me regarde.

Et là, il me sort qu'il ne veut pas être avec une fille comme celles des magazines, qu'il m'aime comme je suis: je n'entends que la première partie de la phrase. Parce que dans ces moments là, tout peut être interprété par ma petite tête comme un verdict de laideur. Comment ça, pas comme les filles des magazines? Qu'il le dise qu'il me trouve affreuse de la tête aux pieds!

Il ajoute que peut-être que je suis trop grosse pour être un canon de beauté pour certains gars comme les filles qu'on voit dans les magazines, mais que lui, il me trouve adorable. Interprétation de fille: ça y est, il faut se rendre à l'évidence, TOUT LE MONDE me trouve affreuse.

Je me suis endormie en pensant à ça et j'ai presque été surprise en m'apperçevant dans le miroir ce matin d'être mieux que dans mes constructions mentales.

Dans le monde des personnes raisonnables qui respirent et se calment, je sais que mon chum me trouve belle et qu'il préférerait aussi que je sois mince. Tout comme je préférerais qu'il soit plus gros. Ce n'est pas un drame. Faut juste que j'arrête de me promener ici et de penser que mon homme pourrait ressembler aux lâches sur ce site qui restent avec une femme pour qui il n'ont pas assez d'amour pour arriver à avoir du respect et de la profondeur.

Avez vous aussi des moments ou vous vous inventez des scénarios de laideur infinie? Comment ce regard que vous avez sur vous se manifeste-t-il dans vos relations amoureuses? Avez vous des craintes, rationelles ou pas? J'aimerais bien vous entendre un peu...

Vertige
xx

mercredi 9 janvier 2008

Relativité

Depuis quelques jours, je me creuse la tête à me demander qu'est ce qui peut bien faire que je n'ai plus envie d'écouter mon corps.

Ce soir, ça va mieux et partant de ça, je peux me dire que ce qui a changé dans mon état d'esprit est probablement la cause de mes déboires.

Aujourd'hui, j'ai pris le temps de me mettre belle. Pas que j'en avais particulièrement envie, mais il le fallait. J'ai pris le reste de ma journée après mon rendez vous pour aller faire les fripes. J'ai trouvé pleins de trucs qui m'allaient pour des prix ridicules, heureusement parce que ce sont les seuls que mon budget peut tolérer.

Je me suis sentie belle. Je me suis mis dans un état d'esprit propice à l'amour de soi. C'est la base, le point de départ de tout comme c'est un but en soi. Lorsque je ne m'aime pas, il m'est impossible d'être connectée avec ce moi étranger que je méprise et il m'est impossible de vouloir me faire du bien. C'est ce qui a manqué ces derniers jours: le self love...

Étrangement, alors que j'étais perdue dans mes pensées, la tête dans un rayon de chandails, j'ai été surprise par une vieille dame qui cherchais elle aussi les aubaines. Elle tendait dans ma direction une blouse horrible en disant: "Regarde c'te belle blouse! Je l'achèterais bien, moi, mais elle est trop petite. Elle te ferais bien à toi, tu es mince." Je me suis donc retournée pour regarder à qui elle parlait: personne.

J'ai donc avalé ma gomme tout rond, surprise, et lui ai répondu sans vraiment regarder la blouse que ça n'était surement pas ma taille. Après tout, je ne suis pas mince, non? Les vieilles ont parfois de la difficulté avec leurs yeux.

Mais la blouse était bien à ma taille et j'ai du la mettre dans mon panier en remerciant de tout mon coeur pour faire plaisir a cette grand mère satisfaite de m'avoir trouvé un si joli morceau. Si cette blouse ne m'avait pas donné l'air d'un clown mortuaire, je l'aurais probablement achetée mais j'ai préféré errer dans le magasin jusqu'a ce que la dame parte pour enfin me débarrasser de son infame trouvaille.

La grosseur, la beauté et le reste, c'est relatif. Il y aura toujours des gens plus beaux et toujours des gens qui ne nous trouveront pas à leur goût et ce, même si nous étions toutes des Claudia Shieffer.

