mercredi 3 octobre 2007
Les pubs Dove
Des initiatives marketings comme celles de Dove, j'en prendrais bien plus souvent.
Tout le monde a vu la suivante, mais au cas ou...
mardi 2 octobre 2007
Calme, très calme...
Aujourd'hui était un complément parfait à la journée d'hier.
Je me suis levée, j'ai pris une douche à l'eau froide puisqu'une certaine coloc avait vidé le chauffe eau, me suis fait des lulus maladroites et j'ai constaté que mes 15 éternuements par minutes et mon nez plein annonçait un bon rhume. Il m'en faut beaucoup plus que cela pour perdre ma bonne humeur.
La directrice d'ou je bénévole m'a rejoint alors que je pensais activement à mon petit déjeuner. Je serai avec elle pour mes premiers quart d'écoute mais il me faut absolument assister à la fin du cours le 13 octobre toute la journée, ce à quoi j'ai répondu avec enthousiasme "evidemment".
Ensuite, le téléphone m'a coupé au milieu de mon bagel. La formation que je voulais prendre comme accompagnate à la naissance commence le 13 octobre et la première journée ne peut être manquée.
Ensuite, j'ai reçu un mail d'Oxfam. J'ai été présélectionnée pour un stage au Bénin cet été, stage auquel je veux absolument participer. Devinez la date de l'entrevue? Eh oui, le 13 octobre, toute la journée.
Il faudra choisir et ça ne sera pas facile.
Alors, maudissant le 13 octobre et armée de mes lulus de la fureur, j'ai pris mon vélo pour aller me planter dans une clinique médicale à quelques rues de chez moi. Depuis 3 semaines, j'ai de la difficulté à respirer et ça s'agrave plutot que de s'améliorer.
Je ne suis jamais entrée dans une clinique comme celle-là: des murs beige et croches sur un tapis gris plein de poussière, une secrétaire des années 70 qui se fond dans le décor et dont on entends que les clic-clic de la dactylo noire des années 50, une clientèle ethnique qui me dévisage et un médecin rigolo qui n'avait aucune espèce d'idée de ce que je peux avoir et qui m'a envoyé passer une radiographie... et prescrit des ativans!
DES ATIVANS! Non mais!
Alors je lui demande avec mon air le plus innocent: ça sert à quoi ça?
"A mieux respirer", qu'il me répond...
J'ai beau lui rappeler que je ne suis pas anxieuse, que mes difficultés respiratoires sont constantes et que je ne fais pas de crises de panique, il persiste avec son petit papier énervant.
Je lui dit que je sais exactement ce que sont des ativant, ce à quoi il me réponds qu'être bien détendue ne peut jamais faire de tord.
C'était tout à fait le genre de réponses qui pourrait me faire avoir besoin de calmants. NON MAIS VOUS NE VOYEZ PAS QUE JE SUIS TRÈS CALME DOCTEUR! (Je vais te mordre, imbécile, mais j'ai juste pas assez de souffle pour te courrir après!)
A la facilité à laquelle on peut se faire prescrire des anxiolitiques, je ne comprends même pas qu'il y ait un marché noir pour ça...
Je suis de retour à la maison avec un rhume qui ne m'aide pas à trouver mon air et l'idée de me faire un bon vieux remède de grand mère qui m'ouvrira un peu les bronches mais ne permettra pas facilement de dormir ce soir: la caféine.
Hippocrate disait: "Que ton aliment soit ton remède!" La médecine, c'est une affaire de bouffe puisque j'ai souvent l'impression d'être soignée par des navets. Si une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours, mangez des pommes parce que le pire danger a un stétoscope autour du cou.
Je me suis levée, j'ai pris une douche à l'eau froide puisqu'une certaine coloc avait vidé le chauffe eau, me suis fait des lulus maladroites et j'ai constaté que mes 15 éternuements par minutes et mon nez plein annonçait un bon rhume. Il m'en faut beaucoup plus que cela pour perdre ma bonne humeur.
