samedi 27 septembre 2008
Se secouer les puces
J'ai clairement perdu mon équilibre quelque part dans ces jours là. Quand je deviens une boule de stress, je n'arrive plus à rien sentir d'autre. Je disparais. Et je mange, sans arrêt et sans conscience.
Ça prenait peut-être une bonne crise de larme hier pour m'en rendre vraiment compte et me sentir un peu mieux. Je n'arrivais pas à pleurer depuis la rentrée, ça restait coincé, et ça montait. Pourtant, je me suis transformée en champlure dès que je suis entrée dans le bureau de mon psy, en lui disant que je n'étais pas si mal et en ne pouvant pourtant pas faire cesser ces maudites larmes. S'il arrêtais aussi de me parler de ses belles histoires de paternité et d'amour familial, je me controlerais probablement un peu mieux...
Moi je vais toujours bien, dans tout et malgré tout, surtout parce que j'haïs ça aller mal et que l'adversité est une opportunité d'être forte, alors ne pas arriver à s'adapter à de petits cours, c'est dur à prendre. Je crois que travailler en zone de guerre irait moins jouer dans mes zones d'ombre que d'être quelconque dans une université isolée du Québec, à bucher sur des cours avec des filles extraordinaires dont je ne me sens pas proche, assaillie par les doutes de me perdre dans ce métier d'empathie, de force et de douceur ou de n'être simplement pas à la hauteur. Parce que ça, ça me connecte sur moi, et pas sur mes aspects les plus zens.
Donc ça allait "tellement bien" que même sortie du bureau de mon psy, j'ai pleuré sur mon vélo jusqu'à chez moi puis longtemps dans les bras de mon chum.
Il m'apparait clair que je n'ai pas besoin de travailler sur mes cours pour me sentir mieux, mais sur mon estime de moi.
Je retourne étudier quand même...
mardi 23 septembre 2008
mercredi 17 septembre 2008
jeudi 4 septembre 2008
Double vie
En fait, j'ai plutôt l'impression d'avoir une nouvelle vie à temps partiel, ce qui me donne un peu le vertige puisque ma vie montréalaise ne me donnait pas du tout envie d'aller voir ailleurs. Il va falloir apprendre à gérer le changement le mieux possible et profiter de cette opportunité de vivre autre chose.
Il y a seulement 4 jours que je suis à Trois-Rivières et j'ai l'impression d'être ici depuis des semaines.
J'ai exploré la ville du haut de ma bécane rouge sans arriver à me faire une opinion sur cette ville qui sous certains angles ressemble à Laval avec son grand et laid boulevard des Récollets. C'est quand même bien sympathique. J'ai une belle piste cyclable à finir d'explorer et mon maillot a super hate que je prenne le temps d'aller le mouiller à la piscine.
Tant qu'aux cours, raison de ma venue ici, je suis vraiment enthousiasmée de ce que j'ai entrevu cette semaine. La passion de mes professeurs est contagieuse et j'ai hâte d'apprendre et de profiter de ces occasions de m'ouvrir l'esprit à autre chose. J'ai appris il y a deux jours qu'il y a eu un changement à la structure du programme et que je n'aurai pas de vacances avant mai 2010. Ce sera donc un défi de prendre un jour à la fois et de prendre du plaisir à ce que je fais sans me brûler. J'ai hate malgré la boule d'appréhension que je sens dans mon ventre...
Pour une semaine de rentrée, je suis relativement bien. Il y a un certain stress pour moi à cotoyer constemment les mêmes 20 filles et à me faire une place dans le groupe. Avec les résidences ou je vis avec 3 autres filles, ça fait énormément de filles en même temps, et beaucoup de nouveauté pour une timide de mon genre. Il y a de belles personnes dans le groupe et certaines me donnent vraiment envie de les connaitre davantage, mais j'ai surtout hâte au week end pour retrouver mon amoureux, pour voir des visages connus et rassurants et pour me mêler à une population mixte. Je suis homesick, définitivement.
Je crois que j'ai besoin de me recentrer un peu. Quand je commence à avoir envie de dévorer une salade de chips aux jujubes et au chocolat, c'est souvent signe que j'ai intérêt à écouter la petite voix qui ne me parle que lorsque je m'arrête et l'interroge. Ce qu'on a à l'intérieur, c'est encore ce qu'on a de mieux pour passer à travers ces périodes de transitions. Ce que je suis, c'est la seule chose que j'ai de connu dans cette ville.
mercredi 20 février 2008
Je ne suis pas une sainte
Laissez moi vous dire que j'ai l'esprit judéo chrétien pas trop loin dans l'esprit. Lorsque j'ai l'impression de pécher alimentairement parlant, j'aurais envie de me fouetter en montant les marches de l'oratoire St-Joseph sur mes genoux pour racheter ma conscience, pour qu'elle se taise, cette petite garce qui se fait passer pour un petit ange sur mon épaule alors qu'elle est la maîtresse du diable en personne.