Les gens qui ont tout pour eux, ce sont ceux qui s'aiment, peu importe à quoi ils ressemblent. Si en prime on a quelqun qui nous aime et nous trouve belle, on a plus de chance que plein de superbes filles que je connais mais qui ne sont jamais assez parfaite au goût de leur chum.

J'ai toujours de la difficulté à le croire mais mon amoureux, il me trouve belle tout le temps. C'est du moins ce qu'il dit et je crois a ses exagérations. A l'entendre, il me trouve ravissante même quand je me réveille le matin avec la trace d'oreiller dans la face, les crottes au coin des yeux, les cheveux scrapés par un coiffeur débile, sales en prime et pleins de noeuds avec le teint d'un lendemain de nuit de gastro.

Je préfère encore être moi, imparfaite mais avec cette chance que d'être la plus belle des filles.

Sur ce, mon corps me réclame de la viande ce soir après ces jours de Pringles et de chocolat. Je retourne dans ma cuisine.

vendredi 23 novembre 2007

Écriture défoulatoire

Ah, que c'est donc dur, que c'est donc dur...

Je n'ai pas faim. Je n'ai jamais faim. Alors je mange quand je n'ai pas faim. Et quand je mange quand je n'ai pas faim, je me sens coupable. Et je mange plus, parce que je me sens coupable. Et j'ai encore moins faim. C'est pas gagné.

Attendre la faim sans avoir la sensation de se priver, ça devient difficile après trop longtemps.

Là, j'attends la faim. Je pense à autre chose. Je prépare l'expédition de canot d'en fin de semaine. Je fais mon lavage. Je bouge. J'essaie de ne pas mettre d'énergie mentale la dessus. Au moins, j'ai le droit de ne pas penser qu'a ça. C'est un peu allégeant.

J'essaie de ne pas me sentir coupable pour les excès des derniers jours. Et de penser à autre chose qu'a manger sauf quand mon corps me le dira.

Mon corps me dit surtout qu'il se sent trop plein d'avoir autant mangé, trop vide d'avoir eu si peu de nutriments. Il faut remettre les compteurs à zéro.

Mais ma tête, elle, elle est anxieuse, et elle voit sans arrêt le frigo au milieu de la pièce, les placards. Elle a faim de ressentir autre chose que de la culpabilité, les "tu-devrais" et surtout, ce vide flou... Mais elle commence à savoir que manger dans ces moments là, ça ne lui donne que plus faim.

Quand la façon de manger est devenu le problème et la réponse au problème, c'est rushant.

Je ne veux que penser moins à tout ça. Mais pour y penser moins, j'ai besoin de savoir que sans y penser, je me fais du bien. Mais plus ça m'inquiète, plus je mange et moins je me fais du bien.

J'ai besoin d'écrire ces choses là, ces jours ou c'est difficile, pas à cause de la bouffe mais à cause des tempêtes que j'ai en moi. Penser à la bouffe, c'est un évitement, un mécanisme qui se renforce lui même. Je le sais, mais je ne suis pas toujours capable d'affronter. C'est un combat épuisant, d'autant plus que l'ennemi est souvent flou et que parfois, je me trompe et me tire dessus.

Mes faims psychologiques sont bien plus irrésistibles que mes faims corporelles. Au moins, la faim corporelle, elle se comble. On ne comble pas sa faim psychologique avec des aliments, on se gèle, et après, on a encore plus faim. Le comprendre, ce n'est pas régler la question malheureusement.

Alors qu'est ce qu'il y a donc pour me tracasser aujourd'hui? Autant déblatérer un peu, essayer de trouver ce morceau qui me reste pris dans la gorge, et l'avaler.

Comment je me sens?

Je me sens inutile:
après avoir tellement investis toutes mes forces pour les autres à la Mission, j'ai eu besoin de faire autre chose, mais ça laisse un vide. J'ai des compétences rangées dans le fond d'un placard. Je suis maintenant inutile et interchangeable.