La directrice d'ou je bénévole m'a rejoint alors que je pensais activement à mon petit déjeuner. Je serai avec elle pour mes premiers quart d'écoute mais il me faut absolument assister à la fin du cours le 13 octobre toute la journée, ce à quoi j'ai répondu avec enthousiasme "evidemment".
Ensuite, le téléphone m'a coupé au milieu de mon bagel. La formation que je voulais prendre comme accompagnate à la naissance commence le 13 octobre et la première journée ne peut être manquée.
Ensuite, j'ai reçu un mail d'Oxfam. J'ai été présélectionnée pour un stage au Bénin cet été, stage auquel je veux absolument participer. Devinez la date de l'entrevue? Eh oui, le 13 octobre, toute la journée.
Il faudra choisir et ça ne sera pas facile.
Alors, maudissant le 13 octobre et armée de mes lulus de la fureur, j'ai pris mon vélo pour aller me planter dans une clinique médicale à quelques rues de chez moi. Depuis 3 semaines, j'ai de la difficulté à respirer et ça s'agrave plutot que de s'améliorer.
Je ne suis jamais entrée dans une clinique comme celle-là: des murs beige et croches sur un tapis gris plein de poussière, une secrétaire des années 70 qui se fond dans le décor et dont on entends que les clic-clic de la dactylo noire des années 50, une clientèle ethnique qui me dévisage et un médecin rigolo qui n'avait aucune espèce d'idée de ce que je peux avoir et qui m'a envoyé passer une radiographie... et prescrit des ativans!
DES ATIVANS! Non mais!
Alors je lui demande avec mon air le plus innocent: ça sert à quoi ça?
"A mieux respirer", qu'il me répond...
J'ai beau lui rappeler que je ne suis pas anxieuse, que mes difficultés respiratoires sont constantes et que je ne fais pas de crises de panique, il persiste avec son petit papier énervant.
Je lui dit que je sais exactement ce que sont des ativant, ce à quoi il me réponds qu'être bien détendue ne peut jamais faire de tord.
C'était tout à fait le genre de réponses qui pourrait me faire avoir besoin de calmants. NON MAIS VOUS NE VOYEZ PAS QUE JE SUIS TRÈS CALME DOCTEUR! (Je vais te mordre, imbécile, mais j'ai juste pas assez de souffle pour te courrir après!)
A la facilité à laquelle on peut se faire prescrire des anxiolitiques, je ne comprends même pas qu'il y ait un marché noir pour ça...
Je suis de retour à la maison avec un rhume qui ne m'aide pas à trouver mon air et l'idée de me faire un bon vieux remède de grand mère qui m'ouvrira un peu les bronches mais ne permettra pas facilement de dormir ce soir: la caféine.
Hippocrate disait: "Que ton aliment soit ton remède!" La médecine, c'est une affaire de bouffe puisque j'ai souvent l'impression d'être soignée par des navets. Si une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours, mangez des pommes parce que le pire danger a un stétoscope autour du cou.
Beautés
Ce matin, les curvspiration... (Je semblerai faire une fixation sur le monde de la mode, je sais...)
Pour certaines, ces femmes ne sont pas si rondes. Pour d'autres, elles sont grosses. Les rondeurs sont un sujet tellement relatif.
Des femmes comme elles ne devrait pas défiler exclusivement dans les collections spécialisées pour rondes, mais si on oublie cela, ne vous semblent-elles pas belles, attirantes et en santé?



Elle, c'est miss bavaria ronde 2006:
La majorité d'entre nous n'auront jamais les grandes jambes de ces filles mais peut-on vraiment dire que leurs "rondeurs" nuisent à leur beauté? A mon avis, c'est plutôt le contraire!!!
Pour certaines, ces femmes ne sont pas si rondes. Pour d'autres, elles sont grosses. Les rondeurs sont un sujet tellement relatif.
Des femmes comme elles ne devrait pas défiler exclusivement dans les collections spécialisées pour rondes, mais si on oublie cela, ne vous semblent-elles pas belles, attirantes et en santé?