-"Tu devrais aller au gym brûler tout ce que t'as mangé, et manger de la salade aujourd'hui", me souffle cette pétasse de conscience de Jiminy grillon, qui essaie de me faire croire que son discours concerne ma santé alors qu'au fond, nous sommes dans le registre de la punition.
Mon intuition, elle, n'est pas comme ma conscience diabolique déguisée, mais comme elle est moins belliqueuse qu'elle, elle se tait jusqu'a ce que je lui donne la parole. Et j'ai décidé de la lui donner. Je ne suis pas une sainte moi, alors j'ai le droit de ne pas écouter les saints commandements.
Dans l'anti-régime, il y a du mieux et du moins bien, et ils ne sont pas universel. Chaque personne les trouve pour elle même, et ils peuvent changer. Il faut oublier le bien et le mal et lorsqu'on arrive pas à ne pas s'en vouloir, il ne faut pas oublier l'essentiel: se pardonner.
Lorsque, pour quelques heures, jours ou mois, je n'arrive pas à manger comme je voudrais, je met souvent le malaise diffus que je ressens sur la faute du gras que j'ai peur de prendre ou de ne pas perdre mais c'est mal prendre le problème. Souvent, c'est plutôt justement parce que quelque chose me dérange, me perturbe ou me fait mal que je mange comme ça. Lorsque ça arrive, j'ai besoin de compassion pour moi même plutôt que de me tapper sur la tête pour arriver à comprendre et résoudre ce qui me chicotte. Me concentrer sur mon gras est une forme d'évitement du problème de fond qui ne m'aide en rien à aller mieux.
Cette semaine, c'est les intras. Je me met tellement de pression et d'impératifs que je n'arrive plus à rien faire. Imaginez un film dont l'héroine serait un espèce de surfemme manquée qui devrait sauver le monde mais qui douterait toujours de sa capacité à le faire vu le travail énorme à produire, puis elle se déciderait toujours à se lancer à la dernière minute. On l'appelerait The Procrastinator. C'est moi.
The Procrastinator a récemment remarqué que les semaines ou elle se prive d'activité physique pour arriver à faire tout ce qu'elle s'impose de faire, elle pète un cable et finit par perdre la majeure partie de son temps à stresser, à manger et à s'en vouloir. The Procrastinator devrait peut-être envisager que l'activité physique fasse partie de son mode d'entretien de gestion de ses pouvoirs pour être au peak de sa forme de superhéro.
Je ne suis pas une sainte. Je suis un superhéro, mes pouvoirs m'appartiennent et je ne rends de comptes à personne.
-The Procrastinator
lundi 18 février 2008
Atoufini!!!
Ben justement, atoufini!!!!
J'ai officiellement fini de voir Ken. Célébrons...
Moi qui avait étudié assez pour me rappeler de toutes les inactitudes scientifiques et préjugés enseignées en classe, je me suis retrouvée en face d'une feuille d'examen adaptée aux neurones meurtris des gros joueurs de football stéréotypés de ma classe: trop facile.
Si je n'avais pas écrit tant de méchanceté sur Ken, je crois que je lui donnerais l'adresse de mon blog... Dommage que je manque de temps pour lui prouver avec des arguments de sa discipline qu'il gagnerait en compétence à ouvrir son esprit.
Oh et avouons le, j'aimerais juste aussi lui retourner la frustration de m'être serré les dents pour me taire pendant toute la session: les gros ci, les obèses ça, gnagnagna, le saint IMC, les loosers qui s'entrainent pas, gnagnagna, je dis n'importe quoi en citant des études des années 60 quand ça m'arrange, gnagnagna, etc, etc, pu capable... Et en plus, je n'ai rien appris que je ne savais pas déjà.
L'exercice va enfin pouvoir redevenir amusant. Reste à voir si la diététiste qui prends la relève pour le reste du cours saura élever la barre.
samedi 16 février 2008
Femmes du Québec, on se réveille!
Ma boite courriel me donne de quoi mettre sur ce blog. Si je ne me retenais pas, je pourrais blogger jusqu'a la fin des intras...