Je me sens intruse:
j'ai la vie que j'ai toujours voulu avoir. Mon chum est exactement tout ce que j'ai toujours voulu. Le contexte est parfait. Je suis bien et calme, comme je l'ai cherché. Je n'ai plus de dettes. Je profite de mes fins de semaine et de ce que la vie offre de formidable. La seule chose qui cloche dans le décor, c'est moi. Mon identité, elle s'est faite dans les combats, dans un autre milieu. Je suis fière de mon vécu et de ce que j'y ai appris. Mais je me sens seule parmis ces gens qui pour la plupart, ne savent pas trop ce que c'est de se battre et de souffrir. Ce n'est pas une vertue, c'est juste différent. Et même là ou j'ai grandis, je ne me sens pas chez moi. Je me sens différente et étrangère à un peu tout le monde. Et je me sens seule. Sans trop de racines même si j'avais besoin de les couper. Je me sens plus vivre dans le monde d'une autre que dans le mien. Heureusement que j'aime les voyages et le dépaysement.

Je me sens moche:
je me sens grosse, ennuyante, quelconque. Laide. Pas attirante. Négligée même qaund je ne me néglige pas.
Sans attrait.
Invisible.
En y pensant, j'ai besoin de ressentir une logique et une raison pour ces gens qui ne sont pas là. Ma mère appelle souvent ma grand mère, mais jamais moi. Lorsqu'elle vient au Québec, si peu longtemps, elle passe son temps avec ses amies. Elle vient souper un soir, de peine et de misère, parce que je l'invite et qu'elle veut ensuite aller veiller dans la ville. C'est ma grand-mère qui m'a dit qu'elle revenait passer une semaine en décembre; ma grand mère qui appelait pour avoir des nouvelles du nouveau boulot de mon amoureux; ma grand mère qui ne m'a jamais appelé avant pour me demander de mes nouvelles à moi, et qui s'en fout de toute façon. Et moi je tangue entre l'envie d'avoir un lien avec elles et l'envie d'en être le plus loin possible. Mais une question plane toujours dans ma tête. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde s'en va toujours sans regarder derrière. Je suis derrière. Je pense être gentille, rigolote, intelligente, même si parfois je ne sais plus, mais pourquoi est ce qu'ils partent tous comme ça, physiquement ou émotionellement. Est-ce que j'ai déjà manqué à quelqun? Il est ou mon père? J'aurais préféré que le mystère reste entier plutôt que de savoir qu'il a pu plein de fois me voir sans vouloir. Et même quand il était là, ce n'était pas pour moi... C'est juste un autre qui est parti sans regrets. Qu'est ce que j'aurais pu faire de plus? J'ai tellement essayé d'être parfaite... Je ne suis jamais arrivée à l'être physiquement, alors une réponse facile pour mon esprit, c'est de penser que c'est parce que je n'étais pas assez mignonne. Je sais que ce n'est pas vrai, mais j'ai encore tendance à penser que si j'étais plus jolie, les gens ne partiraient pas. Je sais que c'est faux, mais entre le savoir et le ressentir...

Et mon amoureux, lui qui me dit qu'il m'aimera toujours et qu'il m'adore comme je suis, comment croire vraiment à ça? Sa sincérité me touche mais je n'y crois pas. L'amour d'un couple se brise bien plus souvent que celui d'une famille. Mais moi, je l'aime ce gars là, et j'ai toujours peur de le perdre, qu'il se détache et qu'il parte sans raison, parce que même si je crois être arrivée à ne pas reproduire dans mes relation les shémas malsains de ma famille et même si je crois que notre relation est saine et complice sans être fusionnelle et qu'on s'adore tous les deux, la vie m'a appris que parfois les gens partent. Je pourrais survivre mais quelque chose comme l'espoir en moi serait mort. J'ai parfois l'impression que je crois trop en nous deux, que c'est un trop grand risque que je prends.