Elle, c'est miss bavaria ronde 2006:

La majorité d'entre nous n'auront jamais les grandes jambes de ces filles mais peut-on vraiment dire que leurs "rondeurs" nuisent à leur beauté? A mon avis, c'est plutôt le contraire!!!
lundi 1 octobre 2007
Valentine
Mode d'emploi pour engloutir une poutine Valentine sans s'en rendre compte.
Une histoire vécue...
Se lever à 6h: à cette heure, c'est toujours du mauvais pied.
Se bruler avec l'eau de la douche. Avoir une couette qui refuse de s'aligner.
Se rendre au tribunal arrangée de même.
Attendre quelques heures dans une salle sans fenêtre parce que un avocat ne veut pas de témoins et avoir un entrevue d'embauche à une heure.
Coincer le juge qui part diner pour pouvoir s'absenter jusqu'a 2 heures le temps d'aller à l'entrevue, à l'autre bout de la ville.
Devoir manquer son diner et payer 30$ de taxi puisqu'il est trop tard pour le transport en commun.
Arriver 15 minutes à l'avance et se faire dire par la secrétaire d'un vieil édifice communataire délabré que la rencontre est à l'organisme directement.
Appeler à l'organisme pour demander l'adresse puisqu'elle est confidentielle.
Se rendre à l'organisme et se faire dire que l'entrevue est au centre communautaire.
Retourner au centre communautaire et arriver à l'entrevue 2 minutes en retard.
Se faire bombarder de questions complexes par deux femmes intimidantes.
Se mettre le pied dans la bouche quelques fois mais bien performer tout de même en donnant le reste de son jus.
Dépenser un autre 30$ pour retourner à la cour, en état de zombimisation.
Se faire chicaner par le juge pour les 10 minutes de retard.
Se faire questionner pendant une heure trente sur des faits, des dates et des interprétations.
S'enfuir enfin de cet endroit ou je sens des vibrations meurtrières dirigées vers moi.
Se rendre compte qu'on tremble de nervosité depuis quelques heures.
Voir un Valentine.
Entrer dans le Valentine.
Commander une poutine.
S'apperçevoir qu'on a devant soi une assiette vide et qu'on a rien gouté, comme un robot sur un vieux programme.
Une histoire vécue...
Se lever à 6h: à cette heure, c'est toujours du mauvais pied.
Se bruler avec l'eau de la douche. Avoir une couette qui refuse de s'aligner.
Se rendre au tribunal arrangée de même.
Attendre quelques heures dans une salle sans fenêtre parce que un avocat ne veut pas de témoins et avoir un entrevue d'embauche à une heure.
Coincer le juge qui part diner pour pouvoir s'absenter jusqu'a 2 heures le temps d'aller à l'entrevue, à l'autre bout de la ville.
Devoir manquer son diner et payer 30$ de taxi puisqu'il est trop tard pour le transport en commun.
Arriver 15 minutes à l'avance et se faire dire par la secrétaire d'un vieil édifice communataire délabré que la rencontre est à l'organisme directement.
Appeler à l'organisme pour demander l'adresse puisqu'elle est confidentielle.
Se rendre à l'organisme et se faire dire que l'entrevue est au centre communautaire.
Retourner au centre communautaire et arriver à l'entrevue 2 minutes en retard.
Se faire bombarder de questions complexes par deux femmes intimidantes.
Se mettre le pied dans la bouche quelques fois mais bien performer tout de même en donnant le reste de son jus.
Dépenser un autre 30$ pour retourner à la cour, en état de zombimisation.
Se faire chicaner par le juge pour les 10 minutes de retard.
Se faire questionner pendant une heure trente sur des faits, des dates et des interprétations.
S'enfuir enfin de cet endroit ou je sens des vibrations meurtrières dirigées vers moi.
Se rendre compte qu'on tremble de nervosité depuis quelques heures.
Voir un Valentine.
Entrer dans le Valentine.
Commander une poutine.
S'apperçevoir qu'on a devant soi une assiette vide et qu'on a rien gouté, comme un robot sur un vieux programme.