Ah la science. Parlons en justement. Une newsletter que je reçois affirme que de grands chercheurs qui font des grandes recherchent ont statué que l'obésité est génétique à 77%. Pas plus tard que l'année dernière, un de mes profs de biologie vilipendait les obèses pour leur manque de volonté puisque La Science avait déclaré hors de tous doutes que le poids des gènes dans l'obésité était de 30% tout au plus. (Et la moitié des magazines que j'ai vu la dernière fois que je suis allée au kiosque à journaux m'affirmaient que je pourrais raffermir mon corps et faire fondre mes poignées d'amour en moins de 7 jours et ce, durablement...) Ah oui, mon prof Ken aussi dit la même chose même si il y a 6 cours que je ne prête plus de crédit à tout ce qui sort de sa bouche.
Je parie que cette études ira tout droit dans le triangle des bermudes de la conscience médicale pour aller rejoindre celle qui disait qu'un surplus de poids n'augmentait pas la mortalité. Quelqu'un quelque part se fout de notre gueule. Ma seule certitude, c'est que personne n'est sur de rien.
La même newsletter m'apportait le résultat d'une étude à laquelle j'ai participé. Je vous laisse contempler l'ampleur des dégats:
- 73 % des Québécoises veulent perdre du poids.
- 50 % des femmes ayant un poids santé veulent perdre du poids.
- 62 % des Québécoises ressentent une pression sociale pour être minces ou perdre du poids; parallèlement, 40 % des femmes québécoises se sentent bombardées d’informations paraissant contradictoires entourant l’alimentation et les saines habitudes de vie, ce qui entraîne beaucoup de confusion.
- L’estime de soi a été citée par 83 % des femmes comme principale motivation pour perdre du poids, tandis que l’amélioration de la santé a été citée par 65% des répondantes.
- Plus d’une Québécoise sur cinq (21 %) disent que la gestion de leur poids domine leur vie.
Centrer sa vie sur son nombril, c'est déjà triste, alors ne la centrez pas sur votre bedaine!
Si vous faites partie de ce un cinquième de québécoises dominée par la gestion de votre poids, rebellez vous! Vous passez à coté de votre vie ET ce n'est pas du tout nécessaire pour gérer votre poids. C'est même nuisible. Que dire de plus.
Je vous quitte, une autre distraction à mes études vient d'arriver. Chic.
mardi 12 février 2008
Pour le mieux, de mal en pis.
Je crois que je commence à perdre ma pire mauvaise habitude: être parfaite ou l'envisager.
lundi 24 septembre 2007
Il était une fois
Alors depuis quelques jours, elle mangeait sans faim aux heures des repas puisqu'elle n'avait pas faim et avait besoin de faire sortir le stress qui découlaient de la nouvelle tangeante que prenait sa vie: en effet, elle cherchait maintenant un emploi, avait quelques entrevues dans des maisons pour femmes et enfants battus, était une nouvelle bénévole pour un organisme communautaire pro-choix aidant les femmes et les ados enceintes et avait changé en quelques jours l'orientation de ses prochaines années de façon drastique.
Si elle arrivait à entrer dans l'école de son choix, elle devrait aussi s'expatrier loin de son amoureux pour la première année, le temps de trouver une autre alternative. Mais son amoureux avait un super boulot dans sa ville et elle se demandait bien de quoi ils allaient vivre si il venait la rejoindre. Elle n'imaginait pas trop non plus passer 4 ans à ne le voir que les fins de semaines. Elle n'avait pas choisis l'option la plus évidente. Elle avait un peu peur même si elle en avait parlé longuement avec son amoureux et qu'il la soutenait. Elle ne voulait pour rien au monde que leur amour en souffre pas plus qu'elle ne voulait le forcer à changer ses projets pour la suivre. Elle ne voulait pas non plus vivre sans lui. Mais lui semblait être pret à tous les défis.
Dans l'immédiat, elle préférait se concentrer sur la vie qu'elle menait avec bonheur et sur le million de démarches administratives qu'elle avait à faire. Dans une optique de bien-être, elle comptait retourner au gymnase pour réguler son stress et encourager sa faim à revenir. Elle s'encourageait à se souvenir que manger devait être un plaisir et non un moyen de calmer ses angoisses.
Mais elle était dans la bonne voie puisque sa faim lui manquait. Elle aspirait à retrouver ce goût divin qu'ont les aliments quand le corps les réclame et le plaisir de pouvoir se délecter de se qui lui faisait envie en toute absence de culpabilité.
La fin de ce conte reste à écrire, mais je suis certaine qu'ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants.
jeudi 20 septembre 2007
Toute une boîte de biscuits
Je méduse l'orienteur qui travaille avec moi à toutes nos rencontre. Je ne sais plus en quoi m'inscrire à l'automne prochain et ce dilemme s'épaissit chaques semaine.