C'est dur, cette relation, parce que c'est nouveau pour moi de me laisser aller à ressentir. J'ai toujours contrôlé mes sentiments. J'ai toujours été très cérébralement amoureuse. Je ne me suis jamais mis le pied dans une relation sans tater le sol, sans tout contrôler du risque. Je ne tolère pas d'être abandonnée. Je ne tolère même pas le risque de l'être et pourtant, maintenant, je me pousse à vivre sans filet parce que j'ai décidé que mes peurs n'allaient pas m'empêcher de vivre la vie au maximum. Mais elle est tenace, la peur, même si je la combat. Chaque fois qu'il me fait une surprise, chaque fois que je le trouve tellement beau avec ses petits airs, chaque fois qu'il est adorable et qu'il me donne les mêmes papillons qu'au début, j'ai un petit coup de peur au ventre, que j'enterre le plus loin possible mais qui en s'accumulant me donne certains jours l'envie de partir parce que je suis trop heureuse instantanément et que je ne suis pas habituée de me laisser couler sur un bonheur qui n'est pas mon unique création et qui ne dépend pas que de moi.

mardi 23 octobre 2007

Mise au point

Bon ben là, on ne va quand même pas se laisser abattre!

Je ne me suis jamais cachée sur ce blog que j'ai un désir en changeant ma façon de concevoir la nourriture: maigrir.

Même si je me coupe de mes émotions lorsque je me laisse aller au coté sombre de la bouffe, ce qui me dérange le plus sur le coup, c'est de faire payer mon corps et que ça laisse sa trace.

Pourtant, en focussant sur la perte de poids, le découragement est tellement facile. Il y a des plateaux qui ne s'expliquent pas, et d'autres qui s'expliquent. Mais dès que l'on tombe dans le piège de faire encore plus attention, on retombe dans la logique manichéenne des gentils aliments et des méchants aliments. Quand on les mange, on devient aussi gentil ou méchant, d'ou la culpabilité, d'ou la suite qui dépend pour chacunes.

Dans mon cas, il faut se rendre à l'évidence: je ne perds plus parce que, doucement, je me suis laissée dépasser mes signaux de satiété pour manger des portions que je juge raisonnables. Le petit retour vers le haut de la balance me fait perdre mes moyens et me place dans les raccoins de ma vulnérabilité psychologique et je me lance dans mes meilleurs moyens d'évitement alimentaires pour évacuer la tension. Les troubles alimentaires ont aussi de bons coté et on ne s'en débarrassera pas sans les reconnaitres.

Mais je ne vaux pas ça, ni moi ni personne.

Alors je vais reprendre la base par les pieds et recommencer à goûter mes aliments en ne prenant que ce dont j'ai besoin dans le plaisir et le respect de moi même.

Ce n'est pas un chemin évident de perdre du poids de cette façon puisqu'on est connecté avec l'intérieur de soi et ses turbulences, mais c'est le chemin du vrai changement, celui qui va de l'intérieur vers l'extérieur, celui ou on ne force pas sa nature en comportements incohérents avec ce que nous sommes. Même sans perdre de poids, on devient meilleures et plus près du bonheur.

Difficile de ne pas succomber à la pression de la vitesse. Mon petit cousin de 9 ans me disait ce week end qu'il ne pourrait jamais jamais supporter d'avoir un enfant handicapé, ou pire encore, gros. Être gros, c'est jugé aujourd'hui comme un défaut de personnalité. Les gros sont des cibles pour les immatures cherchant un souffre douleur comme pour les scientifiques qui se sentent tous habilités à juger ce phénomènent parce qu'ils le craigent aussi pour eux et leurs enfants. Je trouve ça terrible et injuste.

Je ne suis pas de celles qui subissent de la discrimination évidentes ou des moqueries à cause de mon poids mais je m'identifie à ceux et celles qui le vivent. Parce que je ne suis que ronde, on se permet de rire devant moi des obèses et ça me blesse. Mais ce que je lis dans les yeux de ceux qui se moquent et dans leurs comportement, c'est la peur de le devenir. Tout le monde est touché par la peur du gras. C'est une belle paranoïa collective.

On me dira que c'est une question de santé publique mais ça va bien au delà de cela. La guerre que chacun mène à son petit bourrelet inoffensif est malsaine. Personne ne me dira qu'il est plus dommageable d'être un peu enveloppé que de se sous alimenter chroniquement pour maintenir un IMC dans la basse fourchette du poids santé mais tous ceux qui le peuvent choisiront la deuxième option parce qu'elle correspond à nos standards esthétiques et pour y arriver, on ne s'épargnera pas les moyens les plus inhumains.

