Affichage des articles dont le libellé est enfants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfants. Afficher tous les articles

samedi 20 septembre 2008

Être un enfant un peu rondelet


Quelqu'un m'a envoyé ce lien: http://www.catay.com/fatkid/index.asp. Dur de lire tout ça sans être touché.

Je suis encore étonnée de voir aujourd'hui des adultes laisser des enfants se faire blesser sans réaliser qu'ils porteront des cicatrices toutes leurs vies. Bien sur, il n'y a pas que les enfants grassouillets à être mis à part mais j'ai l'impression que ceux ci porte une honte qui ne part pas toujours avec les années, ni même avec le poids qui parfois, finit par se normaliser.

La pression ne va pas en baissant, loin de là, et les enfants répètent souvent ce qu'ils voient et ressentent comme étant répréhensible. Je ne voudrais pas être dans une école primaire en ces années ou la nutrition est élevée en culte et ou le bourrelet est un signe de corruption intérieure... Pourtant, s'il y a un moment dans la vie ou on a particulièrement besoin de se sentir aimé, accepté et reconnu pour se construire, c'est bien l'enfance.

Difficile de dire et d'accepter que lorsqu'on était enfant, on était pas aussi populaire que d'autres. Quand on en parle, on se rends compte que bien des gens ont vécu du rejet et de la méchanceté et on se sent moins seuls. Je crois qu'en parler est catharsique. Je l'ai déjà fait sur ce blog et j'ouvre ici l'espace si certaines ou certain ont envie de partager ça avec d'autres...

mardi 8 janvier 2008

Le sport, c'est du sport

Les mots de Plastique Ken et le commentaire de Suzie m'ont fait réfléchir sur les bases de mon haïssage viscéral du sport.

Moi aussi, je suis plus habile a faire des acrobatie avec mon cerveau qu'en coordination de base de mes pieds. C'est comme ça, je ne peux rien y faire. Je serai toujours de celles qui trouveront involontairement les positions les plus artistiques et douloureuse en ski et qui manquent de grâce au tennis. Mais petite, j'aimais bouger et courrir même si les livres et leur belles images m'attiraient beaucoup. J'aimais jouer avec les autres. Comment ais-je donc pu devenir cette enfant qui aurait tout fait pour un billet du médecin me dispensant de ce que je perçevais comme une humiliation publique?

Quelle sont les valeur qu'on transmet aux enfants dans les cours d'éduc? Celles de se respecter, de se sentir bien dans son corps, de collaborer et de comprendre les autres? Je ne sais pas pour vous mais dans mon patelin, le prof d'éduc avec ses longs cheveux sales était bien davantage axé sur la victoire, sur le défoulement, sur la compétition, sur le dépassement de soi. Ce sont de belles valeur mais on ne les met pas de l'avant lorsqu'on enseignee les math pour que ceux qui ont moins de facilité ne se sentent pas à part. Pourtant lorsqu'il sagit de sport, combien de prof d'éduc laissent encore 2 élèves choisir un à un les membres de leur équipe jusqu'a ce qu'il ne reste à la fin que ceux qui seront bien visiblement étiquettés comme indésirables dans l'équipe?!?

Chez nous, les examens d'éduc se faisaient devant tout le monde. Je craignais bien davantage les regards que la note. Dans les sports d'équipe, après avoir souvent été choisis la dernière, je nuisais à mon équipe et on me le faisait clairement savoir. Si on avait pris le temps de m'expliquer et d'expliquer aux autres que j'étais et suis toujours incapable de voir en 3D, peut-être aurait-on compris que je n'attrappe pas toujours le ballon parce que c'est biologiquement plus difficile pour moi de savoir ou il est.