Moi je cherche juste un boulot ou je peux faire de l'humanitaire ET revenir travailler ici éventuellement, un boulot varié, stimulant, flexible, autonome, avec de la bio, de l'humain, des possibilités d'apprentissage infinis et une bonne paye (pour pouvoir voyager à plein dans mes vacances). Que ça, et d'autres choses.
Et mes idées sont toutes présentement dans un esprit irrationellement juvénile.
-Je veux être médecin sans étudier et faire des miracles.
-Je veux être photographe et journaliste pour le National Geographic dès ma première année de carrière et avoir une stabilité d'emploi (non mais je ne vais uand même pas écrire pour le JdeM!)
-Je veux diriger la banque mondiale ou le PNUD.
-Je veux être diplomate. Ou dans la mafia.
-Je veux être activiste pour greenpeace, être bien payée et avoir congé la fin de semaine.
-Je veux être présidente des États-Unis et en faire un pays responsable et respectueux dans ses politiques étrangères. Ou mieux encore, je veux être présidente du monde et le rendre juste.
Je lis frénétiquement les guides d'admission des différentes université depuis des semaines. Le comble de la malchance dans la vie, c'est lorsque je m'efforce d'être raisonnable, tous les programmes qui pourraient être intéressants sont donnés à...
...Trois-Rivière.
Aller vivre à Trois-Rivières m'intéresse autant que de faire un doctorat en mathématiques.
Et s'il n'y avait que moi...
Mon amoureux, toujours pret à se créer de nouveaux défis, plutôt que de freiner mes envies, est pret à suivre malgré son poste d'ingénieur chargé de pole en aéronautique ici. Et il est même prêt à sortir du Québec. En fait, je soupçonne qu'il aimerait ça. Pas heureux d'avoir tout laissé en France pour venir se batir quelque chose au Québec, il est pret à renouveler l'expérience. Ce mec est fou. Mais comme je suis folle aussi...
Mais moi, je n'ai pas envie de partir maintenant, de laisser cet appart qu'on vient juste d'arranger tout à notre goût, ce quartier que j'adore, cette ville. Pas pour étudier dans un programme que je n'arrive pas à choisir dans une ville que je ne choisirais pas.
Et si je me trompais?
Elle est ou la boite de biscuits?
mardi 11 septembre 2007
Une autre crise.
Je ne peux pas passer un jour sans venir me défouler sur ce blog. Surtout dans ces jours ou je n'ai pas le temps de venir écrire. Peut-être devrais-je l'assumer pour l'instant comme un besoin essentiel.
Ma fidèle calculatrice s'est mise à écrire en code secret au début de mon cours de physique; du coup j'ai du aller en acheter une autre sur le champ puisque c'était un cours des rares cours d'exercices pratique et qu'elle était indispensable. A deux pavillons de là, au magasin scolaire, le préposé des calculatrice était occuppé avec un client aussi rapide qu'une tortue morte. Ensuite, la machine intérac a brisé à mon tour à la caisse. J'ai pris la moitié du cours pour une opération qui aurait du prendre 15 minutes maximum. Quand je suis revenue, je ne comprenais plus rien, ayant manqué le début. Puis je suis allée voir le prof pour lui demander si la matière couverte était dans notre manuel en lui expliquant la situation, ce a quoi il m'a répondu d'un ton froid et sarcastique: " Pauvre petite fille, c'est tu plate... Je sais pas moi."
Je l'ai remercié, j'ai pris une grande respiration et je suis rentrée à la maison là ou les carambars, le nutella, le fromage, les pizza pochettes et ce que j'oublie m'attendaient.
Horraire de fou + cours de physique en chinois = je me jette dans des cochonneries. Ça ne m'en prends pas beaucoup pour faire une belle crise mais c'est toujours sensiblement les mêmes ingrédients.
J'imagine que plusieurs d'entre vous savent ce que c'est. Quand j'entre dans cet état là, je deviens un robot programmé pour bouffer et je l'impression de ne plus avoir accès à moi même. J'ai même besoin de me détacher de moi même.
Ensuite, j'aurais envie de pleurer pendant des jours. Lorsque je ne vomis pas, c'est pire. Je ne ferais pas l'apologie de la boulimie mais j'avais avant l'impression de faire sortir le méchant d'une certaine façon, de me défouler. Ça faisait du bien, du mal aussi, mais ça me déchargeait.
La je suis de retour dans mes souliers à essayer de me calmer, de me pardonner, d'analyser, de penser à ce que je pourrais faire pour gérer ces émotions qui me bouffent et que je bouffe.