J'ai beau dénoncer tout cela, je veux encore maigrir, mais c'est un choix personnel qui correspond à mon mode de vie et je ne crois pas que tout le monde devrait faire comme moi. Mon gras, c'est un moyen de protection dont je me suis dotée et je veux arriver à vivre sans. Je n'envisage même pas d'atteindre le saint graal du poids santé si vénéré par tout le monde. Je veux juste être moi, bien dans ma peau, vivante et sans obsession alimentaires.

Je serais déçue de rester à mon poids actuel, soit environ 160 lbs, mais il faut bien admettre que ce ne serait pas la fin du monde et que ça ne m'empêcherait pas d'être heureuse. Mais je peux bien vous admettre que j'aimerais bien perdre 20 lbs encore, parce que je sais que ça correspond à un poids ou, sans être mince, je me sens très bien. Je me demande parfois si ces espérances sont saines ou réalistes, ou si je les réaliserai un jour.

Alors je reviens à la base: prendre soin de moi, manger à ma faim, m'écouter, bouger, être indulgente avec moi même. En espérant que ce retour aux sources m'approche de mon but, mais sans trop y penser.

Je commence un journal alimentaire comme conseillé dans le livre de Zermati, pour m'aider à faire le point sur mes sentiments et sensations quand je mange. Si ça vous intéresse, vous le trouverez au www.journalalimentaire.blogspot.com.

vendredi 7 septembre 2007

Pas maigris d'un gramme

Mon chum m'a donné la balance aujourd'hui. J'y ai droit une fois par mois. Je n'ai pas maigris, j'ai même pris. Et honnêtement, ça me fout le moral dans les bas.

Je m'en fous de perdre peu, ou de perdre à peu près rien, mais j'ai besoin de voir ça descendre tranquillement, ne serais ce que de .2 lbs...

Pour ce minuscule regain de poids, je suis retournée à un IMC en haut de 30. Je sais, c'est ridicule, mais ça me dérange, même si c'est de l'eau. Il y a la graisse qui reste relativement stable.

Ce qui m'emmène a la question qui me hantera toute la journée: qu'est ce que je ne fais pas de correct? Est ce que j'interprète mal ma faim? Comment pourrais-je faire mieux? Faut-il que je prenne plus de temps pour le sport? J'en ai pas fait du tout ces dernières semaines...

J'ai quelque peu changé ma façon d'interpréter ma satiété. Au début, j'arrêtais de manger dès qu'elle était minimalement atteinte mais je trouvais que ça me faisait manger trop peu, alors j'ai décidé de me laisser aller à une coche de plus. Au lieu d'arrêter de manger lorsque la courbe de gout initiale baisse un peu, j'arrête quand c'est moins bon. Peut-être devrais-je reprendre comme avant. S'il y a des expertes de la chose, je suis bien ouverte à entendre vos conseils.

C'est depuis ce temps que la courbe remonte, mais si j'ai décidé d'adapter mes méthodes, c'est que je mangeais effectivement trop peu alors il est possible que mon corps s'adapte parce que j'ai perdu un peu vite les dernières semaines. J'ai quand même perdu une livre depuis un mois. Je crois que je devrais attendre encore un peu et voir avant de changer quoi que ce soit, en continuant comme je fais. Mais si le mois prochain, ça monte encore, je vais m'adapter.

Les pertes les plus lentes et les plus naturelles sont les plus suceptibles de durer, c'est pas moi qui le dit, c'est toutes les études que je me suis tappées à la biblio des sciences de la santé l'autre jours avant mon cours.

J'avais hate de me peser. J'aurais eu envie que la balance m'encourage car je ne sens aucune différence dans mes vêtements ou ailleurs. C'est une période creuse.

Je tiens à maigrir sainement, tranquillement, pas à rester stable. Je suis bien découragée. Pas maigris d'un gramme, mais ce n'est pas un drame, il ne faudrait pas l'oublier...

C'est dans ces jours là que j'aimerais avoir une bonne diététiste mais la liste d'attente de celle que j'ai choisi est encore longue. Même chose pour la liste des seuls psy que mon budget peut me permettre (c'est à dire les gratuits du CLSC...). Pas grave, j'apprends.

vendredi 3 août 2007

Maudit régime

Dure journée et petite crise ce soir.