On devrait penser aux enfants moins doués lorsqu'on élabore le contenu des cours d'éducation physique. Même à l'âge adulte, on traîne avec nous l'idée, fausse, que le sport soit réservé à ceux qui y excellent. Pourtant, la forme physique est une qualité bien personelle et c'est face à soi qu'on devrait chercher à s'améliorer. Augmenter le nombre de cours d'éducation physique sans en changer le fond ne réglera pas le "problème d'obésité infantile". On ne donne pas a des enfants l'amour de bouger pour se sentir bien dans son corps en le blessant dans son égo en construction.

Parlant de sport, je pars en courrant rattrapper mon bus. Je suis encore en bonne position pour arriver en retard à mon cours...

jeudi 25 octobre 2007

Attention: délire transmissible

Si vous aviez des doutes que notre société obsédée du gras ne va pas en poussant les limites de la raison et ne risque pas de produire une génération encore plus obsédée, je vous laisse lire ce qui suit, pris ici:

Professor to hold toddlers fat camp
By Claire Lomax

A weight loss camp for children is to hold its first fat camp' for under-fives - and it will all be captured on film.

Paul Gately, Professor of Exercise and Obesity at Leeds Metropolitan University, is so concerned about the growing rates of overweight children in Britain, that he is designing a camp for pre-school.

A growing epidemic of childhood obesity in Bradford was revealed in shocking figures published in September which found 11 per cent of boys in reception classes were overweight and 12 per cent were classified as obese, while 11 per cent of girls were overweight and ten per cent were obese.

It is the first time every reception class child in the Bradford district in the school year 2005/06 has been weighed and measured.

Year six pupils are also weighed and measured and the exercise will be repeated each year to keep track of the scale of the problem.

Prof Gately has been running summer camps for overweight teenagers at Woodhouse Grove School in Apperley Bridge, Bradford, for eight years.

His approach has helped more than 1,000 children lose weight.

ITV will be following his progress for a documentary to be broadcast next year.

He is offering free places to families who would like to take part.

Prof Gately said: "The biggest problem is that parents often don't recognise that their child is overweight. Seventy per cent of parents of overweight children would identify their children with normal weight and 30 per cent of parents with obese children think of their children as just right - so there's a huge perception problem.

"It's imperative that parents know how to spot the signs of an overweight toddler."

The scientific way to identify if a toddler is overweight or obese is to use the Body Mass Index in which the child's weight in kilograms is divided by their height in metres squared.

A child with a BMI of 17 is overweight and a BMI of 19.5 is obese.

Prof Gately said a range of factors contributed to children becoming overweight at such a young age - and isn't necessarily what they eat.

"Obesity is a risk if a child is sleeping less than ten-and-a-half hours a night and watching more than eight hours of television a week," he said.

"They are at ten times greater risk of becoming obese if both parents are obese. A lot of people will be worried about food but it is the range of environmental factors that contribute, rather than food.

"We will be helping parents understand the different issues. It is not a diet or exercise programme it is about sensible lifestyle changes. This is going to be a great opportunity to not only do something for the children we will be working with but it will also inform many millions of people who can watch it on television."

Parents interested in finding out more should contact olivia.hamblin@itv.com or call (0207) 633 2596.
Le fameux professeur à aidé plus de 1000 jeunes à perdre du poids? Comme si c'était difficile! Je peux faire du poids à n'importe qui, z'avez qu'a me les envoyer, je connais toutes les méthodes, scientifiquement en vogue ou pas, et elles marchent toutes, surtout pour les premières fois et pendant un certain temps.

Mais faire maigrir sainement sans infliger à des enfants des obsessions et des troubles alimentaires qui dureront toute leur vie, à un age ou ils sont si réceptifs, c'est une autre paire de manche et jusqu'ici, plutot que d'avouer notre ignorance, on persiste avec des méthodes qui ne fonctionnent pas.

Voilà qu'on s'attaque à des bébés. (!!!)

Mais l'obésité, c'est la faute aux parents, évidemments, pas à ceux qui rendent tout le monde obsédés en aggravant le problème.