J'ai beaucoup appris mais le stress scolaire me dévore encore. Depuis quelques années, c'est pire. Je me met une pression folle. J'ai toujours été parfaite à l'école. Il le fallait bien puisque j'étais persuadée que c'était mon seul talent. Maintenant, l'habitude est prise. Chaque problème que je ne comprends pas, je le prends comme un coup de poing au visage. Ces temps ci, je reviens de mes cours avec des bleus partout. L'idée d'échec (l'echec étant pour moi tout ce qui n'est pas une réussite éclatante) me fait paniquer. A l'école comme en alimentation et partout. C'est un cercle vicieux de panique parfois.
Ce n'est pas la première fois que je parle de perfectionnisme et de besoin de contrôle.
J'aimerais retourner m'entraîner la semaine prochaine puisque ça me défoule. Cette semaine, je manque de temps pour le faire... Je n'en aurait pas plus la semaine prochaine. Je fais quoi quand la seule chose qui me permet de gérer le stress d'un horraire trop chargé pour ma petite nature me prends du temps? Tout prends du temps et je ne sais pas ou me mettre dans tout ça.
Toutes mes sessions se font au bord de la crise de nerfs. Je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Le problème, ce n'est pas les crises de bouffe, c'est mon incapacité à vivre dans le monde. Je mange très bien lorsque tout va bien. Mais quand je vais mal, c'est la seul chose qui me calme sur le moment.
Est-ce utile pour une personne comme moi de consulter une diététiste? Je pense à appeler pour qu'on m'enlève de la liste d'attente. C'est de me trouver dans ma tête dont j'ai besoin.
Il faut quand même relativiser la gravité de ma crise. Je ne vais quand même pas aussi paniquer parce que je vais grossir (parce que oui, au fond, je panique un peu). Je remangerai quand la faim reviendra et c'est tout. Je me demande juste si j'arriverai à ne plus en avoir besoin de me défendre de cette manière un jour...
Je retourne à ma physique puisqu'il le faut!
Mon cerveau dans le jus
C'est que les lectures et devoirs s'accumulent à un rythme affolant et que je doute de ma capacité à arriver à tout faire. Alors tout y passe: blog, exercice, finition de la peinture du couloir (après avoir changé la couleur 3 fois...), sorties, amitiés et changement de la litière. Je ne fais plus rien d'autre et me dédie à mes études (les beaux voeux pieux, ouais...). C'est la réclusion totale et la renaissance de ma personne version Rat de Bibliothèque et intellectuelle finie. Qui veut une vie sociale de toute façon? (euh... moi?)
Au programme cette semaine, notion de limites et calcul différentiel, mécanique en physique, des tonnes de lectures sur l'état de la coopération internationale et un travail d'équipe (à 8, quelle horreur) sur les famines.
Ça me donne bien le droit de ne pas changer la litière, non?
A la prochaine!
xx
vendredi 7 septembre 2007
Plain stupide couture
Je vous met au défi de passer vos journées à l'université dans des classes de perfectionnistes qui sont majoritairement soit mince ou carrément maigre sans vous trouver un peu plus énorme dans le miroir. Difficile (mais formateur!).
Et il n'y a pas que les filles pour me donner des complexes. Il y a les yeux des quelques gars de mes cours qui regardent autour d'eux comme s'ils étaient dans la caverne d'ali baba. Moi, je suis invisible et en plus, je vis avec l'impression d'être incroyablement vieille avec mes 25 années de vie. Et négligée: c'est que je trouve parfaitement acceptable de ne pas mettre 4 couches de fond de teint (en fait, de ne pas me maquiller du tout), de me faire une queue de cheval et de mettre mes vieilles running shoes pour aller à l'école. (Je serais trop angoissée de sortir avec un sac à main, des lunettes et des vêtements qui coutent plus que mon budget alimentaire mensuel, voire annuel. Je perds mes clés toutes les semaines alors imaginez ce que je ferais de ces trucs inutiles...)
Alors pour conséquence, je suis invisible même si je pèse probablement autant que les 5 plus minces de ma classe réunies. Bon, qui voudrait de toute façon être vue par des filles qui ne parlent que de garçons mais surtout, par des garçons qui osent porter ces affreux T-Shirt:

Le logo, bien visible, est une fille avec les petites culottes aux chevilles.
Peut-être est-ce là une preuve que je vieillis et que je deviens une vieille désagréable qui ne comprends pas mes cadets mais je dois l'avouer, j'aurais envie d'avoir une cane pour frapper le crâne des males qui osent s'afficher avec ce logo. Tant qu'aux filles qui se tapissent de ce logo infame, ce sont des cas désespérés.