Je vais me retapper le livre de Zermati dès que j'aurai le temps et celui de Guylaine Guèvremont dès que je le retrouverai.

Une partie du problème est dans le fait que je suis obsédée par mon amaigrissement ces temps ci. Je ne suis pas pressée, mais j'ai peur de ne pas maigrir. La ça va, mais demain? Ça peut être long mais ça doit être présent. Cette faim qui ne vient pas ces jours ci me vire la tête à l'envers.

Je dois trouver le plaisir et apprendre à penser comme j'arrivais à le faire sereinement au début. Je recommence à être obsédée par mon poids, par ce que je mange, par ce que je ne mange pas, à être fière quand je mange peu, à jubiler quand la balance descend... et à perdre un peu de la liberté d'esprit que ma nouvelle façon de manger m'apportais. C'est tellement dur pour moi de ne pas être en contrôle. Je ne lui fais pas confiance à ce corps parfois. Je voudrais savoir exacement quoi faire, quoi manger et surtout, à quoi m'attendre.

Ce que j'ai perdu, c'est la confiance à trop lire n'importe quoi.

Alors voilà ce que je vais faire jusqu'a la fin du mois:

1. Ne pas me peser et voir ce que ça donnera. Ça m'aidera à relacher le controle un peu et je pourrais quand même savoir si je vais dans la bonne direction.
2. Déjeuner tôt. J'ai besoin d'une certaine structure dans mon repas du matin, question d'enligner ma faim et de ne pas grignoter tout l'avant midi en réponse à une mini faim floue qui me fait rater tous mes autres repas. (Ça, ça peut bouger selon comment je me sens, la je sens que j'en ai besoin)
3. Continuer de manger à table dans un bol en me concentrant sur le plaisir de ce que je suis en train de faire.
4. Oublier les forums et les blogs, me concentrer sur moi.

J'ai trop pensé régime et problème de poids et j'en ai oublié le plaisir. Le régime, j'oublie, hop! Maintenant j'apprends, tout doucement, à manger comme une mangeuse normale, ce que je suis en train de devenir.

jeudi 2 août 2007

Down

Je dois dire que je ne me sens pas super bien ce soir. Ça me mène ou tout ça?

Écouter sa faim, c'est être dans un chemin ou peu de gens peuvent nous conseiller vraiment. Je me demande parfois si je fais bien ou pas. Je me sens bien, c'est sur, mais j'ai de moins en moins d'appétit, je le ressent moins que les premières semaines et je me demande bien pourquoi. Mon copain trouve aussi que je ne mange pas beaucoup mais je n'ai pas faim ces jours ci. Ça m'inquiète un peu aussi. C'est peut-être la chaleur...

Du coup même sans avoir faim et même sans avoir envie de manger, je me dis qu'il faudrait bien que je mange un peu plus. Et ça me stresse tout ça. Et le perfectionnisme qui se repointe le bout du nez...

On m'a tellement fait peur en me disant que si j'ai faim, mon métabolisme va se mettre en mode famine et emmagasinage et que ce sera quasi irréversible! C'est avec cette peur de mettre les bases à regrossir que j'affronte maintenant que j'ai évité de m'affamer trop toute ma vie ou de dépasser certaines limites. Oui, je suis étrange, ce qui m'effraie le plus, c'est de ne pas manger assez et de grossir ensuite.

Ce que j'aime de ma nouvelle façon de manger, c'est de pouvoir m'écouter mais si mon corps arrête de me parler, ça ira mal...

Peut-être suis-je moins attentive?

J'ai devant moi 4 jours intensifs d'études et de stress, seule à la maison avec mon ami le frigo. Je ne suis pas très bonne à négocier avec ces deux la en meme temps. J'aurais envie de reprendre les conseils de Mangez! et de les faire dans l'ordre cette fois, question de bien apprivoiser là ou ça accroche. Mais voilà, le livre doit être dans les boites de déménagement qui ne sont pas encore défaites (la aussi y'a du boulot!).

Je vais me contenter de redémarer l'horloge, de prendre un bon déjeuner demain matin, d'aller étudier et d'attendre la faim.

On verra bien dans quelques jours si tout est redevenu comme avant.