mercredi 22 août 2007

Les grandes réflexions

Les derniers jours ont été les plus difficile de toute cette période de paix avec les aliments, je dois l'avouer. Il est si facile de retomber dans l'obsession.

Mais forte de mon expérience et de ma journée (oui, toute une journée au complet!) sans balance, je me crois capable d'explorer encore les sentiers de mon bien être.

Je dois avouer que j'ai un soucis en moins: je ne suis médicalement plus obèse. (Pour ceux qui ont suivi ce blog, vous savez à quel point je dévénère l'IMC...)

Et je répondrai à cette question sincère d'une amie auquelle je n'ai pas su bien expliquer ma pensée ce soir, et qui trouvais que j'avais maigris mais que j'avais surtout l'air heureuse et énergique: c'est quoi ton truc?

Pour ne plus être obèse, j'ai fait le contraire de ce que le monde médical me recommande. Je n'ai pas fait de sport, j'ai mangé tout ce qui pouvait bien me faire plaisir et je n'ai pris aucun médicament. Et je crois que c'était la seule façon pour moi de me sortir d'une spirale dans laquelle professionnelles, scientifiques, gourous du fitness et petits écrivain de régime pop débiles m'avaient poussées avec ma bénédiction et mon enthousiasme.

J'ai essayé de m'écouter moi, et moi, c'est un tout: mon corps, mes envies, mes faiblesses, mes problèmes alimentaires, ma personnalité, mes plaisirs, ma gourmandise, ce que je n'aime pas, mes complexes. Tout est relié. C'est complexe mais je ne peux pas vivre bien avec la nourriture sans être bien avec moi même.

Au cours des jours, j'apprends des choses qui me rendent la vie plus agréable.

Il était necessaire d'exagérer sur le gras trans et le sucre pour un temps. Ces aliments sont maintenant pour moi comme les autres et ont leur juste place à ma table, au fil de mes envies.

Il était aussi necessaire de m'éloigner du gym, ou je me suis autoflagellé pendant des années, pour repenser ma relation au sport.

Je dois bien avouer que ces jours ci, je redécouvre de façon saine et sans obsession des conseils de santé que j'ai trop souvent pris comme le mot de Dieu. Et cette fois, ce n'est pas pour maigrir. C'est parce que dans toutes les conneries qui se disent, certaines font du sens et certaines me conviennent.

Je ne suis pas de celle qui vous encouragerai à faire du sport parce que ça brûle vos méchantes méchantes graisses. Mais je vous dirai que le sport me fait du bien, m'énergise, me défoule et me reconnecte avec mon corps. Et je reconnais mieux la faim et la satiété après m'être bougée. Pourtant, c'est fini le temps ou j'allais tous les jours au gym comme si c'était une question de vie et de mort, motivée par la haine de moi même.

Je ne vous dirai pas de manger vos fruits et vos légumes et de réduire les graisses. Pourtant, je remarque que mon corps et ma tête ont envie de délicieux fruits et que les gros dessert tout les soirs, ça fini par me peser sur le foie. Naturellement en m'enlevant les saint commandements diététiques de la tête, mon corps prends le dessus et sait mieux que personne ce dont il a besoin. L'envie des patisseries se fait de moins en moins pressant car je peux en manger tant que j'en veux mais c'est un aliment dense qui m'enlève de l'appétit pour autre chose que j'ai aussi envie de manger. Mais quand j'en ai envie, j'en mange sans aucun regret.

Ce que je dirais à toute personne qui veut vivre en paix avec son corps et le monde, c'est de laisser parler les experts pour ceux qui veulent bien les écouter même si les résultats ne sont pas là. Je décide pour moi même ce que je sens qui me fait du bien.

A force de faire des recommendations aux gens et de leur dire quoi faire, on dérègle l'instinct, le feeling qui communique à la tête et aux sentiments ce que le corps veut.

Je me rapproche de plus en plus d'habitude de vie qui, sans que je le veuille, ressemblent un peu à ce que les pubs de santé Canada et les discours santé préconisent, mais dans un tout autre état d'esprit. C'est mon corps qui commande. Et pour cela, il a du expérimenter la vaste gamme de ce que les aliments lui font ressentir, en toute liberté.

Je crois que si on m'avait appris plutôt à m'écouter plutot que de m'avoir fait la morale et mis de la pression de résultat, j'aurais passé quelques années mieux dans ma tête et mon corps aurait suivi.

On traite le surplus de poids et l'obésité comme un problème physique mais je crois que c'est largement dans la tête que ça se passe. En l'oubliant, les professionnels de la santé et les campagnes de santé publique empirent gravement le problème.

J'ai envie de crier ça sur les toits depuis que je le sais. Et j'en suis convaincue de tout mon être. Mais malheureusement, c'est plus difficile à résumer et à expliquer qu'un régime aux melons ou aux protéines. Et les bénéfices ne se mesures pas qu'en livres ou en kilos. Quand on découvre qu'on peut s'aimer comme on est, c'est toute la vie qui s'éclaire.

Je n'ai pas encore l'impression d'arriver à traduire ce que je pense mais qui malheureusement ne se résume pas simplement. Je dirais que pour maigrir, il faut grandir et prendre plus de place en soi. Alors on sera ce que l'on est, rien de plus, rien de moins, et ce sera bien ainsi.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

j'aime ta façon de voir, c'est vrai que le poids c'est d'abord dans la tete ,moi je sais pourquoi j'ai grossie et pourquoi je n'ai pas vraiment envie de maigrir .c'est une façon de se defendre .mais en te lisant en vous lisant toute je sais que je peux me defendre autrement maintenant!amicalment
misstic

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Vertige a dit…

Bonjour!

Tu as bien raison. Je crois qu'on ne peux pas maigrir durablement tant qu'on a pas comprs pourquoi on a grossis et ce que ça nous apporte.

Ce n'est pas une obligation de maigrir! Il vaut mieux travailler sur les causes profondes, le reste viendra ensuite.

Bonne chance Misstic!

Anonyme a dit…

J'ai les larmes aux yeux en te lisant... sincèrement! ça me rejoint vraiment...