Depuis qu'un blog (désolée, je ne me souviens plus lequel, si l'auteur se reconnait, qu'il s'affiche afin que je signale à tous à qui je dois cet accès d'indignation) m'a dirigé vers le site de la compagnie montréalaise (quelle honte pour ma ville, ma province et mon pays!), je fulmine encore plus.
Voici ce qu'on peut lire sur leur site Web.
"Plain Jane Couture propose des vêtements pour le genre de femmes que Hardip et Zoum apprécient - mignonnes, amusantes, pleines d'esprit et provocantes. Le genre de femmes qui revêtent une paire de jeans et un t-shirt ou une robe ligne à bretelles et paraissent à leur avantage. Des femmes qui détiennent la nouvelle voie du féminisme - fortes et confiantes mais qui ne craignent pas d'être féminines et attirantes. L'image de cette femme est la muse de Hardip et Zoum -selon les concepteurs, JANE, ne peut être que Jane - celle apparaissant sur le logo qui honore tous leurs vêtements. Jane porte ses dessous autour de ses chevilles et entend bien qu'ils y restent."
Je vous présente Jane, muse des concepteurs digne d'une Thinspiration de site ana qui entend bien garder ses culottes autout de ses chevilles pour prouver sa force de caractère et son allégeance au féminisme (je m'étouffe!)...

Sur cela, je ne parlerai pas des soutien gorges rembourrés pour fillette de 6 ans, je ne rajouterai rien, si ce n'est que je suis extrêmmement fière de ne pas être le genre de fille pour qui ces chers Hardip et Zoum conçoivent leurs guenilles.
jeudi 16 août 2007
Mika - Big Girl (You Are Beautiful)
C'est pas vrai, et beau, ça?
***
Matin d'examen pour moi.
Pour la première fois de ma vie, je suis préparée mentalement à me planter. Ça va changer de mes notes habituelles.
Celle qui aurait du étudier intensé ment hier a fait une belle crise de boulimie vomitive hier suite à son incapacité à gérer ses études, un coup de fil pas chouette et une enveloppe contenant des souvenirs difficiles...
Le s... d'i... m'a vraiment rendue malade jusqu'au milieu de la nuit. Je ne m'étais encore jamais rendue aussi malade que ça. J'ai même vomi un peu de sang et me suis fait vraiment peur. J'ai eu amplement de temps pour me promettre de ne jamais plus recommencer, la tête appuyée sur le robinet entre 2 spasmes stomachaux douloureux sur un estomac vide depuis des heures. C'est une bonne chose considérant que c'est une rechute peut-être necessaire pour arrêter une fois pour toute.
Désolée aux coeur sensibles mais c'est peut-être une bonne chose de montrer la boulimie sous son vrai jour si quelqun de tentée par ces conneries venait à passer ici. Ça a quelque chose de l'automutilation, de la pénitence et c'est loin d'être classe. Je me retrouve pendant des heures en contact étroit avec ma vomissure à suer et à me vider de tous mes fluides, larmes comprises. J'ai de la chance, pour moi, c'est très très épisodique. J'ai commencé sur le tard après un événement assez traumatisant et malheureusement, j'avais toutes les connaissances médicales pour faire ça dans la totale. Heureusement aussi, j'avais toutes les connaissances pour me raisonner la plupart du temps.
Je ne peux pas faire autrement qu'être déçue de moi même. Je me suis débarassée de toutes mes petites bouteilles de s.i. pour être sure de pouvoir poser un instant de réflexion entre une grosse orgie de bouffe et la petite bouteille du diable.
Je n'en ai jamais vraiment parlé si ouvertement avant cette crise.
Donc ce matin, je suis épuisée mais j'assume et considère que la journée d'hier à été assez difficile sans m'autoflageller aujourd'hui. Je retourne étudier et vais faire de mon mieux dans les circonstances.
Je reviendrai mettre la recette des fondants et répondre à vos gentils commentaire lorsque je me serai débarrassé de cet examen. Je ne suis pas prête mais vu mes autres notes, j'ai besoin de 25% pour passer.
C'est peut-être faisable.
mercredi 15 août 2007
Nouvelles brèves
J'en ai marre d'étudier mais il aurait fallu se décider avant et ne pas changer d'orientation 150 000 fois. J'ai bien hâte d'être minimalement utile à la race humaine, de travailler avec MSF ou Care ou les amérindiens du Nord et de faire des descendants... Des rêves tout simples mais si compliqués à concilier. Et mon amoureux qui passe sa licence de pilote pro bientôt... Idéalement, nous feront des transports humanitaires de malades mais ces postes là ne courrent pas les banques d'emploi. Au pire, on trouvera autre chose et rien ne nous empêchera d'être heureux. On a déjà une belle situation et on est assez fou pour souhaiter pour l'avenir la précarité d'un travail de coopérant.