Mauzus de mode
Vous avez peut-être remarqué que les mannequins de cette vidéo ont quelque chose de plutot rare dans le milieu fashion: quelque chose d'optionel dans ce milieu entre les os et la peau: j'ai parlé de mon ami le gras (elles n'en ont pas des masses mais bon...). Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça leur va bien.
J'ai beau être une fille (une vraie depuis quoi, une bonne semaine?) mais je ne vais pas devenir une fan de ces grandes estrades à complexes pour autant. Eh oui, je vais encore chialer.
Ces filles défilent pour la collection d'Elena Miro, des vêtements taille forte. J'ai beau pouvoir avouer qu'elles sont des modèles un peu plus sain, si ces mauzus d'affaires à grandes jambes représentent les tailles forte, il va falloir des sumo pour me représenter, moi, qui ne peut pourtant pas m'habiller chez les taille forte parce que c'est trop grand. Je ne me trouvais pas assez effrontée envers le mode et les critères de beauté actuels d'oser mesurer 5'2", j'exagère en ayant des cuisses qui frottent ensemble et des seins qui obéissent déjà à la loi de la gravité! Comme si ce n'était pas assez, j'ai des tâches de rousseur et même, de temps en temps, des lunettes.
Et je suis très heureuse d'être moi. La beauté c'est plus profond que ça et s'aimer, ça change tout de l'intérieur à l'extérieur.
On vit dans un monde ou il devient de plus en plus pratiqué de terminer une grossesse à 7 mois pour minimiser les vergetures et l'élargissement du bassin, ou il faut effacer chaques rides, chaque traces de vécu.
On ne vit pas pleinement tant qu'on accepte pas que nos cicatrices, nos rides, nos bourrelets, notre peau qui pend, c'est notre histoire, c'est une partie de nous. Moi, désolé, je ne veux pas d'un corps asseptisé et je veux que mes enfants me ressemblent.
Je ne parle pas du refus de changer, je parle du changement qui se vit en accord avec soi même, sans se renier. Comme une perte de poids par exemple.
Perdre du poids pour devenir quelqun d'autre, c'est se perdre. Se rapprocher de soi même, guérir ses blessures et devenir à l'extérieur un peu plus ce qu'on est à l'intérieur, c'est une toute autre histoire.
J'ai beau être une fille (une vraie depuis quoi, une bonne semaine?) mais je ne vais pas devenir une fan de ces grandes estrades à complexes pour autant. Eh oui, je vais encore chialer.
Ces filles défilent pour la collection d'Elena Miro, des vêtements taille forte. J'ai beau pouvoir avouer qu'elles sont des modèles un peu plus sain, si ces mauzus d'affaires à grandes jambes représentent les tailles forte, il va falloir des sumo pour me représenter, moi, qui ne peut pourtant pas m'habiller chez les taille forte parce que c'est trop grand. Je ne me trouvais pas assez effrontée envers le mode et les critères de beauté actuels d'oser mesurer 5'2", j'exagère en ayant des cuisses qui frottent ensemble et des seins qui obéissent déjà à la loi de la gravité! Comme si ce n'était pas assez, j'ai des tâches de rousseur et même, de temps en temps, des lunettes.
Et je suis très heureuse d'être moi. La beauté c'est plus profond que ça et s'aimer, ça change tout de l'intérieur à l'extérieur.
On vit dans un monde ou il devient de plus en plus pratiqué de terminer une grossesse à 7 mois pour minimiser les vergetures et l'élargissement du bassin, ou il faut effacer chaques rides, chaque traces de vécu.
On ne vit pas pleinement tant qu'on accepte pas que nos cicatrices, nos rides, nos bourrelets, notre peau qui pend, c'est notre histoire, c'est une partie de nous. Moi, désolé, je ne veux pas d'un corps asseptisé et je veux que mes enfants me ressemblent.
Je ne parle pas du refus de changer, je parle du changement qui se vit en accord avec soi même, sans se renier. Comme une perte de poids par exemple.
Perdre du poids pour devenir quelqun d'autre, c'est se perdre. Se rapprocher de soi même, guérir ses blessures et devenir à l'extérieur un peu plus ce qu'on est à l'intérieur, c'est une toute autre histoire.
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