Ce n'est pas la fin du monde d'être potelé en étant petit. Depuis qu'on en fait un drame, les taux augmentent sans arret. Peut-être, oui, peut-être qu'il y a un problème dans l'approche.

Mais je ne suis pas étonnée, c'est dans l'air du temps de prendre les grands moyens pour tuer la mouche du surpoids les yeux bandés d'ignorance en détruisant la maison au complet, laissant ainsi libre accès à toutes les mouches qui voudront s'infiltrer ensuite.

Le pire c'est que ce sentiment d'urgence se base souvent sur des biais scientifiques. La science, c'est comme la bible, sans jugement on peut lui faire dire ce que l'on veut. Pour des nouvelles réjouissantes du genre et un meilleure éclairage sur le biais de plusieurs études scientifiques, c'est sur Junkfood Science qu'il faut aller...

mercredi 29 août 2007

Laugh at the Fat Kid

Une vidéo plus sensible...

Je me demande juste d'ou vieent cette idée qu'on grossis seulement en mangeant du jus de bacon et des beignes...

La nouvelle discrimination

J'ai reçu un lien de ce vidéo par mon petit frère, l'ayant lui même reçu de ses amis. Ce n'est pas le premier et ça l'amuse beaucoup.

Il semble que ce soit extremmement drole et populaire de rire des enfants obèses, qu'ils dansent, qu'ils soient tout près de tomber dans les montagnes russes ou qu'ils aient peur. Leurs supposés amis font aussi des films ou ils les font se jetter en bas de quelque chose ou autres trucs débiles dans le genre. Selon les commentaires que j'ai plus lire, rien de plus drole qu'un enfant gros qui tombe...

Je trouve ça ignoble.

La majorité des gens n'oseraient pas rire ouvertement de d'autres différences de peur de passer pour racistes ou fermés d'esprit (bien qu'il y ait encore de l'intolérance...).

Aujourd'hui, on peut être noir, gay ou juif et en être fier. Mais pas gros. Je regardais encore hier un excellent film d'animation avec un gros, un génie obèse gentil et immature qui mangeait sans arrêt des portions astronomiques. Un stéréotype bien ancré...

On a tellement peur d'être gros qu'on se dissocie de ceux qui le sont et qu'on adule collectivement des starlettes qui sont aussi en danger du point de vue de la santé par leur poids . Après qu'on em rammène le prétexte de la santé.

J'entends souvent ces jours ci qu'on ne devraient pas traiter les gros à l'hopital pour les conséquences de leur obésité. Dans ce cas, je crois qu'il serait aussi juste de ne pas traiter les anorexiques lorsqu'elle mettent leur vie en danger, les buveurs de coca, ceux qui ne mangent pas leurs oméga 3, ceux qui ont un tempérament colérique, ceux qui s'abiment la santé à trop travailler et tous ceux qui mangent du Kraft dinner de temps en temps. Surtout ces derniers.

Parce qu'être gros, c'est une question de volonté. Les troubles alimentaires, ça n'existe pas. L'effet yoyo non plus. Les gens qui sont gros veulent être gros. On devrait les mettre dans des camps à part pour les faire maigrir.

La peur du gras hante tout le monde. En attendant, des humains se font traiter avec un respect égal à une paire de bas sales et ce que c'est drôle. On en rit, on les a en dédain, on s'en éloigne.

C'est de la discrimination aussi odieuse que celle contre laquelle on s'est battus jadis. Il y a une montagne de préjugés, les gens sont traités différemment dans les relations interpersonnelles mais aussi dans les services publiques. C'est une honte qui n'a pas sa raison d'être!

Un vidéo semblable avec un noir sortirait et ça ferait un tollé, justifié. Pourtant, ça c'est partout sous différentes formes, et personne ne crie au scandale.

Les personnes obèses devraient danser, rire, enlever leur chandails, se baigner, vivre!

C'est ceux que ça dérangent qui devraient aller discuter un peu avec un psy ou dans quelques cas, un juge!