En attendant, la vie a ses impératifs: j'ai un examen demain, j'ai faim et il n'y a rien de bon dans le frigo. Alors je me bouge.
dimanche 12 août 2007
L'envie de manger
Quand finalement j'étudie, je m'emmerde à mourrir. Je fais quelques cours de sciences sans aucun rapport avec mon orientation et pour lesquels je n'ai absolument aucun intéret. Et l'ennui, ça me donne envie de manger.
Mais je connais la chanson. Je sais que je n'ai pas faim et que cette nourriture ne m'apportera que de la culpabilité. Et la culpabilité, ça me donne envie de manger.
Et tout ça n'a dans le fond aucun rapport avec la nourriture ou avec les besoins de mon corps. Je m'ennuie, j'ai de la pression, je ne suis pas heureuse de ma journée, je ne suis pas fière de procrastiner, je voudrais être ailleurs, faire autre chose. Et mon cerveau fait un drole de lien entre manger et se sauver des obligations, de la perfection et du reste. Le monde de la compulsion, c'est un petit monde juste à moi. C'est un monde ou dans l'instant, rien d'autre n'existe que moi qui me remplis. Mais on finit toujours par redescendre dans le monde de tout le monde et le choc des civilisations est brutal: on se déteste d'être encore parti, d'avoir encore été dans un monde irréel.
Mais je ne pars pas. Je suis devenue assez grande pour choisir mes destinations voyage et j'ai tellement fait le tour de ce pays qu'il ne me console plus.
Réfléchir et l'écrire, ça me permet de relativiser l'envie de manger.
Je n'ai pas faim. Je mangerai plus tard au pays de tout le monde, quand j'aurai faim.
lundi 6 août 2007
Études, perfectionnisme et motivation.
Pourtant, je suis en retard, l'examen est dans une semaine et demi et je suis de celles qui ont une moyenne de 95%. Je suis aussi de celles qui préfèrent abandonner un cours que de supporter la peur de l'échec. Mais là, il est trop tard pour ça.
Et j'angoisse.
Si je ne peux pas avoir 95%, je préfère avoir 50% en sachant que je n'ai rien foutu et choisissant de ne rien foutre et de saboter. Pour moi il n'y a rien entre la perfection et la déchéance. Et c'est stupide de penser comme ça.
Ça fait trois jours que je me dis qu'il faut que je m'y mette sérieusement. Rien qu'a ouvrir mes cahiers, j'ai envie de pleurer. Je ne pourrai jamais être prête vu tout ce que je ne comprends pas. A chaques cours, je me sens plus perdue et décalée. Je n'y arriverai pas.
Vous me direz quel rapport avec ce blog? Peut-être aucun, peut-être que j'ai juste envie de parler de ça.
Mais il y a aussi certaines traits de moi qui reviennent.
Le perfectionnisme. Le tout ou rien. Je suis comme ça dans tout, y compris ma façon de m'alimenter. Ça me saute à la figure. Et ça ne m'amuse plus.
De quoi j'ai peur? Je ne sais pas trop. Toute ma vie, je me suis toujours valorisée du fait d'être intelligente, de réussir facilement. Juste le fait de devoir bûcher sur un cours comme présentement, ça accroche mon égo. Il ne faut pas le voir comme le fait que je me pense meilleure que les autres. C'est plutot le contraire. Pendant toute mon enfance et mon adolescence, c'est la seule qualité sur laquelle j'ai pu miser et c'était bien insuffisant. Et ma mère, très différente de moi, me disait souvent que ça ne me donnerait rien dans la vie d'être intelligente, que personne ne m'aimerait pour ça. Que je ne trouverais jamais quelqun pour m'aimer aussi.
Mais elle avait tord la dessus comme sur tant de choses.
C'est débile, mais j'ai souvent peur que mon amoureux me respecte moins et en vienne à moins m'aimer si je coule un cours. Ou si je rate quoi que ce soit. Probablement parce que je base mon respect personnel de moi même sur ma réussite. Mais pas lui.
Il croit que j'ai étudié non-stop toute la semaine dernière alors que j'ai passé la majorité de mon temps à tourner en rond et à procrastiner à la maison. J'ai honte mais c'est fait. Et la, je continue a faire la même chose.
Chaque fois que j'ouvre mon livre, j'ai l'impression que toute la pression du monde me tombe sur les épaules.
Un cours et je suis sur le bord de la crise de nerf, tout ça parce que je ne supporte pas d'être en retard. Je peux avoir 5 cours, si je travaille comme une dingue, ça ne me stresse pas outre mesure. J'ai juste besoin de me sentir en contrôle. C'est viscéral ou alors j'ai l'impression que mon monde s'écroule.
Va falloir que ça change parce que j'ai une énorme session qui arrive à l'automne avec les 2 matières que je maitrise le moins et 3 autres cours plus faciles mais à travailler quand même.
Je me roulerais en petite boule et dormirais jusqu'a la retraite.
Et en plus, je m'efforce de ne pas manger ce stress. Ja vais devenir dingue.
Grandir, c'est trop difficile parfois.
Maintenant, on va relativiser un peu. J'ai une cote R superbe et j'ai eu 98% à l'intra qui valait 35% de la session. Et ça ne prends que 50 pour passer ce cours. J'ai donc besoin de 25% à l'examen final pour passer. Je devrais pouvoir arriver à l'avoir si je me met à travailler maintenant.
Personne ne va mourrir si je n'ai pas 90%.
Allez, on refoule les larmes et au boulot.
Je n'alimenterai peut-être plus ce blog jusqu'a jeudi le 16... Je vais tenter d'étudier sereinement jusqu'a l'examen. J'ai juste hate que ça soit terminé.
jeudi 2 août 2007
Down
Écouter sa faim, c'est être dans un chemin ou peu de gens peuvent nous conseiller vraiment. Je me demande parfois si je fais bien ou pas. Je me sens bien, c'est sur, mais j'ai de moins en moins d'appétit, je le ressent moins que les premières semaines et je me demande bien pourquoi. Mon copain trouve aussi que je ne mange pas beaucoup mais je n'ai pas faim ces jours ci. Ça m'inquiète un peu aussi. C'est peut-être la chaleur...
Du coup même sans avoir faim et même sans avoir envie de manger, je me dis qu'il faudrait bien que je mange un peu plus. Et ça me stresse tout ça. Et le perfectionnisme qui se repointe le bout du nez...
On m'a tellement fait peur en me disant que si j'ai faim, mon métabolisme va se mettre en mode famine et emmagasinage et que ce sera quasi irréversible! C'est avec cette peur de mettre les bases à regrossir que j'affronte maintenant que j'ai évité de m'affamer trop toute ma vie ou de dépasser certaines limites. Oui, je suis étrange, ce qui m'effraie le plus, c'est de ne pas manger assez et de grossir ensuite.
Ce que j'aime de ma nouvelle façon de manger, c'est de pouvoir m'écouter mais si mon corps arrête de me parler, ça ira mal...
Peut-être suis-je moins attentive?
J'ai devant moi 4 jours intensifs d'études et de stress, seule à la maison avec mon ami le frigo. Je ne suis pas très bonne à négocier avec ces deux la en meme temps. J'aurais envie de reprendre les conseils de Mangez! et de les faire dans l'ordre cette fois, question de bien apprivoiser là ou ça accroche. Mais voilà, le livre doit être dans les boites de déménagement qui ne sont pas encore défaites (la aussi y'a du boulot!).
Je vais me contenter de redémarer l'horloge, de prendre un bon déjeuner demain matin, d'aller étudier et d'attendre la faim.
On verra bien dans quelques jours si tout est redevenu comme avant.
dimanche 29 juillet 2007
Chimie organique
Maudite science qui m'empêche de voir tout le soleil que je voudrais, qui m'enlève du temps pour le sport, qui me laisse à peiner devant mes cahiers écrits en chinois, qui me rends dingue...
Je n'ai pas faim. Je m'ennuie et me retrouve tous les 10 minutes devant le frigo. Mon esprit cherche une porte de sortie et ne fait pas la différence entre la porte d'entrée et la porte blanche qui garde mes vivres, ce nul.
Quel horreur que de devoir s'occupper l'esprit avec quelque chose que mon esprit ne supporte pas. Les mécanismes de réaction organiques déboulonnent mes neurones et créent probablement de milliards de radicaux libres dans mon corps.
Ajoutons-y le stress de ne pas avancer assez vite: retour au frigo.
J'ai envie de faire entrer le plaisir et la légèreté en moi mais les fraises tagada rapportées de France ont perdu leur pouvoir. En manger mille n'aidera pas. Mais parfois, j'essaie quand même, juste pour voir.
Devant les cahiers, tout plaisir est mort. Il faut faire une femme de moi et affronter la vie comme elle est parfois: difficile, ennuyante et necessaire.
Vivement la fin de ce maudit cours... pour mieux me mettre à la physique et au math qui m'horripilent tout autant.
Tant mieux, c'est l'occasion d'apprendre d'autres réponses que celle du frigo.

